Hommages à feue Marcelline Aboh : Emmanuel Zossou salue la mémoire d’une gloire

Hommages à feue Marcelline Aboh : Emmanuel Zossou salue la mémoire d’une gloire

Décédée il y a quelques semaines, l’artiste émérite de renommée glorieuse, feue Marcelline Aboh dite « Détin bonsoir », a été inhumée le samedi dernier dans sa dernière demeure à Porto-Novo. Plusieurs personnalités de notre pays ont fait le déplacement pour lui rendre un dernier hommage.

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C’est l’esplanade de l’Assemblée nationale qui a servi de cadre à la cérémonie d’hommages à l’illustre artiste disparue. Plusieurs personnalités et autorités administratives ont fait le déplacement, dont le maire de la ville capitale Emmanuel Zossou, le Secrétaire général du Ministère du tourisme et de la culture, représentant du Ministre du tourisme et de la Culture empêché, sans oublier les artistes, toutes catégories confondues.

« Je suis ici pour saluer au nom de la ville de Porto-Novo, la mémoire d’une gloire de notre pays ; la mémoire de celle qui a choisi l’art pour éduquer. Je ne suis pas venu seulement porter témoignage d’une artiste remarquable, mais aussi évoquer la vie et l’œuvre d’une grande dame, d’une sœur et d’une maman… », a déclaré le maire Emmanuel Zossou dans son oraison funèbre.

Pour l’autorité municipale, Maman « Détin Bonsoir » a de toute sa vie, semé la joie dans les cœurs, et l’on ne lui fera que du bien en l’accompagnant dans la joie sur sa route vers le père céleste. Il n’a pas manqué de parler de ses nombreuses œuvres.

« Elle a laissé l’œuvre qui survit, l’œuvre vivante qui gagne en force, à chaque lever du soleil », a précisé le maire de Porto-Novo.

Marcelline Aboh en quelques lignes

Née en 1940, Marcelline Aboh née Akinocho a fait ses premiers pas au quartier Kpokomey. Après l’école primaire et secondaire, elle s’est consacrée à sa vie conjugale. Protestante méthodiste de confession, Marcelline Aboh s’est engagée très tôt dans les mouvements associatifs, où elle s’est dévouée pour les causes sociales et caritatives. En 1981, elle crée avec la regrettée Grâce Dotou et les femmes de l’église protestante du Bénin, la célèbre troupe théâtrale « Qui dit mieux », qui s’est illustrée par ses bons conseils pour les jeunes couples. Dix ans plus tard, en 1991, elle crée la troupe théâtrale « Les échos de la Capitale », avec laquelle elle a donné un nouveau visage au théâtre populaire dans notre pays. Ces femmes déguisées en hommes ont fait objet de grande curiosité de plus d’un, drainant des foules aux différents espaces culturels.

Elle n’a pas manqué de faire une incursion dans le monde cinématographique béninois, en jouant comme comédienne et actrice dans plusieurs films, dont notamment « TchaAlinfin », « Tangni Pompi » et la série « Abèni ».

Commentaires

Commentaires du site 1
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    Totchénagnon 4 semaines

    Elle est l’illustration que l’Afrique dispose de ses stars. Imaginez ce que serait cette dame si elle avait été instruite. Salut l’artiste.