Achat de l’hélicoptère Ty-Abc au Bénin: Un véritable scandale financier

Achat de l’hélicoptère Ty-Abc au Bénin: Un véritable scandale financier

La Maison des médias de Cotonou a servi de cadre le vendredi 14 juillet 2017, à la présentation des investigations de deux journalistes. L’exposé qui retient notre attention est relatif au thème : « Achat, utilisation, et crash de l’hélicoptère Ty-Abc : les dessous d’un scandale à multiples facettes ».

Hélicoptère Ty-Abc de la Sobeh : Les dessous d’un scandale à multiples facettes (partie 1)

L’enquête parue dans la nouvelle Tribune du 06 Juillet 2017 a révélé que l’argent issu des blocs offshore et on shore, destiné à la construction d’infrastructures dans les zones d’exploitation et à financer les œuvres sociales, a été détourné. Et c’est à cette conférence que l’information a été rendue publique.

«Je suis convaincu que notre pays a du pétrole. Le Bénin n’est pas maudit. Si le Nigéria, le Ghana, la Côte d’ivoire ont tous trouvé du pétrole, il n’y a pas de raison qu’on n’en trouve pas ».

Cette déclaration rapportée par Marcel Zoumènou, rédacteur en chef du quotidien ‘’La Nouvelle Tribune’’, est celle de l’ancien président du Bénin. C’était le vendredi 14 juillet 2017, à la Maison des médias de Cotonou, lors d’une conférence de presse. Le président d’alors a aussitôt mis cette volonté en application, en créant en 2013 la Société béninoise des hydrocarbures (Sobeh). Commence ainsi la mafia financière.

Des contacts ont été pris à l’extérieur avec plusieurs firmes pétrolières, pour signer avec elles des contrats d’exploitation et d’exploration des différents blocs offshore et on shore du pays. De ces contrats, l’Etat béninois percevait de l’argent a fait savoir le journaliste. Selon les normes, poursuit-il, l’Etat à qui appartiennent les blocs perçoit des bonus de signature.

« Cet argent est utilisé généralement pour contribuer au budget, construire des infrastructures dans les zones d’exploitation, financer les œuvres sociales et la formation des agents qui interviennent dans le secteur », a fait observer Marcel Zoumènou.

Une mafia organisée

Au Bénin, argue-t-il, on a dérogé à cette règle puisque c’est avec le bonus de signature avec la firme « Hunt Oil », une firme pétrolière basée aux Etats-Unis et au Canada, que l’hélicoptère Agusta immatriculé Ty-Abc a été acheté courant février 2014. De plus, tout a été géré dans l’informel a laissé entendre le rédacteur en chef de la ‘’La Nouvelle Tribune’’. Pour preuve, l’argent a transité directement des caisses de Hunt Oil vers celles de la société italienne Agusta westland, basée à Milan à l’en croire. Mais jusqu’à nos jours, s’offusque-t-il, aucune suite n’est donnée à cette affaire.

Raisons de l’achat de l’hélicoptère

Expliquant les raisons qui sous-tendent l’achat de cet hélicoptère par la Sobeh, il a indiqué qu’eu égard la facture salée qui découlait du déplacement des agents des firmes pétrolières sur les plateformes portuaires pour les opérations de recherche, ladite société a décidé d’en acquérir un. Aussi, soutient-il, l’appareil a été acheté pour être mis en location à des firmes étrangères, afin de gagner de l’argent. Le président de l’Union des professionnels des médias (Upmb), Franck Kpochémè, s’est réjoui de la qualité des investigations faites avant d’inviter la Maison des médias à perpétuer cette initiative afin d’avoir des médias plus professionnels. L’hélicoptère Ty-Abc a coûté 11 994 275 Euros, soit plus de 7 milliards 856 millions, 250 milles 125 francs CFA. En plus du coût d’achat, le montant total des frais liés au transport, aux publications techniques, aux pièces de rechange et matériel de soutien au sol, etc., est de 13 946 075 Euros, soit plus de 9 milliards 134 millions, 679 milles 125 francs CFA. Le total rocambolesque de ces dépenses pour un seul hélicoptère, s’élevant donc à plus de DIX SEPT MILLIARDS DE CFCA. En plus de cette présentation, une autre a été faite sur le thème : « Corruption dans les établissements privés d’enseignement supérieur au Bénin ». Ces enquêtes ont été réalisées grâce au soutien financier d’Open Society initiative for west Africa (Osiwa)

Commentaires

Commentaires du site 5
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    OLLA OUMAR 4 mois

    Vous qui parlez de l’interpellation de boni yayi là, venez seulement l’interpeller si vous êtes garçons

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    Jean 4 mois

    Boni Yayi doit être interpellé.

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    Tundé 4 mois

    Yayi Boni ne doit pas être en liberté ! !!!

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    FRANCK M MAKON 4 mois

    IL FAUT LIMITER LES INVESTIGATIONS ET SIMPLEMENT METTRE SOUS VERROUX YAYI BONI EN INTERDISANT A SA FEMME ET SES 5 ENFANTS DE LUI RENDRE VISITE .
    INTERDICTION AUSSI A MAMAN YAYI SA PREMIERE EPOUSE BASEE A PORTO NOVO DE LUI RENDRE VISITE.