Invité sur « café média » dans la matinée du vendredi 20 octobre dernier, l’honorable Orden Alladatin a apporté des démentis sur les différents préjugés de l’opinion sur le Recensement Administratif à Vocation d’Identification de la Population (Ravip). Des arguments servis à travers un discours véhément, qui n’a pas vraiment convaincu les journalistes qui ont fait le déplacement du côté de la maison des médias, Thomas Mègnassan à Gbèdjromèdé.

C’est à un Orden Alladatin de ton vif, qu’ont fait face les hommes de la presse à la maison des médias, dans la matinée de ce vendredi 20 octobre 2017. Invité pour une présentation sur le thème « Ravip : les avantages d’un outil à controverse », le député de la 7e législature a parlé de l’importance du Ravip pour le peuple béninois, de la non-participation du gouvernement à la désignation des députés, membres du comité de supervision du Ravip, du simple rôle de conseil de l’opérateur Safran dans le processus et de l’existence de la Cena malgré le Ravip. Tout ceci « en vue d’éclairer l’opinion sur ce sujet qui défraie la chronique depuis plusieurs jours », a-t-il laissé entendre.

Selon Orden Alladatin, le Ravip ne vise qu’à détenir toutes les données sur les Béninois et étrangers vivant sur le sol béninois, et sur les Béninois vivants à l’étranger. Ceci dans le but d’attribuer un identifiant unique à chaque citoyen béninois, et qui sera conservé même après la mort de ce dernier.

« Il ne s’agit pas d’un instrument électoral et le Ravip ne vient pas supprimer la Cena. Ce débat n’est même pas d’actualité au parlement », a vivement laissé entendre l’honorable.

De même, le député a affirmé qu’il ne trouve pas de problème à la non-installation du Cos-Lépi. Selon lui, l’actualisation des données de la lépi devrait se faire au cours des années qui précèdent des périodes électorales, afin d’économiser les fonds dépensés durant les autres années. Sur la mauvaise réputation de l’opérateur Safran, Orden Alladatin a laissé entendre que cette structure n’est qu’un opérateur technologique chargé de former les experts béninois : « Safran ne fait partie, ni du comité de supervision, ni de l’équipe technique ».

Aussi a-t-il prétendu que, malgré les critiques le gouvernement ne peut rompre le contrat avec cette société. Il a aussi fait allusion aux critiques sur l’éthique des députés-membres du comité de supervision, en faisant comprendre que ce sont les groupes parlementaires qui ont proposé ces députés et non le gouvernement. Il a invité l’opinion à cesser d’indexer le président de la République. Au cours de son exposé, le ton vif employé par l’honorable, son désir de limiter le nombre de questions -contrairement aux habitudes du « café média »-, ont suscité de vives réactions de la part des journalistes. Le politicien justifiera son comportement par l’attitude d’un homme ayant la culture de la confrontation. Ce qui n’a pas du tout convaincu les hommes de la presse

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