Marche du FSP au Bénin : Le bas peuple exprime son mal-être

Marche du FSP au Bénin : Le bas peuple exprime son mal-être

Après la marche du 13 octobre 2017, la coordination du Front pour le sursaut patriotique a réédité l’exploit d’une seconde marche de protestation à trois semaines d’intervalle, le 3 novembre 2017 à Cotonou.

Eugène Azatassou : « Je suis contre le Ravip avec comme opérateur technique Safran »

Cette seconde marche s’inscrit dans la série d’activités de protestation que le Front organise pour exprimer sa désapprobation du mode de gestion du gouvernement de la rupture. Pour cette seconde marche, c’est surtout le bas peuple, vendeurs ambulants, vendeurs à la criée, conducteurs de motos etc.,  qui ont constitué l’essentiel des participants. Exprimant ainsi le mal-être du bas peuple.

Les pancartes des manifestants affichaient plusieurs revendications : « non à la privatisation des entreprises d’Etat, non au Ravip avec Safran, non à l’acharnement contre les opposants au régime, non aux menaces sur la liberté de la presse, non au brouillage des fréquences de radio, etc ». Le cortège parti de l’Etoile rouge autour de 10h20, a emprunté le tronçon qui mène au carrefour Saint-Michel. Une première escale a été observée au carrefour Marina, qui selon Laurent Mètègnon : « rappelle la marche pour l’avènement de la démocratie de novembre 1989 ». Sous l’encadrement pacifique de la police, le cortège a observé un second arrêt au carrefour Saint Michel.

Pendant au moins 15 mn, les manifestants ont scandé des cris de colère à l’endroit du régime et entonné des chants pour exprimer leur déception face à la gestion des affaires par le gouvernement de la rupture. Ils ont décrié le pillage de l’économie par un petit clan, la paupérisation des masses, la monopolisation des entreprises d’Etat par des dirigeants gourmands, ainsi que l’adoption de lois antisociales. Touchés par l’initiative du Fsp, les vendeuses du marchés Dantokpa et bien d’autres débrouillards ont délibérément mis en veilleuse leur commerce pour rallier la foule jusqu’au point de chute de la marche à la bourse du travail. Et même si l’on n’a pas de statistiques sur le nombre de participants, c’était une marche réussite. D’abord en termes d’organisation, puisque la marche n’a enregistré aucune fausse note, puis en termes d’impacte sur les populations.

Sonorisation au point

La forte sonorisation ayant accompagné la marche sur tout son itinéraire, a permis de faire sortir les béninois de leurs domiciles. Ceux-ci ont acclamé les manifestants ou ont rejoint le mouvement. Presque tous les membres de la coordination du Fsp étaient présents : le coordonnateur Jean Kokou Zounon, le vice-coordonnateur Eugène Azatassou, les autres membres Kassa Mampo, Léonce Houngbadji, Paul Issè Iko, etc.

Eugène Azatassou avant la marche avait remercié les participants pour avoir fait le déplacement. Il a expliqué à l’assistance les raisons de la marche qui se résument à la dénonciation de la politique de confiscation des entreprises d’Etat par quelques membres du sérail, le rejet du Ravip de Safran, etc. Il a appelé les populations à se refuser que les données issues du recensement du Ravip soient utilisées pour constituer le fichier électoral. A sa fin, Jean Kokou Zounon quant à lui remercié toutes les personnes qui ont pris part à cette marche, promettant que tout le monde serait informé des prochaines activités du Front. La présence massive à cette marche de citoyens des classes pauvres, devrait faire réfléchir particulièrement le gouvernement Talon.

Commentaires

Commentaires du site 1
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    GbetoMagnon 2 semaines

    “Bas-peuple”… Hum. “couches populaires” eut-été plus respectueux, moins insultant.
    Même si je soupçonne l’auteur de n’avoir eu aucune mauvaise intention.
    Question de maîtrise des nuances de la langue.