Entretien exclusif avec Candide Azannaï : « Le Ravip regorge de pièges et de suspicions »

Entretien exclusif avec Candide Azannaï  : « Le Ravip regorge de pièges et de suspicions »

Le 07 octobre 2017 au cours du Conseil national de son parti « Restaurez l’espoir » à Abomey, Candide Azannaï avait annoncé urbi et orbi qu’il sera dé

Bénin: L’opposition au régime, une nécessité pour vitaliser la démocratie

Le 07 octobre 2017 au cours du Conseil national de son parti « Restaurez l’espoir » à Abomey, Candide Azannaï avait annoncé urbi et orbi qu’il sera désormais dans l’opposition face à Talon.

Quelques semaines après, il annonce les couleurs à travers une interview exclusive accordée à Nouvelle Tribune. Avec son sens critique habituel, il décrypte le Ravip depuis sa genèse jusqu’à sa mise en œuvre. Selon lui, ce projet conduit à pas de charge par le gouvernement, recèle bien des pièges. Pour autant, il ne demande pas son boycott mais conseil aux populations de s’en  approcher avec « vigilance et réserve ».

Sa voix et son discours manquaient au débat politique actuel. Depuis près de sept mois qu’il a rompu les amarres avec son ancien ami devenu président de la république, Candide Azannaï se faisait toujours désirer. L’homme qui a décidé de respecter les pratiques républicaines en matière d’obligation de réserve, est désormais prêt à mettre fin à l’état de grâce accordé au pouvoir Talon. Hier soir, il a enfin accepté de nous accorder une interview. Plat de résidence : le Ravip. Au début, il insiste sur le rôle de l’opposition -dont il est désormais membre-, et fait une clarification importante.

« On ne parlera que du Ravip ce soir. Nous irons pas à pas. Si nous disons tout maintenant, nous allons nous perdre ».

L’entretien a eu lieu dans l’un des bureaux du parti qu’il désigne ironiquement par « atelier », son secrétaire général l’honorable Guy Mitokpè, à côté. Il parle d’abord de l’opérateur technologique –Safran-, et rappelle que cette société française basée à Issy les Moulineaux -banlieue parisienne-, a été choisie après un gré à gré signé en novembre dernier, alors même que la loi sur le Ravip n’était pas votée et qu’elle est chargée de collecter des données personnelles, des empreintes digitales et faciales des citoyens, comme Morpho Dys à l’aéroport.

Analysant la loi sur le Ravip, il décèle beaucoup d’anomalies, beaucoup de pièges et ravive les soupçons. Il constate qu’elle viole plusieurs articles du Code électoral, dans la mesure où l’Agence nationale de traitement (Ant), structure technique conçue pour l’actualisation de la Lépi, est détournée vers le Ravip, lequel ouvre aussi une fenêtre dangereuse sur la Lépi à travers son article 13. Sa commission de supervision aussi pose problème, puisqu’elle est totalement déséquilibrée, étant composée de 2 hommes politiques de l’opposition contre 16 pour la mouvance (députés, ministres et conseillers du Chef de l’Etat).

Ceci est un recul grave, puisque les commissions politiques de supervision ainsi que la Cena, sont aujourd’hui des institutions paritaires (opposition et mouvance, même nombre). Selon lui, si on prend en compte le fait que le Cos Lépi n’est pas installé, il y a des raisons de croire et de dire que « le Ravip est venu pour mettre fin à la Lépi ». Il fait sept propositions pour corriger ces lacunes et invite les populations à s’en approcher avec vigilance et réserve.  Interview.

Aujourd’hui, sur toute l’étendue du territoire national, le recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), a commencé. Qu’est-ce que vous reprochez à cette opération ?

Je vous remercie pour cet entretien. Nous sommes en politique. Et en politique, ce qui est très important c’est le discours. Au-delà du discours, les actes sont aussi importants en politique. Et il doit y avoir un lien entre le discours et les actes pour avoir nécessairement une traçabilité entre l’état démocratique, l’état citoyen et l’état social. Or, si le discours est flou, si le discours et les actes bafouent la loi, on peut porter atteinte aux liens entre l’état démocratique, l’état citoyen et l’état social. Donc le discours sur le Ravip est de cette nature, c’est un discours flou. Le caractère flou de ce discours amène à se demander pourquoi ce discours est flou. Et en voulant y répondre, on observe un rejet d’une loi qui existait déjà. Alors, il est important que nous nous interrogions sur ce qui se passe.

De votre interrogation sur le Ravip, qu’avez-vous trouvé ?

