Bénin : Relire le PAG

Bénin : Relire le PAG

"Le Nouveau départ" n'est pas un plat de viande tombé du ciel sur le Bénin et sur les Béninois. A l'image, dans les temps bibliques, de la manne qui tomba sur le peuple de Dieu dans le désert.

Bénin : Le processus d’élaboration du plan national de développement lancé

“Le Nouveau départ”, c’est la déclinaison d’une vision, celle du candidat Patrice Talon. Il est devenu depuis un projet officiel de gouvernance articulé en un programme d’action du gouvernement (PAG).

Entre la lettre et l’esprit d’un programme, il y a place pour des questions. On se doit de les poser. Non pour le plaisir de couper les cheveux en quatre. Mais pour apporter une contribution. Il faut qu’il y ait autant de générosité à suivre l’exécution du PAG qu’il y en a eu pour le concevoir. Aussi s’agit-il de s’investir d’un devoir d’accompagnement critique. C’est notre conviction : des autoroutes partout, du travail pour tous, ne suffiront ni à rendre le Béninois totalement heureux, ni à faire du Bénin un pays complètement développé. Il vaudra mieux nous sentir bien dans nos têtes et dans nos cœurs que de disposer de biens à ne savoir plus quoi en faire. Trois questions pour servir de grille de relecture du PAG.

1- “Qui sommes-nous” ? Cette question déborde les exigences du RAVIP (Recensement administratif à vocation d’identification de la population). Le RAVIP est une opération   comptable et statistique. Le “Qui sommes-nous” nous soumet à la nécessité de connaître ce qui participe de notre singularité sociologique et humaine. Nous ne sommes pas des êtres de hasard. Nous sommes une communauté d’hommes et de femmes qui ont une histoire, qui ont destin lié sur cette portion de terre appelée le Bénin. Nous ne sommes pas moins divers, avec des hérédités et des héritages tout aussi divers. Nos cultures se trouvent ainsi convoquées. De leur dialogue, naîtra la nation béninoise de nos rêves. Car là où se dressent des frontières ou des obstacles, la culture sait mettre des passerelles, construire des ponts.

Sous ce rapport, il faut accorder à la culture, dans le PAG, la place qui doit être la sienne, la première. Le dernier remaniement ministériel n’a pas semblé aller dans cette direction. La Culture est contrainte à une cohabitation forcée   avec la Jeunesse, les Sports, les Loisirs et le Tourisme. A charge pour ce dernier de la tracter. Vivre de sa culture, c’est bien. Vivre sa culture, c’est mieux. Notre première préoccupation s’énonce ainsi qu’il suit : le statut de la culture.

2- “Où sommes-nous ?” Tout naturellement au Bénin. Mais plus véridiquement, nous sommes sur cette terre qu’on a tenu à désigner par l’expression “Ici, c’est le Bénin.” Qu’a-t-on voulu ainsi dire ?

  • Nous sommes une terre ravagée par des contre-valeurs. Comme si, sous l’aiguillon de la mondialisation, nous avions   jeté aux orties l’héritage ancestral. L”homme était au centre.”Gbèto wê gné non mon”. “Gbèto wê gnin dokun”.
  • Nous sommes une terre que nous prétendons “aimée de Dieu”, mais sur laquelle prospère la religion de l’argent. Qu’on cherche à gagner à tout prix, voire à n’importe quel prix.
  • Nous sommes une terre où on ne vote quasiment jamais pour quelqu’un, mais presque toujours contre quelqu’un.

Sous ce rapport, l’Education est interpellée.  Il s’agit moins de construire la cité du savoir et de l’innovation que de changer de paradigme. D’où la question ci-après : “quel citoyen béninois pour quel “Nouveau départ” ? Notre deuxième préoccupation s’énonce ainsi qu’il suit : la place de l’éducation.

3- “Où allons-nous” ? Certainement vers l’avenir, un avenir  heureux à souhait. Mais comment est-ce possible sans les repères d’hier, sans nos références identitaires ? Or, de plus en plus, nous insultons la mémoire. Nous sommes amnésiques de l’essentiel. Une certaine actualité libyenne n’a pas assez fait saigner en chacun de nous Ouidah, terre, s’il en fût, de la traite négrière.

Sous ce rapport, le PAG, doit éclairer nos horizons et poser clairement le problème de notre destination finale. A terme, nous rendrons-nous mentalement libres ? Parviendrons-nous à nous forger un destin de gagneurs ? Saurons-nous nous prendre en charge ? Notre troisième préoccupation s’énonce ainsi qu’il suit : le rôle de la mémoire.

Au total, au bout des milliards à engager, quel Béninois accueillerons-nous sur le quai de la gare du “Bénin révélé” ?  Le personnage d’une belle aventure ou une personne humaine accomplie ? L’habitant d’un territoire ou le citoyen d’un pays ?

