Arrêt de rigueur de Patrice Trèkpo : Au-delà de la sanction, les récriminations demeurent

Arrêt de rigueur de Patrice Trèkpo : Au-delà de la sanction, les récriminations demeurent

Après le parc de la Pendjari : Le parc national du W sur le point d’être cédé à Apn

Le capitaine Patrice Trèkpo, secrétaire général par intérim du syndicat des eaux, forêts et chasse (Syna-Efc), a écopé d’un arrêt de rigueur de 45 jours qui a été prolongé à 60 jours, pour manquement à la discipline militaire, à cause de son passage sur Golfe télévision pour dénoncer certains faits liés à sa corporation. Mais jusqu’à ce jour, le gouvernement après la sanction n’a encore rien dit sur les récriminations du SgSyna-Efc.

Le secrétaire général par intérim du syndicat des eaux, forêts et chasse (Syna-Efc), Patrice Trèkpo, est mis aux arrêts de rigueur depuis le 05 septembre 2017. Cet agent forestier a écopé de cette sanction pour manquement à la discipline militaire dans ses révélations lors de son passage sur Golfe Tv. Un passage au cours duquel le disciple de saint Hubert a dénoncé les mauvaises conditions de travail et de vie du personnel de l’administration forestière, l’attribution de la gestion des Parcs W et Pendjari à une Ong étrangère, le manque de moyens roulants pour effectuer les missions de patrouille et de sécurisation des forêts, la vétusté des locaux des services déconcentrés de l’administration des eaux, forêts et chasse, le retard de la mise en application de la loi n°2015-20 du 19 juin 2015, portant statut spécial des forces de sécurité publiques et assimilés, ses décrets d’application, etc.

Quelques jours après, le gouvernement par l’intermédiaire du directeur général des eaux, forêts et chasse et le directeur administratif et financier (Daf) du ministère du cadre de vie et du développement durable, ont tenté de dire leur part de vérité dans cette affaire sans convaincre. Le capitaine Patrice Trèkpo a certainement fait preuve de manquement à la discipline militaire. Mais il faut reconnaître que les récriminations faites ne sont pas sans fondement. A l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire du dimanche dernier, Alain Komlan Cakpo Alain, secrétaire général du Synforb et ses camarades, ont réitéré l’intégralité des préoccupations abordées par leur collègue, pour lesquelles aucun démenti sérieux n’est apporté jusqu’à ce jour par les autorités, à en croire leur communiqué final de l’Ag extraordinaire.

Mieux, ils ont fustigé les mauvaises conditions de

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Commentaires

Commentaires du site 9
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    Tchite' 2 mois

    Chers amis, c’est embarrassant de vivre la realite’ de la mauvaise gestion au Benin. Il faut qu’on se regarde vite dans le mirroir pour nous dire certaines verite’s, puis changer ces mauvaises habitudes et mauvaises mentalite’s avant qu’il ne soit trop tard. Car ceux qui n’ont pas ces ressources dans leurs pays, mais qui ont de bonnes idees et d’ambitions nous volent tout, et transforment nos compatriotes et freres Africains en serviteurs sur leur propres terres. L’esclavage est maintenant economique.

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    GbetoMagnon 2 mois

    Je comprend mal le silence de l’Armée. Si le projet dans ses objectifs est louables, il n’en reste pas moins vrai qu’on a là l’attribution de prérogatives de corps auxiliaires de l’Armée (gardes-forestiers), à des privés.

    Qu’aurait donné une sélection, au sein du corps existant, pour les former ?

    On passe au privé ici.

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    Tchité 2 mois

    C’est une honte pour ce pays que tout soit ainsi bradé sous ce regime. Mais en même temps, il faut aussi reconnaitre que le Béninois en travaille contre l’avancement de son prochain, ainse indirectement travaillant contre lui-même sur le long terme sans s’en rendre compte.

    Ces secteurs (tourismen, park, espaces verts, faune, flore) dans des pays dignes de ce nom, sont gardés pour les locaux, même s’il y a des participations étrangère et des partenariats avec des étrangers à un certains pourcentage.

    C’est triste quand le Béninois ne voit pas plus loin que son ventre, sacrifiant aujourd’hui ce qu’il n’aura plus demain.

    Notre richesse numéro 1, c’est notre culture et nos réserves naturelles. (Il faudra travailler non seulement à les exploiter pour le Bénéfice des Béninois (surtout les villageois riverains), mais il faudra aussi inclure dans l’éducation, la protection de la nature pour que nos enfants s’approprient cette mission dès leur jeune âge.

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      SEGNI 2 mois

      Tchité, dis-moi ce que le béninois a géré de l’Etat qui a marché? le secteur eau, forêt et chassé a été bradé aux asiatiques au détriment des usines locales. Trékpo était où? Seule l’entreprise privée marche au Bénin. Bientôt tu parlera en bien de la gestion qui sera faite des parcs W et pendjari!

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        aziz 2 mois

        seigni…a oublié..de dire aussi…pour avoir un branchement téléphonique fixe…qu’il fallait graisser les pattes…

        Le veinard…!!!

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        Ca c’est vrai SEGNi. Il suffit de voir comment le pays est géré au sommet. Comme quoi le beninois n’a jamais reussi à gérer quoi que ce soit

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      Tchite' 2 mois

      Chers amis, c’est embarrassant de vivre la realite’ de la mauvaise gestion au Benin. Il faut qu’on se regarde vite dans le mirroir pour nous dire certaines verite’s, puis changer ces mauvaises habitudes et mauvaises mentalite’s avant qu’il ne soit trop tard. Car ceux qui n’ont pas ces ressources dans leurs pays, mais qui ont de bonnes idees et d’ambitions nous volent tout, et transforment nos compatriotes et freres Africains en serviteurs sur leur propres terres. L’esclavage est maintenant economique.

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