De manière générale, le Ravip c’est la mise en œuvre d’une loi qui a été votée pratiquement en juin 2017, et qui porte sur l’identification des personnes physiques en République du Bénin. L’objectif ici ne sera pas d’expliquer la loi, mais de l’étudier, de l’analyser par rapport à la loi portant code électoral en République du Bénin, la loi 2013-06 du 25 novembre 2013. C’est une lecture croisée, analytique de la loi portant code électorale, et de la loi sur l’identification des personnes physiques, pour faire ressortir les interphases de litige.

Quels sont ces interphases ?

Pour en parler, il faut partir des faits. Si nous prenons les faits relatifs à la loi portant code électoral, loi 2013-06 du 25 novembre 2013, les faits en question concernent la liste électorale qui est un segment central de l’organisation d’une élection politique. Au Bénin, il existe une liste électorale permanente, la Lépi. Il existe un cadre organique de gestion de la liste électorale permanente, prévu par le titre 3 du livre 2 du code électoral. La loi a créé un cadre organique de gestion du fichier électoral national et d’établissement de la Lépi, et il faut se référer aux articles 219 et 220 du titre 3 sus évoqué. Et là vous allez constater les faits suivant : l’existence du Cos-lépi, sa composition politique consensuelle paritaire à raison de 4 députés pour l’opposition et 5 pour la majorité ; l’obligation de sa mise en place le 1er juillet de chaque année.

Vous allez voir dedans que le Cos-lépi est chargé de définir les orientations stratégiques de l’Agence nationale de traitement (Ant), que le Cos-lépi doit superviser cet organe technique créé dans le cadre de la Lépi. L’Ant n’est pas une structure isolée, elle est créée dans le cadre de la lépi. Mais ici, les faits c’est que cet organe est détourné de sa mission d’origine. Les faits aussi, c’est que cet organe Cos-lépi n’est pas installé jusqu’à ce jour. Pendant que le Cos-lépi n’est pas installé, l’Ant est désorientée vers une mission de recensement administratif, au détour d’une acrobatie législative à travers la loi 2017-08 du 19 juin 2017, portant identification des personnes physiques en République du Bénin. Au total, par ces faits il est établi que l’installation du Cos-Lépi est empêchée, et que l’Ant est détournée vers d’autres missions. Comme conséquences, nous assistons à une atteinte fragrante à l’organisation des prochaines élections politiques dans notre pays, et c’est ça le problème puisqu’on a dit qu’il faut une liste permanente ; cette liste a une durée de vie d’au moins 10 ans, et nous sommes là, on met cette loi sous veilleuse et puis on engage un autre processus. Donc c’est l’organisation des prochaines élections qui est attaquée.

D’autres faits outre ceux liés au Code électoral

Il y a les faits liés à la dernière loi votée, la loi 2017-08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin. Les faits en question concernent le Ravip, et ils ont trois vices au moins. Il y a les vices liés aux conditions de passation des marchés ayant pour objet le Ravip ; les vices liés aux non-dits concernant la fiabilité du projet Ravip ; les vices liés à l’hybridation du recensement administratif et l’actualisation de la lépi.

A l’examen, on est en droit de se poser moult questions sur la conclusion d’un marché gré à gré, ordonné par le gouvernement sous l’instigation du président de la république, des mois avant la loi portant sur l’objet principal de ce marché qu’est le Ravip, ne soit votée. Est-ce que cela n’étonne personne que dès sa prise de fonction, le chef de l’Etat a pris contact avec les responsables de la société que vous connaissez, vous avez vu ses images partout, il était accompagné de quelqu’un que vous connaissez parfaitement, et une fois cela fait, dans la même année le marché a été signé gré à gré.

Et c’est bien longtemps après, dans l’année qui a suivi, que la loi est votée. C’est à dire qu’on passe un marché sur un objet qui n’existe pas légalement, et qu’on va régulariser l’objet par voix législative alors que cet objet porte sur des choses sensibles notamment les élections. C’est un problème qui est posé.

Les faits aussi, c’est que la société dont on parle, la société Safran, a été choisie gré à gré. C’est aussi que Safran et Morpho Dys s’associent généralement. Et qu’au Bénin il existe une société dénommée Morpho Dys dans laquelle est présent un proche du chef de l’Etat. C’est quoi Morpho Dys ? Il faut d’abord dire que Morpho Dys a reçu dans des conditions qui ressemblent à un passage en force, le marché de capture des empreintes biométriques de tout voyageur à l’entrée et à la sortie de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou.

Mais si nous laissons d’abord en attendant d’y revenir plus sereinement les structures chargées de la lutte contre la corruption approfondir les entorses à la morale des passations des marchés publics, il ne paraît pas sain que MorphoDys qui traque les empreintes à l’aéroport et que ce soit Safran orienté par gré à gré dans le ravip en fasse autant dans le cadre du recensement administratif initial orienté vers la mise entre parenthèses ou la mise sous éteignoir de la Lépi. Il faut résumer ceci.

