Lancement officiel du Pasafred: Une bouffée d’air pour l’agriculture familiale au Bénin

Lancement officiel du Pasafred: Une bouffée d’air pour l’agriculture familiale au Bénin

L’hôtel Azalai de Cotonou, a servi de cadre le lundi 20 novembre 2017, au lancement officiel du Projet d’appui à la structuration d’une agriculture familiale rentable, équitable et durable (Pasafred).

Djougou : Producteurs agricoles outillés pour la lutte contre les chenilles ravageuses

Initié par l’Union des producteurs agricoles-Développement international (Upa-Di), en partenariat avec la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin), et d’autres organisations paysannes, ce projet vise à favoriser la croissance économique durable et inclusive pour les femmes, les jeunes et les populations vulnérables des milieux ruraux béninois.

Faire autrement l’agriculture au Bénin. C’est du moins ce que l’on peut souhaiter au regard des disparités et inégalités constatées au niveau de l’agriculture familiale. Représentant une part importante de l’agriculture béninoise, l’agriculture familiale a besoin d’être mieux organisée. C’est d’ailleurs à juste titre que le Projet d’appui à la structuration d’une agriculture familiale rentable, équitable et durable (Pasafred), a vu le jour.

Ce projet a été officiellement lancé le lundi 20 novembre 2017 à l’hôtel Azalai de Cotonou, pour le bonheur des agriculteurs à la base. Initié par l’Union des producteurs agricoles-Développement international (Upa-Di) en partenariat avec la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin), et d’autres organisations paysannes, ce projet vise à favoriser la croissance économique durable et inclusive des femmes des jeunes et des populations vulnérables des milieux ruraux béninois. La cérémonie de lancement s’est déroulée en deux parties. Primo la phase des discours, puis celle de la présentation du projet.

Vers la rentabilité de l’agriculture familiale

« C’est une manifestation importante pour les organisations paysannes du Bénin », s’est réjoui Athanase Akoué, secrétaire général de la Pnoppa. Pour lui, c’est le signe de l’intérêt que portent les organisations paysannes à la rentabilité de l’agriculture familiale, et la manifestation de la grande amitié entre le Canada et le Bénin.

Ce projet pilote permettra aussi de matérialiser la rentabilité de l’agriculture familiale, a par la suite indiqué le Sg. Abondant dans son sens, Beaudouin André le représentant de l’Upa-Di, a fait observer que ce projet est l’aboutissement de 20 ans de partenariat entre les agriculteurs du Bénin et ceux du Canada.

« Ce projet à quelques originalités parce qu’il permet d’analyser l’agriculture familiale en passant par la Fupro et le Gea, jusqu’à atteindre la Pnoppa » a-t-il mentionné. Au passage, la Fédération des unions des producteurs (Fupro) et le Groupement des exploitants agricoles (Gea), sont deux organisations faitières des groupements agricoles, chargées d’une composante du projet. Selon ses explications, ils veulent faire du Pasafred le précurseur d’une nouvelle approche entre les politiques et les groupements agricoles.

« Les résultats de ce projet seront à la hauteur des attentes de tous », a-t-il conclu.

Pour sa part, Zakari Tassou secrétaire général au Ministère du plan et du développement, représentant le ministre, a laissé entendre que ce projet à des notions clés -équitable, rentable et durable-, qui sont importantes pour le Ministère. La demande en alimentation de l’agriculture familiale, tourne autour de 60 à 70% selon le Sg.

Ceci argue-t-il,  témoigne de la place plus qu’importante de cette agriculture. Mieux, elle permet aux agriculteurs de se s’épanouir. Il invite les différents acteurs de ce projet à le mettre en œuvre comme il se doit, car ce faisant une partie du Pag sera réalisée. Dans un discours qui lui est propre, Bonaventure Kouakanou le directeur de cabinet au Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, a expliqué que la réduction de la pauvreté rurale au Bénin passe par une croissance économique durable et inclusive, pour les femmes, les jeunes et les populations vulnérables.

La mise en œuvre du Pasafred soutient le Dc, va permettre une meilleure adéquation entre les politiques affectant l’agriculture familiale et le milieu rural, les actions des organisations paysannes et l’agriculture vécue à la base. « Le Pasafred entend contribuer au développement des filières maïs et maniocs, et concentrera ses actions dans les départements du Zou et du plateau », a déclaré Bonaventure Kouakanou avant de lancer officiellement le projet. S’en est suivi la phase de présentation du projet.

Quid sur le projet

De cette présentation, l’on peut retenir que le Pasafred se déroulera dans les zones rurales du Bénin, notamment dans les départements du Zou et du plateau. Ce projet prend en compte uniquement le maïs et le manioc. C’est un secret de polichinelle que le mais est la première céréale produite et consommée au Bénin, et que le manioc quant à lui fait aussi partie des racines et tubercules les plus consommées. Ce projet a deux composantes.

La première est relative aux actions de plaidoyer de la Pnoppa à l’endroit des politiques, pour que l’agriculture familiale ait un environnement porteur, favorisant ainsi l’investissement. La deuxième composante s’occupe de la production. A ce niveau, la Fupro et le Gea en leur sein vont organiser les exploitants agricoles, particulièrement les femmes, afin que leurs entreprises agricoles puissent avoir une rentabilité certaine, tout en faisant promptement face aux changements climatiques, à travers des agricultures de résilience.

D’un montant de 2,7 milliards de nos francs, ce projet va durer cinq (05) années et plus de 100 000 bénéficiaires directs et près 4 000 000 de bénéficiaires indirects.

Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    Affedjou Senan Gérard 3 semaines

    Des résultats satisfaisants, c’est tout ce qu’on souhaite.