Bénin : La Police républicaine de Talon à l’épreuve de la résistance des flics

Bénin : La Police républicaine de Talon à l’épreuve de la résistance des flics

L’ère de la réforme a sonné dans tous les secteurs d’activité au Bénin. Le gouvernement de la rupture, dans sa politique de bonne gouvernance et de la

Bénin : 166 Allo ! Police secours, un nouveau numéro vert mis en service

L’ère de la réforme a sonné dans tous les secteurs d’activité au Bénin. Le gouvernement de la rupture, dans sa politique de bonne gouvernance et de la réduction du train de vie de l’Etat, s’inscrit dans une dynamique réformatrice.

Il y va avec ruse et stratégie. Ces réformes suscitent de nombreuses réactions et protestations, preuve du point auquel ces réformes sont impopulaires. C’est le cas de la Police où le Syndicat national des gardiens et brigadiers de paix du Bénin (Synagab-Police), a produit un communiqué pour exprimer sa mauvaise humeur.

La réforme de Patrice Talon n’est pas la bienvenue à la Police nationale. Et pour cause, les gardiens et brigadiers de paix de l’institution en charge de la sécurité publique, donnent de la voix et manifestent leur mécontentement. Et ces grincements de dents pourraient se muer en un mouvement d’humeur général, qui va affecter le corps au vue de la pertinence des préoccupations évoquées. Il est dénoncé le traitement peu orthodoxe dont les ‘’petits flics’’ font l’objet de la part de leur hiérarchie. En effet, dans un communiqué n°007-2017/Synagab-Police-Bénin, le Synagab un syndicat qui regroupe les gardiens et brigadiers de la paix, alerte : « Camarades policiers, soyons prêts pour l’action finale qui fera entendre raison à nos dirigeants, qui manifestement n’ont aucun intérêt pour notre évolution professionnelle mais persistent dans la prise des mesures, des décisions bancales et précipitées au sein de la Police nationale ». Les ‘’petits flics’’ murmurent notamment après avoir constaté que leurs démarches et communiqués pour aboutir au projet de réforme ou pour dénoncer des injustices, sont restés sans réaction de la part de la hiérarchie.

Ce qui fâche les flics en plus du projet de création d’une police Républicaine, c’est le processus de

reversement-reclassement, auquel le Synagab n’a pas été associé. Le processus est arrivé à terme, sans que les autorités ne tiennent compte des doléances des hommes de rang. Une aberration selon une source proche du Synagab joint au téléphone hier mardi. Ce dernier estime et a martelé que : « Le gardien de paix est le socle de la police. La police ne peut pas exister sans les gardiens de paix… ». Le ‘’renversement’’ au lieu de reversement fait avec ruse par les autorités policières a des conséquences sur les agents. « Des carrières sont en voie d’être brisées, des fonctionnaires de police en voie d’être dégradés », détaille le Synagab.  Il précise que si depuis 2015 la Direction générale de la police nationale (Dgpn) est incapable d’organiser des tests pour faire avancer les fonctionnaires de police, il est quand même normal qu’elle les laisse porter leurs grades actuels par respect du principe du droit acquis, et de la non rétroactivité de la loi.

Une fusion à polémique, sur fond de contestation

Agitée en pompe, la police républicaine en création pourrait être noyée dans les contestations. Une source proche du Synagab indique qu’il y a du deux poids deux mesures. Il se demande comment les autorités peuvent inviter un syndicat aux négociations au détriment d’un autre, empêchant de ce fait le corps des gardiens de la paix de faire des amendements alors qu’ils représentent une part importante des forces de sécurité publique. Selon ses propos, la commission des lois a montré sa disponibilité à écouter les agents de la police. Mais le Synagab a été surpris de n’avoir pas été associé aux travaux pendant que le haut commandement et la Synapolice se sont fait représenter. « On en a marre » a-t-il conclu, soutenant que le Synagab a une existence légale au même titre que l’autre syndicat de la police. Pour une fusion en douce, le Synagab exige la relecture d’urgence des décrets 2016-137 du 17 mars 2016, et 2017-353 du 19 juillet 2017, en vue de lever les verrous situés dans les articles qui imposent de reverser les hommes de rang exclusivement dans le corps dont ils faisaient partie en 2015, alors qu’on est en décembre 2017 et que l’obligation de test pour porter le grade de S/BPx2, un grade que des milliers de policiers porteraient si l’administration avait fonctionné avec célérité. Le chef de l’Etat devra corriger cette injustice, pour empêcher que les gardiens de paix vivent d’expédient, dans leur mission de protection de la nation. Corriger d’urgence ce qui doit l’être pour une fusion parfaite des forces de sécurité, exige le Synagab prêt à un sit-in le moment venu

Commentaires

Commentaires du site 0