Le chef de l’Etat voyage avec quelqu’un, son ami proche. Le proche revient quelque jours après et on découvre que lui il a Morpho Dys et s’est positionné à l’aéroport entre autre, et qui est chargé de capter les empreintes digitales et spatiales, à l’aller comme au retour. Dans le même temps, Safran prend par gré à gré un marché qui n’est pas pour l’aéroport, mais qui est pour le recensement de toutes les personnes au Bénin, avec capture des mêmes choses que Morpho Dys fait à l’aéroport, safran va le faire sur tout le territoire. Nous évoquons l’intérêt à se pencher sur le Ravip, parce que pouvant être nuisible à l’organisation des élections transparentes, donc crédibles et concurrentielles. L’un des critères majoritaires d’une démocratie, c’est les élections mais pas n’importe quelle élection, libre, transparente, fiable et véritablement égalitaire et concurrentielle.

Nous observons dans ce jeu qu’on a isolé l’Insae. Mais pour ne pas faire comprendre que l’Insae est isolé, on lui donne une petite attribution sachant bien que c’est un fonctionnaire. Sur les faits, nous voyons qu’il y a aussi détournement

cosmétique de l’Ant vers le Ravip, cela embrouille même l’objet de la création de l’Ant, et jette la confusion sur les attributions de l’Ant. Et cette confusion a des visées malsaines que tentent de cacher les actions que constitue le tintamarre sur les avantages supposés du Ravip. Si vous observez les faits, vous allez voir également qu’il y a une supervision politique déséquilibrée, deux députés de l’opposition contre 16 de la majorité dont neuf membres du gouvernement. Cette supervision politique n’est en réalité que le renforcement de la présence de l’exécutif et l’isolement de l’œil de la minorité. Donc en fouillant en profondeur, on voit même que les promesses qu’on tend sur l’état civil, la citoyenneté, la sécurité et autres avantages, ne sont appuyées par aucune preuve ou donnée technique. Quand on voit tout ça, on se demande si en réalité la mise en œuvre du Ravip n’est pas pour créer une autre liste. J’ai écouté des gens qui ont dit : si vous avez la lépi, la liste qu’on veut faire maintenant c’est une autre liste que vous pouvez appeler la Liste électorale Safran Morpho dys (Lesmd). Certains disent qu’on veut remplacer la lépi par la Lesmd, qui n’est qu’une liste pour s’assurer de la mort de notre démocratie. Certains ironisent en disant que c’est La liste safran pour la mort de la démocratie.

L’autre fait curieux c’est qu’il y a une hybridation du recensement administratif et du recensement électoral. On ne peut pas hybrider les deux. Lorsque nous avons une loi sur la Lépi, on ne peut pas faire une hybridation entre le recensement administratif et le recensement électoral par une structure, en mettant en cause et en rendant nu, obsolète et inefficace, la structure chargée d’actualiser la Lépi.

Alors dites nous comment ces faits sont des litiges ?

Les litiges sont bien clairs. Vous venez de les voir. On peut les recenser. Un, on peut dire que la signature avec Safran d’un marché gré à gré, sous l’objet d’une loi non existante, c’est un litige. C’est un litige qu’il faut fouiller dans le cadre de la lutte contre la corruption et de la transparence en matière de passation des marchés au Bénin. La présence des proches du chef de l’Etat dans Morpho Dys, société qui est traqueuse des empreintes biométriques à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, est un litige. Le blocage de l’installation du Cos-Lépi en violation du code électoral est un litige. Le piétinement de l’Agence national de traitement (Ant), créée originairement pour un recensement électoral dans le cadre de la Lépi, c’est une mission de recensement administratif initial, en matière de toute orientation du Cos-Lépi, est un litige. L’hégémonisme de la présence politique de la rupture dans les opérations du Ravip devant générer une liste électorale est un litige. Les approximations, les exploitations multi fonctionnaires du Ravip non soutenues par aucune fiabilité technique, sont un litige. On nous dit qu’avec le ravip vous sortirez de la pauvreté et que votre vie sera heureuse. Avec le ravip, vous allez vivre le paradis. Tout cela je pense que ce sont des litiges parce que c’est une perversion de la vérité à la population. On trompe les populations et on abuse d’elles en leur disant que le Ravip, va régler tout leur problème. Vous avez un devoir de vérité avec les populations, pourquoi infantiliser les populations pour leur dit que si vous prenez la carte Ravip vous serrez heureux. Il y a aussi des problèmes, toutes les dispositions sur le Ravip ayant rapport avec l’organisation des élections politiques en République du Bénin est un litige. Toutes les implications sont des litiges. L’omission des exigences transparentes contenues dans le chapitre 3 du titre 2 du livre 2. 1 du Code électoral, surtout à l’article 254, est un litige. Parce que cet article est clair car il porte sur la qualité des données électorales. Et dans cet article, on dit aisément que les partis politiques, chaque parti politique et alliance de parti légalement constitués à le droit de s’assurer de la fiabilité des programmes informatiques et des données électorales, dans le processus d’acculement de connexion de mise à jour d’actualisation. Alors, en émettant tout cela dans le cas du Ravip et en disant dans les articles 13 que le Ravip peut générer la liste, c’est litige. Si on ne révèle pas ces litiges tout de suite, on les verra en face tôt ou tard. C’est pourquoi notre rôle est de prévenir. Voilà un peu les litiges. Nous avons dit les faits et cité les litiges sur les deux lois. Et nous pensons que ces récriminations soulevées en analyse de ces interfaces entre la Lépi et le Ravip, souleve des litiges de fond. Il convient de situer les responsabilités.