Commentaires

Commentaires du site 6
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    Ceci interpelle concience de chacun et de tous merci le doyen

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    Code de Moïse 2 semaines

    Ce PAG n’est même pas assez bien vulgarisé. Malgré toute l’intelligentsia de ce pays, quartier latin de l’Afrique, c’est ailleurs qu’on veut aller chercher les gestionnaires du port autonome de Cotonou. Dans les pays développés, les emplois sont d’abord protégés pour les nationaux. S’il fait appel aux chasseurs de têtes, on peut lui dénicher des Béninois compétents pour l’aider à réaliser son PAG.

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    Chaque fois que je lis les postes surtout sur ce qui nous lie, donc notre destin commun, le pays, le Bénin plusieurs questions me tarodent l’esprit?
    Qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Quel pays voulons-nous construire? Quelle société pour nous? Et quel avenir pour nos enfants?
    A ces différentes questions j’avoue ne pas trouver des réponses claires.
    Je fais partie de cette génération qui s’est battue avec des plumes arrachées et perdues pour que s’installe une nouvelle ère démocratique appelée pompeusement “Renouveau démocratique” au prix d’années académiques blanches ou invalidés.
    Aujourd’hui on en est à regretter le départ du pouvoir de YAYI Boni après avoir regretté celui de KEREKOU et avant lui celui de SOGLO.
    Quel peuple au 229? Nous souvenons-nous seulement des raisons qui ont motivées le départ de ces hommes d’État ou le refus de donner caution à un successeur de leur camp? Non je ne crois pas, tellement nous sommes amnésiques et suiveurs que cela fait le bonheur de certains politiciens qui nous veulent à leur solde pour assouvir leurs désirs inavoué qui n’ont rien à voir avec nos préoccupations de tous les jours.
    Quelle école pour nos enfants? Quel hôpital pour soigner le plus grand nombre? Comment mettre jeunes, femmes et adultes au travail? Quel environnement pour nous et les générations futures?…?
    Mes chers frères indiqués à la devise de notre pays. Pourquoi toujours combattre celui que nous portons à la gestion de notre cité et l’accabler de tous nos maux qui pour la plupart ont leurs causes dans le lointain de notre histoire commune?

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    Chaque fois que je lis les postes surtout sur ce qui nous lie, donc notre destin commun, le pays, le Bénin plusieurs questions me tarodent l’esprit?
    Qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Quel pays voulons-nous construire? Quelle société pour nous? Et quel avenir pour nos enfants?
    A ces différentes questions j’avoue ne pas trouver des réponses claires.
    Je fais partie de cette génération qui s’est battue avec des plumes arrachées et perdues pour que s’installe une nouvelle ère démocratique appelée pompeusement “Renouveau démocratique” au prix d’années académiques blanches ou invalidés.
    Aujourd’hui on en est à regretter le départ du pouvoir de YAYI Boni après avoir regretté celui de KEREKOU et avant lui celui de SOGLO.
    Quel peuple au 229? Nous souvenons-nous seulement des raisons qui ont motivées le départ de ces hommes d’État ou le refus de donner caution à un successeur de leur camp? Non je ne crois pas, tellement nous sommes amnésiques et suiveurs que cela fait le bonheur de certains politiciens qui nous veulent à leur solde pour assouvir leurs désirs inavoué qui n’ont rien à voir avec nos préoccupations de tous les jours.
    Quelle école pour nos enfants? Quel hôpital pour soigner le plus grand nombre? Comment mettre jeunes, femmes et adultes au travail? Quel environnement pour nous et les générations futures?…?
    Mes chers frères indiqués à la devise de notre pays. Pourquoi toujours combattre celui que nous portons à la gestion de notre cité et l’accabler de tous nos maux qui pour la plupart ont leurs causes dans le lointain de notre histoire commune?
    Et si pour une fois nous nous faisions confiance et comptant sur notre force de sanctionner à l’heure du bilan ou à la tribune de l’histoire?
    Pourrions-nous seulement voir le Bénin comme “UN” et non en “Dendis”, en “Fons”, en “Adja”, en “Mina”, en “Nago”?
    Je rêve de ce jour, de ce jour oú ensemble nous batirons le Bénin dans la fraternité “plus forts chaque jour à la tâche pour la postérité sans relache”.
    Merci

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    PAG Patrice Athanase Guillaume a créé un Parti Attentatoire de Gangsters et est décidé à rendre malheureux les béninois il sera rattrapé en cours de route nos ancêtres.

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    aziz 2 semaines

    Le doyen…avec ses billets subtils..qui ne laissent personne indifférent

    J’ai eu à dire…que moi je ne crois pas du tout en personne…et surtout à talon..

    Dans l’histoire de notre pays…depuis 1960..talon est et restera..un homme atypique,tres intelligent,calculateur…stratège…trés malin et vicieux….voir cynique

    Le pag ,et la reforme de la const..c’est une seule chose….et dont le but…est de nous privatiser à vie…..

    Talon n’a qu’un objectif…nous foutre des pruneaux…dans le fion