Bénin : La Cstb condamne les privatisations sauvages des sociétés d’Etat

Bénin : La Cstb condamne les privatisations sauvages des sociétés d’Etat

Les participants ont profité de ces assises pour écrire une motion à propos de la privatisation des secteurs stratégiques de l’économie nationale et de la santé, sous le régime Talon (l’eau, la communication, l’énergie etc.).

Bénin : La Cstb recommande l’intensification des luttes syndicales

La confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), a tenu son 5e congrès ordinaire le vendredi 08 septembre 2017.Les congressistes ont  demandé aux travailleurs de tous les secteurs et au peuple entier, de se mobiliser pour arrêter ces privatisations sauvages.

Motion à propos de la privatisation tous azimuts des secteurs stratégiques de l’économie et de la santé

Considérant que :

1-  Depuis la conférence nationale, il a été réaffirmé l’interdiction de privatiser les secteurs stratégiques et vitaux de l’économie nationale sous quelque   prétexte que ce soit, à savoir : les secteurs de la santé, de l’eau, de l’énergie, de la communication, des mines, les secteurs maritime et agricole, etc. …

2- Il en est ainsi parce qu’il s’agit de secteurs névralgiques de l’économie nationale et de la vie de notre peuple ;

3- Malgré cette interdiction, le Président Patrice TALON depuis son arrivée au pouvoir en avril 2016, a fait l’option du « tout privé et de l’Etat minimum » sous le prétexte fallacieux que l’Etat est mauvais gestionnaire ;

4- Ce choix politique d’accaparement et de privatisation à outrance au profit du Président Patrice TALON et son clan, se traduit par la désarticulation et la privatisation sauvage de toutes les entreprises publiques et parapubliques : OCBN, SBEE, SONEB, SONAPRA,  ONS, ONASA, CNHU, HOMEL, Hôpitaux de zone, Bénin-Télécom, etc. … sous des vocables aussi divers que variés (privatisation ; mise en concession ; affermage, gestion déléguée, etc. …)

5- Cette privatisation sauvage s’accompagne de licenciements massifs de travailleurs abandonnés à leur sort.

Les délégués au 5ème congrès ordinaire de la CSTB :

Dénoncent cette politique de «  tout privé et de l’Etat minimum » caractéristique du gouvernement de la rupture.

Condamnent ladite politique qui met des mères et des pères de famille dans la rue et dans la désolation au mépris de leurs droits et des textes en vigueur reconnus aussi bien au plan national qu’international.

Lancent un appel pressant aux militants de la CSTB, aux travailleurs de tous les secteurs et au peuple tout entier à se mobiliser comme un seul homme pour :

1- Arrêter ces privatisations sauvages tous azimuts des secteurs vitaux et stratégiques de notre économie qui font du Bénin une entreprise privée au profit du chef de l’Etat et de son clan.

2- Exiger sans conditions le retour des sociétés privatisées dans le patrimoine de l’Etat.

Fait à Cotonou, le 08 septembre 2017
Le 5ème congrès ordinaire

Commentaires

Commentaires du site 5
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    Totchénagnon 2 mois

    La privatisation en elle même n’est pas le problème, car il ne suffit pas de clamer que des secteurs doivent rester dans le giron de l’État. Voyez-vous, jusqu’aux années 2000, avoir le téléphone filaire chez soi était un luxe. Avec l’avènement de Libercom, nous avions accédé aux mobiles aux coûts exorbitants de 150 000, 75 000 puis 25 000 F CFA. S’abonner à un sms était la croix et la bannière. Il fallait longtemps s’aligner devant le hall des arts pour voir son compte réactivé pour faire du sms. Lorsque les privés sont arrivés dans le secteur, non seulement que les coûts d’accès aux services ont baissé, mais il existe aujourd’hui un pléthore de service dont l’internet sur mobile. Pourquoi Libercom n’a-t-il pas ce service depuis des lustres ?

    Ainsi, comme je le disais-je, le problème posé ici ne devrait pas être la privatisation en elle même, mais les conditions dans lesquelles cette privatisation se passe. C’est l’opacité dans laquelle les cessions se font et ce sont des sociétés écran du président qui rachètent les mêmes structures privatisées qui posent problème et c’est cela qui devra être dénoncé. Tout le peuple devrait se soulever contre cela.

    Au demeurant, dans les banques, les sociétés de télécommunication et autres, ce ne sont-ils pas nos frères béninois qui y travaillent depuis 20 ans déjà ? Soyons d’accord sur une chose, l’État est un mauvais GESTIONNAIRE !!!!

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      aziz 2 mois

      En dehors des secteurs stratégiques…un état normal…n’a rien avoir avec les sociétés..et les structures

      Le role de l’état…c’est de créer les conditions optimales,pour que chacun,ou un groupe de personnes qui le souhaitent…créent de la richesse…en payant les droits et taxes..en fonctions de leur activité..

      Bien entendu…avec une justice juste…pour réguler et faire appliquer les lois

      C’est prouvé…que l’état et ses fonctionnaires…ne sont pas des gestionnaires

      Moi je suis un libéral…pur et dur…en toute chose

      Seul dans le libéralisme…l’homme est capable de donner le meilleur de lui meme

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    Joeleplombier 2 mois

    Trêve de plaisanterie. Ce ne sont pas des assises et des déclarations tout azimut qui changeront la donne; qui arrêtera la casse du tissu social par le gouvernement, les privatisations et autres.
    Remarquez que dans ce pays au temps de la gouvernance Yayi; l’opposition existait, les syndicats puissants et la mobilisation générale.
    Que constatons -nous aujourd’hui ; la classe politique dans son ensemble rangée derrière le président.
    La cupidité étant la raison fondamentale.
    Dans un pays qui fonctionne presque comme au temps du bolchevisme Soviétique ; comment voulez-vous qu’il en soit autrement.
    La force de l’argent a malheureusement pris le dessus sur les intérêts de la nation, de la patrie.
    Talon est devenu un Dieu vivant. Ses sujets; le Benin et les Béninois.
    Vous aurez encore plus de temps pour vos lamentations.
    Malheureusement.