Pouvez-vous nous situer sur les responsabilités ?

Les responsabilités sont partagées. Il y a ce qu’on est en droit d’attribuer à l’assemblée nationale, et pratiquement à son président. Parce que pour voter une loi on doit fouiller les lois existantes et voir pourquoi ces lois ont été votées dans telle ou telle condition. Surtout lorsqu’on est en présence de lois sensibles, touchant aux élections… Donc le blocage de l’installation du Cos-Lépi en violation du code électoral est imputable à l’assemblée, principalement à son président qui doit déclencher le processus de désignation des membres de l’Assemblée nationale et faire pression pour que les instituions qui ont désigné ou désignent des gens dans le Cos-Lépi, et que le Cos-Lépi dont on a dit qu’il doit être installé le premier juillet, déclenche l’opération. On peut attribuer aussi à la mouvance parlementaire beaucoup de choses. Ce n’est pas parce qu’on est majoritaire qu’on va pousser des gens dans des pièges. Ce qu’on ne voit pas aujourd’hui on le verra demain. On peut attribuer au parlement le détournement de l’Ant vers autre chose que la Lépi. On peut aussi attribuer l’hégémonie de la présence politique de la rupture à l’opération du Ravip. Ce n’est pas parce que je suis d’une majorité que je vais dire que nous serons 9 plus 7, et les autres seront 2. Ça c’est de la gourmandise et cela peut nuire. Une majorité ne peut pas se comporter comme cela. On ne peut pas écraser, réduire à néant la minorité. Quand on fait ça on parle de déséquilibre démocratique, hors la démocratie à besoin d’équilibre. Et je l’ai expliqué à l’occasion de l’activité que le professeur Joël Aivo a organisée, que la démocratie n’est pas aujourd’hui, ce n’est pas plus la loi de la majorité contre la minorité. La majorité est un processus, une manière de prise de décision. C’est tout. La démocratie aujourd’hui est mixte et se repose beaucoup plus sur la recherche de construction sur les objets sensibles comme les élections, comme les réformes qui touchent au changement de la République. On peut aussi situer la responsabilité à toute l’assemblée, toute tendance confondue majorité comme minorité. On peut leur attribuer le fait qu’ils ont omis les exigences de transparence contenues dans le chapitre 3 du titre 2 du livre 2.2. Ils ne peuvent pas omettre ça parce que s’il n’y a pas un souci de transparence et de traçabilité, aucune opération ne peut concourir à la paix. Et toute l’assemblée nationale a omis ce passage très important du titre 2 du livre 2.2 du code électoral, surtout l’article 254. Et ça c’est très grave… L’accord avec Safran dans un marché gré à gré sur l’objet d’une loi non existante et qui touche à un domaine sensible comme des données confidentielles des populations, et qui touche à un domaine sensible comme l’organisation des élections, parce que la liste électorale est l’un des premiers segments de l’organisation des élections… Et puis les décrets, même si une loi est mal faite même si l’assemblée a omis des choses, avant de promulguer une loi, avant de prendre les décrets d’application, on doit veiller à ce que les lois qu’on est en train de promulguer ne soient pas en conflit avec les anciennes lois existantes et ne portent pas des interphases de litige qui peuvent toucher à l’organisation des élections.

En tant que parti d’opposition, un parti critique, est-ce que vous avez des propositions ?

En vérité, il ne s’agit pas de critique comme ça parce que on a établit les faits, à partir de lois, les litiges, générer et les responsabilités, mais nous sommes un parti de l’opposition et notre rôle ce n’est simplement de sortir les litiges, mais aussi de faire des propositions. Et je voudrais m’appuyer sur un auteur béninois, Maxime Bruno Akakpo, qui a dit « un parti politique est une association au service d’idée et de valeur pour la satisfaction des besoins sociétaux d’aujourd’hui et de demain ». J’épouse bien sa pensée mais là où j’ai plaisir à la citer c’est là où il dit que le rôle des partis de l’opposition c’est que ce sont des partis qui sont censés proposer des solutions alternatives à la politique de la majorité en place ; et en le faisant ils assument ainsi une fonction en traduisant le mécontentement de certains citoyens sur la place publique et en les soumettant à l’analyse de toutes les communautés.

