Bénin : Deux chefs d’accusation ridicules contre Mètongon selon le Fsp

Bénin : Deux chefs d’accusation ridicules contre Mètongon selon le Fsp

Les dirigeants du Fsp continuent d’exprimer leur étonnement sur les chefs d’accusation qui ont été retenus contre Mètongnon, et qui ont fondé la décision du procureur de la République à délivrer un mandat de dépôt.

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Au cours de leur déclaration de presse du vendredi 24 novembre 2017 à la bourse du travail, les dirigeants du Front pour le sursaut patriotique, Fsp, dont Laurent Mètongnon est l’un des organisateurs de poids, se sont prononcés sur la décision du procureur de la république près le tribunal de première instance de Cotonou, qui a signé le mandat de dépôt de Laurent Mètongnon et ses co-accusés. Ils trouvent que les deux chefs d’accusation retenus contre l’ancien Pca de la Cnss, « abus d’autorité et corruption »,  sont infondés et ridicules.

Concernant l’accusation de corruption, les dirigeants du Fsp et surtout le collectif des avocats continuent de clamer un dossier vide, évoquant l’absence de preuves. Me Baparapé a expliqué à ce propos que : « c’est sur simple déclaration de l’ancien administrateur provisoire de la Bibe que ce motif est retenu contre leur client ». Cet administrateur provisoire qui dit avoir décaissé 71 millions des fonds de la banque, qu’il a distribués aux mis en cause, n’a fourni selon Me Baparapé aucune preuve de ses allégations. Au contraire, il a été contredit par celui qu’il présentait comme son intermédiaire, et qui selon Me Ibrahim Salami a déclaré n’avoir rien reçu de l’administrateur, à transmettre à qui que ce soit.

Me Baparapé se demande donc sur quoi se fonde le procureur pour donner du poids aux allégations de l’administrateur de la Bibe pourtant dépourvues de preuves, alors qu’il est de notoriété que les preuves constituent le socle du droit. Les dirigeants du Fsp sont convaincus que c’est parce que le premier chef d’accusation sur la corruption est sans fondement, que le second a été pensé : celui d’abus d’autorité.

Ce chef d’accusation avait déjà été exposé en début de semaine dernière par les thuriféraires du régime sur les réseaux sociaux et dans les médias classiques. Leur argumentaire consistait à dire qu’au cours d’une session extraordinaire du conseil d’administration de la Cnss, Laurent Mètongon de sa stature de président dudit conseil, avait influencé les autres membres du conseil en leur demandant de porter les dépôts à termes à trois milliards au lieu d’un seul milliard, comme le souhaitaient les autres.

Les dirigeants du Fsp trouvent tout ceci ridicule. Ils estiment que le conseil d’administration est un cadre au sein duquel les décisions sont prises de façon collégiale. Si les décisions ne sont pas prises à l’unanimité, elles sont au moins votées à la majorité. Et lorsque la décision est arrêtée, l’ensemble des membres du conseil appose sa signature au bas de la décision comme pour témoigner de l’approbation. Comment peut-on donc expliquer un cas d’influence dans le contexte où les membres du conseil apposaient régulièrement leurs signatures, s’interrogent les dirigeants du Fsp.

Des membres non d’accord avec des décisions, et cela a déjà été observé ailleurs, auraient pu refuser de signer les documents. En somme, les deux chefs d’accusations portés contre Laurent Mètongnon sont infondés et ridicules. Preuve patente selon le Fsp qu’il s’agit bel et bien d’un acharnement politique.  

Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    Amaury 3 semaines

    J’attends l’argumentaire des demi-lettrés klébés de la rupture pour soutenir ces accusations farfelues. Bandes de…..