Bénin: Colbert Dossa peint la réalité précaire des ‘’vacataires’’

Bénin: Colbert Dossa peint la réalité précaire des  ‘’vacataires’’

Le champ de la littérature béninoise vient d’être enrichi d’un nouveau né : ’’Errances dans nos sables mouvants’’. C’est le nouveau recueil de nouvelles qui vient de paraitre.

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Après avoir exercé plusieurs années avec beaucoup de mésaventures dans l’enseignement officieux  appelé vacation au Bénin, Colbert Tagnégnon Dossa a écrit un recueil de nouvelles intitulé ‘’Errances dans nos sables mouvants’’, où à travers sa propre vie, il  raconte les précarités de sa corporation ainsi que quelques travers de notre société. Le livre a été présenté ce samedi 16 septembre 2017 au centre Artistik Africa de Cotonou, devant un monde amoureux de belles lettres, des amis et parents de l’auteur.

Paru aux éditions ‘’Les Editions Plurielles’’ à Cotonou en cette année 2017, ‘’Errances dans nos sables mouvants ‘’ est une œuvre écrite en 144 pages. Composé de 10 nouvelles au total, le livre est structuré en deux parties de 5 nouvelles chacune, dont la première est intitulée ‘’Les funambules de la famille’’ et la seconde ‘’les relents de nos sueurs d’aisselles’’.

La première partie à en croire Richard Gbété, doctorant au département des Lettres Modernes à l’Université d’Abomey-Calavi qui a présenté l’ouvrage au public, est constituée de 5 longues nouvelles classiques. Autofictionnelles, ces nouvelles sont consacrées à la vie professionnelle précaire d’enseignant vacataire de l’auteur Colbert Tatchégnon Dossa, que lui-même appelle les ‘’Funambules de la famille‘’. Il y mêle à la fois la réalité précaire de sa propre vie d’enseignant vacataire, et de la fiction.

« Je vous ferai promener dans ma vie, dans nos vie (…). Si elles vous ressemblent, elles me ressemblent », écrit-il dans son avant-propos à la page 13 du livre.

Selon Richard Gbété, les nouvelles décrivent les vices de notre société à travers des thèmes comme « la recherche du gain facile par les jeunes, la corruption affective en milieu scolaire, et les pratiques mystiques ». Par exemple, l’auteur a abordé dans la nouvelle ‘’Si jamais ça s’abime‘’, relatif aux braquages de motos fréquents dans nos villes.

Aussi, a-t-il à travers la nouvelle titrée ‘’la nuit c’est la nuit’’, décrit les nuisances  que peuvent engendrer des pratiques spirituelles. Richard Gbété a ensuite informé le public présent à la cérémonie que l’écriture de son œuvre est simple et accessible. Les amoureux de la lecture devraient se procurer ‘’Errances dans nos sables mouvants’’, pour en juger des délices

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