Dans le cas d’espèce, qu’elles sont vos propositions ?

Premièrement, c’est l’installation sans délais du Cos-Lépi. C’est l’objet d’un litige grave. Aucune loi n’a supprimé le Cos-Lépi. La loi fait obligation de l’installer le 1er juillet, nous sommes déjà en retard. Deuxième proposition, il faut couper tout lien entre Ravip et Lépi, on ne peut pas faire d’hybridation entre Ravip et Lépi. C’est faux. Les deux choses doivent être conduites séparément.

Donc supprimer l’article de la loi sur le Ravip ?

De toutes les façons, on ne peut pas accepter aujourd’hui que le Ravip génère des listes pour la Lépi, alors que le cadre organique est là et le cadre technique est là. Et on ne peut pas aussi sortir le cadre technique pour aller jouer un autre rôle. Cette séparation est très importante.

Vous avez autres propositions ?

Troisième proposition, établir les conditions de consensus autour de tous les intrants législatifs et administratifs, relatifs aux élections en République du Bénin. Tous ce qui est intrant législatif et administratif dans l’organisation des élections au Bénin, il faut le consensus parce que c’est l’arbitre. Quatrième proposition qui me parait majeure, recentrer l’identification des personnes physiques dans sa vocation purement et exclusivement administrative, et le recensement des populations à des fions d’état civile. Cinquième proposition, il faut rétablir l’Insae. Il y a une loi qui porte sur le recensement au Bénin, le roi du recensement au Bénin c’est l’insae, ce n’est pas Safran, ce n’est pas Morpho, ce n’est pas le gré à gré. Il ne faut pas rester dans l’ombre, pousser celui que la loi a indiqué à la périphérie pour donner place à une portion incongrue, et tirer les ficelles pour attiser les feux. On n’est pas un désert de compétences en matière d’Insae. Nous avons les meilleurs ingénieurs. Donc il faut réhabiliter l’Insae. Sixième proposition, il faut que dans ce pays nous fassions l’option de la transparence dans la manipulation du denier public. Le gré à gré ne peut pas être la règle, et la mise en concurrence l’exception. Il faut que cela cesse de manière générale et de manière spécifique, il faut proscrire le gré à gré à toute société lorsque l’objet touche à des domaines sensibles, comme l’utilisation d’algorithme et de programmes informatiques. Il faut soumettre les sociétés à la concurrence en amont.  Septième proposition, nous allons nous adresser à la population. Il faut que la population sache que le Ravip est un projet qui, à l’état actuel, va porter des préjudices à l’organisation des élections. Il faut dire aux populations qu’on est en train de les infantiliser en leur faisant croire que le jour où ils iront prendre Ravip, ils sortiront de la pauvreté, de la précarité, etc. C’est faux. On ne peut pas dire aux populations les mêmes choses qu’on avait avancées pour la Lépi. Les populations doivent être conscientes que le Ravip à l’étape actuelle est flou, gorgé de pièges et entouré de suspicions.

Quelle est la meilleure stratégie face à cette situation ?

La meilleure stratégie n’est pas de s’en isoler ou de le bouter dehors. Nous demandons aux populations de s’en approcher, mais d’être conscientes de ceux dont elles s’approchent et de s’en approcher avec vigilance, avec réserve. Elles doivent croire en nous, nous ferons tout pour que les griefs actuels soient corrigés et que le recensement administratif se fasse dans les normes requises, sans aucun empiètement sur la Lépi. Je vous remercie pour votre déplacement.

Commentaires

Commentaires du site 36
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    Je veux demander à tout le monde d’aller s’inscrire. Aussi demander ai-je a mon frère Candice d’attendre les campagnes électorales pour faire campagne sinon que pour le moment il est mieux pour lui de réserver son énergie pour les périodes de campagne.

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    akpona Robert Il y a 1 année

    On se demande si véritablement nous sommes encore dans un pays démocratique?les lois ne valent plus rien et seul le chef fait à sa tête et à sa guise et rien ne l arrête.C est dommage pour mon pays

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    Chrystelle Il y a 1 année

    Ce que je constate est que les Béninois n’aiment pas leur pays. Aussi peu de Béninois sortent de son pays.
    On veut le developpement du pays et on amène ne innovation que tous les autres pays même africains ont déjà depuis des années et c’est là où les béninois cons que nous somme commençons par tergiverser et à politiser.

    je trouve cela dommage pour ce pays§
    qu’est ce que nous voulons au Benin? aimons nous vraiment notre pays? voulons nous vraiment que notre pays soit comme le Rwanda un petit pays sorti de guerre et qui se developpe?
    Ceux qui parlent sur le forum ont ils vraiment voyagé pour savoir ce qui se passe ailleurs?

