Bénin : Les activistes des droits humains mettent sur pied la Cbddh

Bénin : Les activistes des droits humains mettent sur pied la Cbddh

A l’instar de leurs homologues du Togo, du Burkina Faso et de la côte d’ivoire, les défenseurs des droits humains au Bénin ont décidé de se réunir au sein d’une coalition pour réfléchir à leur sécurité.

Bénin : Contribution de la veille citoyenne à la construction démocratique

L’assemblée générale constitutive de ce regroupement dénommé ‘’Coalition béninoise des défenseurs des droits humains (Cbddh), a eu lieu mercredi 20 décembre 2017 au siège de la Maison de la société civile à Cotonou. Les acteurs de la société civile dont les activistes des droits humains, mettent en jeu leur propre sécurité voire leur propre vie en luttant contre les injustices dans la communauté.

C’est fort de ce constat que les défenseurs des droits l’Homme du Bénin ont décidé de se regrouper en un creuset capable de défendre leurs intérêts, et d’assurer leur protection en cas de besoin. Pour se faire, ils ont mis en place ce mercredi 20 décembre 2017 la Coalition des défenseurs des droits humains (CBDDH). Pour eux, la mise sur pied de ce regroupement vient combler un grand vide.

Un retard rattrapé

Avec la création de la Cbddh, le Bénin vient de faire un pas en avant pour rattraper d’autres pays de la sous-région dans le cadre de la promotion et de la protection des droits des défenseurs des droits humains. En effet, à en croire Joseph Glèlè le président du comité d’organisation, c’est depuis l’adoption en 1998 de la déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société pour promouvoir et protéger les droits de l’Homme ; et de la résolution A-Res-53-144, que certains pays ont pris des lois pour protéger les défenseurs des droits humains. Parmi ces pays, on retrouve la Côte d’ivoire qui, sur initiative des nations unies, a pris la loi 2014-388 du 20 juillet 2014, portant promotion et protection des défenseurs des droits de l’Homme. Pour ces activistes des droits humains, la mise sur pied de ce genre de coalition s’avère nécessaire pour la quiétude des défenseurs qu’ils sont. «Nous sommes là pour défendre le droit des autres. Pourquoi ne pas avoir une loi pour nous protéger et protéger notre famille ?», s’est interrogé le président du comité d’organisation, précisant au passage que l’objectif de la Cbddh sera de se battre et de faire un lobbying à l’endroit de l’assemblée nationale, pour qu’une loi soit prise et promulguée dans ce sens.

Pour Nobert Fanou-Ako, porte-parole du forum des droits humains, il est aussi important que les défenseurs s’unissent pour faire prospérer cette initiative. «Nous sommes chacun face à d’autres pouvoirs que nous n’arriverons pas à contrôler si nous restons seuls. Mais si on est ensemble, qu’on se retrouve qu’on se parle, qu’on analyse, qu’on est impartial dans ce que nous faisons, je crois que ça va être une très bonne contribution pour le développement de notre pays.», a déclaré Nobert Fanou-Ako.

Un conseil d’administration de cinq membres installé

Ainsi, vue son importance, la mise en place de la Cbddh n’a pas été faite du jour au lendemain. «La coalition a travaillé depuis janvier 2017, et nous avons essayé d’élaborer les statuts et le règlement intérieur», a expliqué Adamon Sidikatou membre du comité d’organisation, rappelant à l’assistance que la séance servira aux amendements, à la validation puis à l’élection du bureau directeur de la coalition. A la fin des travaux, c’est le juriste Serge Prince-Agbodjan qui a été porté à la tête de Coalition, en tant que Président d’un bureau de 5 membres. Joseph Akpokpo Glèlè a été quant à lui élu au poste de secrétaire général. Elizabeth Natabou, Abdel Raman O. Ouorou et Louis Woussa Kokou, occupent respectivement les postes de trésorier général, secrétaire à l’organisation et secrétaire à la communication.  

L’assemblée générale constitutive de la Cbddh a connu la présence de personnalités comme le Professeur Horace Adjolohoun, directeur de cabinet du président de la commission de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples, basée en Tanzanie. Il a apporté tout son soutien à l’initiative

Commentaires

Commentaires du site 0