    A quand la fin de la politique politicienne pour nous permettre d’ammorcer le developpement de notre pays

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      GbetoMagnon Il y a 1 année

      “les Béninois n’aiment pas leur pays…peu..sortent…” S.A.L.A.U.D.S. de béninois !! 

      Quelques questions demeurent cependant:
      où vont être ces données ?
      Qui va les gérer ?
      Quels moyens de contrôle sur leur utilisation, auront les béninois qui ne sortent jamais le dimanche ?

       

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      Paul Ahehenou Il y a 1 année

      Chystelle, vouloir le développement de son pays ne veut par dire marcher sur les textes de la république. Les pays qui se développent font du respect de la loi la primauté absolue. Dans le cas d’espèces on a violé le code des marchés puniques. Et pour quelle raison??? Par ailleurs, nous avons été au Rwanda. Là-bas on ne destitue pas des maires parce qu’ils ne soutiennent pas le President mais sur base d’une évaluation publique télévisée du niveau d’exécution de leur plan d’action annuelle. Si tu obtiens un taux inférieur à 60% deux fois de suite tu es démis. Mais ici qu’observons-nous depuis que Talon est au pouvoir? Tu peux ne rien faire, pourvu que tu soitiennes le prince tu n’es pas inquiété. Un tel président veut-il le développement ou simplement se maintenir au pouvoir? C’est cette lecture qu’il faut faire du Ravip. Le meilleur Ravip ne sera jamais un panacée pour le développement. Des pays l’ont fait et sont dans l’abime du sous-développement.

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    ALLOMANN Il y a 1 année

    @Gbetomagnon et @Aziz !!!! Je suis bien là mais en observateur car nombre de mes posts sont censurés depuis un moments du fait de mes commentaires acerbes à l’égard des rédacteurs de certains articles….
    Je vous renvoie une de mes réactions accceptée sur le forum et adressé à GbetoMagnon :
    “Cette psychose généralisée sur les marchés publics qui seraient dévolus à Talon et ses proches devient irrationnelle….Notre ordonnancement juridique offre pourtant à tout individu, le droit de porter plainte s’il soupçonne des irrégularités au sujet des attributions des marchés ..Usez de cette prérogative au lieu de vous répandre en rumeurs toxiques.
    Quant au contrôle par les élus, il semble que vous n’ayez pas pris véritablement connaissance de la loi sur la RAVIP qui été votée très récemment. Kerekou a dit ” qui n’a pas fait l’enquête n’a pas droit à la parole…” A plus, mon Cher Gbetognon et non plus “magnon”..car il faut être positif…

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      GbetoMagnon Il y a 1 année

      Mais si, mais si “ALLOMANN” vos “commentaires acerbes” ont bien été postés. Ils sont au bas d’un autre article.

      Plutôt que de vous répandre en fiel, et autre procès d’intention, à l’endroit des forumistes et/ou auteurs d’articles; je suggèrerais – sans vous commander – de nous faire profiter de vos lumières et de vos critiques sur LES IDEES qui vous semblent relever de l’ignorance et que vous contestez.

      Les mots choisis de M. KEREKOU, les “ils vous diront que..”, “vous êtes ignorants” et autre procès en sorcellerie, c’est du compulsif que tout le monde a relevé ici, lorsque les arguments manquent à certain.

      Lorsqu’ils en sont réduits à tenter de distraire la discussion, pour la transformer en chicaneries de co-épouses…

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    moi je veux ma carte RAVIP,une carte qui me simplifie la vie comme en Estonie où tout est fait grâce à cette carte même les retraits d’argent dans les distributeurs automatiques de billets et même les salaries sont payés juste en chargeant la carte par virement bancaire

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      Agadjavidjidji Il y a 1 année

      Ici, ils vous diront que c’est fait pour frauder pendant les elections. Le seul pays du globe terrestre où tout est ramené à la politique politicienne.

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      GbetoMagnon Il y a 1 année

      “je veux ma carte…comme en Estonie” Et vous avez raison 1000 fois raison “alias”.

      La question est (sûrement stupide puisqu’on la pose et qu’on est sensé applaudir): où sont stocké les données des estoniens ? Qui a le contrôle des systèmes, de leur exploitation, des données des estoniens en Estonie ? 

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        GbetoMagnon Il y a 1 année

        “on la pose ALORS qu’on est sensé…oùsont stockEES les données…” On s’excite, on s’excite et on oublie la consigne, “toujours se relire..”

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    MONTCHO A. Tchitchibalatchi. Il y a 1 année

    Les Béninois qui ne sont pas au pays maintenant, eux aussi sont conserné par le ravap ?

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    Gbeto M.

    Juste une précision GAFA pour les gens du milieu est passé à GAFAMI c’est à dire y ajouter Microsoft & Intel.
    Même si le mot GAFAMI n’est pas encore valide au scrabble.

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      GbetoMagnon Il y a 1 année

      “GAFAMI n’est pas encore valide au scrabble” 🙂 Mdr ! Merci de l’info “Chat”

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    Pourquoi devra-t-on initier recensement à l’avènement de chaque nouveau régime?

    Ce n’est pas là l’entreprise perfide de pouvoir créer les zones sombres de corruption et de détournements des derniers publics?

    Tous ces milliards de nos sous que l’on draîne à cet effet, ne peut on pas en servir pour améliorer la capacité productive du pays au lieu de les distribuer à ceux-là qui toujours veulent gagner de l’argent en dormant.

    J’ai fait le tour du monde, j’ai cherché partout, le Bénin semble être l’un des pays maudits de la planète, où l’on paie les impôts et contracté des prêts tout simplement pour compter régulièrement les populations.

    Toute notre ingéniostité se situe- t- elle vraiment là?

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    GbetoMagnon Il y a 1 année

    Sur les conditions d’attributions et les bénéficiaires de ce contrat, personne ici, même les plus chauds partisans de la rupture, n’ont de doute sur les modalités et les bénéficiaires… Hum.

    Sur l’aspect légal des des choses, les opposants à ce gouvernement feront feu de tout bois (c’est légitime) et comme d’habitude, d’avis d’experts en déclarations fracassantes, très vite, une chatte n’y retrouvera plus ses petits. Ni “Baba Didier”. 🙂

    Ce qui me gêne, c’est la confiscation annoncée du contrôle du traitement de ces listes, lors d’élection (combien d’experts disponibles au service des élus béninois?);  
    – c’est qu’il n’y a eu aucune interpellation par les députés du gouvernement, à propos de l’obsolescence des fameuses cartes d’identité à puce; et donc aucune réponse à ce problème, soulevé par l’auteur d’un article ici même.

    Il y a un problème plus profond sur le long terme; et là je ne doute pas de l’inutilité de ce que je vais écrire (le problème passe à coup sûr à 1000 pieds au dessus de la tête de la plupart au bénin).

    Comment un pays souverain peut-il confier la liste et les détails de tous ces citoyens à une société étrangère et privée ?

    Je n’ai pas fumé et je ne cherche pas à faire le malin, mais – si on considère que les données personnelles sont le pétrole du 21 e Siècle, j’ai l’impression que dans la conscience de ce qui est la valeur du siècle, le Bénin a encore un train de retard. 

    Comme lorsqu’il s’agissait de vendre des humains, pour en priver l’Afrique, assurer sa puissance temporaires et fournir des bras aux fournisseurs de coton et denrées de l’Europe.
    Comme au milieu du siècle, le contrôle des sites pétrolifères a été cédés pendant des décades, en échange de pouvoir sur les siens.

    Aujourd’hui, on cède les identités, le bénéfice que d’autres en tireront, le pouvoir d’influence et de décision sur la vie des béninois; de gré à gré.
    Comme ça, alors que l’Europe se prépare à promulguer une loi sur la protection des données privées, pour lutter contre l’influence des USA et des GAFA (Google, Apple, FaceBook, Amazon). Une fois de plus les dirigeants du Bénin livrent les leurs, sous la contraintes, pieds et poings liés à des compagnies étrangères.

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      GbetoMagnon Il y a 1 année

      “sous la contrainte”

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      GbetoMagnon Il y a 1 année

      “puissance TEMPORAIRE…fournir des bras POUR…coton et denrées A l’Europe…le contrôle…a été cédé… sous la CONTRAINTE”

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      BLAISEDEN Il y a 1 année

      Mon frère, tu es simplement trop pointu dans tes analyses. Si seulement nos dirigeants pouvaient en tenir compte, beaucoup de nos problèmes seraient réglés. Merci et bravo à toi.

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    Sonagnon Il y a 1 année

    TALON se moque vraiment du peuple béninois!!!
    Il n’a aucun respect pour les textes et fait comme bon lui semble.

    Sommes nous dans une République ou nous sommes tous des agents de Patrice TALON???

    J’ai mal quand je lis certaines choses, et LNT doit autoriser les insultes pour qu’on puisse se dégager un peu, si non on va mourir de colère!!!

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      BLAISEDEN Il y a 1 année

      Tu n’es pas le seul à avoir mal en lisant certaines sottises. Mais une chose est sûre, ceux-là seront rattrapé par le temps qu’on ne devance jamais. Donc t’inquiète. Prenons seulement un peu patience et ils ne pourront plus ouvrir la bouche pour parler.

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    GbetoMagnon Il y a 1 année

    Il est où “ALLOMANN” ? Ignorait-il tout ça ? “ALLOMANN” revient, tout est pardonné.. 🙂

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      Il a fui..pour aller se cacher à la médina..à dakar…

      A moins qu’il soit quelque part entre guédiawaye et pikine…en train de boire du thé…voire meme rufisque..

      S’il est malin..il irait dans le saloum….

      Il va falloir…le pister,le traquer..et le capturer…histoire…qu’il vienne s’expliquer..à la division des investigations criminelles…pour son soutein aveugle aux rupturiens…

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      GbetoMagnon Il y a 1 année

      “REVIENS..”

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    Pas un souhait, mais les faits sont têtus. Le Libéria n’a pas connu de guerre parce que les libériens sont des athées. Le Rwandais et le Burundi ont connu de génocide, pas parce que Dieu ne les aime pas ou qu’ils ne prient pas Dieu. Mais j’ai l’impression qu’au Bénin, lorsque les bouches sont pleines de gros morceaux de viandes, plus personne ne peut plus parler. Même Jean Baptiste ELIAS est devenu le singe qui ne voit rien, n’entend rien, et ne veut rien dire sous prétexte qu’il attend que des citoyens lui apportent les preuves de leurs allégations. M. ELIAS ignore qu’en novembre 2016, qu’il y a eu un relevé de conseil des ministres qui portent sur SAFRAN. M. ELIAS ignore également que la loi qui encadre le RAVIP a été voté au parlement en juin 2017. Tout ceci montre que, petit à petit, à pas de tortue, les béninois sont entrain de mettre en place, les bases de l’auto destruction du pays. C’est simplement dommage que la raison a déserté les débats et l’ombre de Patrice TALON crée plus de trouille à nos hommes politiques qu’on ne puisse l’imaginer.

    Allons faire notre devoir civique en nous faisant en roller au RAVIP, mais si le pire arrivait demain, que les responsabilités soient clairement situées.

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      BLAISEDEN Il y a 1 année

      Le pire n’arrivera jamais mes chers( ce n’est pas pour dire que DIEU n’aime que le Bénin), mais le moment venu on trouvera la solution pour barrer la voie à cet imposteur. 
      Quant à Elias J-B et Martin A, on sait maintenant pour quelle paroisse ils prêchaient. Ils ne valent même plus une feuille pourrie. Et, ils paieront cher tôt ou tard au peuple cette trahison.

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    Charles Il y a 1 année

    Si quelque chose ne va pas il faut toujours avoir le courage de parler. Trop c’est trop.

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    Bako n’est pas un exemple au Benin

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    Les béninois doivent se méfier de Talon. Il est pire que yayi pour la paix et la stabilité. Attention aux dérives et à la ruse qui peuvent plonger le pays dans le chaos  si  des outils aussi sensibles que le ravip sont  manipulés avec ruse et rage. Talon ne connaît que l’argent, la paix sociale et economique pour les plus démunis est le dernier de ses soucis.  Le Bénin est en train de sombrer à petit feu 

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    Candide Azannaï , tu n’as pas droit au chapitre . Bon ou mauvais tu dois assumer. C’est toi le premier a sorti le nom de Talon pour être President. Il faut que tu sois un jour responsable. C’est trop facile de critiquer. tu nous amené dans la gueule du Loup et nous lâche . Apres tu raconte des histoires. C’est la haine ton problème; un homme inconstant. Dégage !!!!!!!!

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      M. BOCCO, apprenez à séparer le bébé et l’eau sale du bain. Veux-tu nous dire que Yovo aussi ne serait pas venu avec des textes controversés ?

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      Mr bocco…azanai..est il le seul…?

      Le couple soglo,ajavon,abt ,pik,tévos,les communistes et les syndicats..ont tous demandé à voter talon..n’est ce pas..

      Le peuple dépourvu de discernement..du fait de son niveau… a suivi betement..et voici le résultat

      Les identifiants sémantiques avec un niveau argumentatif et lexique..des acteurs…ont conduit..à une pathologie collective..lors de cette campagne présidentielle….ou un zinsou….juste parce qu’il est métis…a été humilié et rejeté..comme un mal propre

      On a rien vu..encore

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    Depuis kérékou..en passant par yayi…chaque régime..a initié..son recensement….histoire de donner..à manger..aux copins et copines..

    Aujourdhui..le ravip….et demain ce sera autre chose…avec un nouveau régime

    La démocratie…est très douce…n’est ce pas…puisque celà permet..d’entretenir des rentiers…

    Pauvre de mon pays

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    Baba Didier Il y a 1 année

    Finalement qui dit la vérité… Bako dit que les données de la Lepi seront reversées dans le système.. on dirait que tout le monde doit s’inscrire….