Bénin : Voici pourquoi les députés de la minorité ont refusé de voter le budget 2018

Bénin : Voici pourquoi les députés de la minorité ont refusé de voter le budget 2018

Les députés de la minorité parlementaire se sont opposés au vote de loi des finances de l’Etat exercice 2018, au parlement hier jeudi 21 décembre 2017, contrairement au précédent budget voté à l’unanimité des députés en décembre 2016.

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Le budget de l’Etat exercice 2018 a été voté au parlement ce jeudi sans les députés de la minorité parlementaire. Ce bloc des élus du peuple qui anime l’opposition au parlement, n’a pas donné son quitus à la loi des finances de l’Etat comme au précédent budget du gouvernement, voté à l’unanimité par les députés en décembre 2016.

Les raisons qui sous-tendent leur choix sont multiples. Dans leur déclaration, ils constatent que la loi des finances 2018 ne répond pas aux aspirations du peuple qu’ils représentent.

« Nous députés de la minorité parlementaire, en vertu du pouvoir que le peuple souverain nous a conféré, ne sommes pas prêts à accorder notre voix à ce projet de budget exercice 2018. Car autoriser ce budget c’est participer à un crime contre l’économie nationale et contre les populations que nous représentons au parlement. Si malgré tout ce projet de loi de finances exercice 2018 venait à être adopté, cette fois-ci c’est le peuple qui avisera », déclarent-ils.

Les raisons du refus de vote du budget

La recherche du bien-être des populations n’est pas traduite dans ce projet de loi de finance exercice 2018, en écho aux observations de la Directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), qui a relevé une insuffisance de mesures sociales dans les actions du gouvernement. La minorité avait aussi formulé vingt six amendements pour donner un visage plus social à la loi de finance 2018. Entre-autres, sur la Taxe professionnelle synthétique (Tps), contrairement à celle du budget 2017, la minorité parlementaire affirme que la nouvelle disposition est un recul fiscal pour les opérateurs économiques. La suppression de l’exonération de tout droit, taxe de douane et de la Tva sur l’achat des camions neufs importés fabriqués ou vendus durant la période du 1er janvier au 31 décembre 2018, prévue par le gouvernement dans l’article 18 de la loi de finance.

« Cette mesure est un canular présenté à dessein… la réalité nous la connaissons. Cette exonération profitera aux hommes d’affaires bien ciblés », déclare le bloc de la minorité parlementaire qui se demande combien de Béninois peuvent s’acheter un camion à l’état neuf.

La suppression de la redevance de 60 francs à payer sur le kilogramme de noix de karité, alors que le prix de cession est dérisoire. La suppression de l’article 14 de la loi des finances qui institue à partir de janvier 2018 la RAU et la RSC, perçues au cordon douanier, supportées par le dernier consommateur. Les députés du bloc de la minorité rappellent que le ministre des Finances avait promis en 2017 le retrait de la taxe sur les véhicules à moteur de moins quatre roues, et utilisés pour le transport privé, mais l’a reconduite…

Pour la minorité parlementaire, ce projet de budget mettra une pression sur les opérateurs économiques. Il est antisocial, ne prend pas en compte les aspirations du peuple, conçu pour faire la part belle aux riches hommes, dirigé contre les pauvres populations des zones les plus déshéritées du pays, participe à l’amenuisement du panier de la ménagère. Son exécution sera entourée de mystères. La minorité craint son exécution à plus de 90%, sans aucun impact positif sur la vie des Béninois comme ce fut le cas pour le budget de 2010 milliards.

Contradictions

Le ministre de l’Economie et des Finances a indiqué lors de son passage au parlement les 13 et 14 novembre 2017, que le taux d’exécution du budget 2017 est de 92% en termes de recettes. Romuald Wadagni n’a pas présenté l’exécution du budget en cours, tenant compte de son niveau d’exécution afin septembre 2017, et suivant le canevas de présentation des documents budgétaires que la commission des finances et des échanges a recommandé au gouvernement.

Paradoxalement, le ministre d’Etat chargé du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané lors de son passage pour présenter le Pib le mardi 14 novembre 2017, a évoqué un faible taux d’exécution physique et financière des projets et programmes par rapport aux prévisions. Selon lui, seuls dix-sept anciens projets sont arrivés à terme, soit 6% du Pib représentant 5% du Pag. Il est à noter selon les députés de la minorité parlementaire, que le gouvernement a eu recours à une politique d’endettement massif, pour renflouer les caisses de l’Etat à travers les emprunts obligataires et les bons de trésor, relevant ainsi le plafond de la dette nationale de 42 à plus de 60% du Programme d’investissement public (Pib), en dix huit mois de gestion seulement

Commentaires

Commentaires du site 5
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    Cocorico Il y a 9 mois

    Laisse Guillaume radoter c’est pour bientôt

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    OLLA OUMAR Il y a 9 mois

    Pour l’instant et depuis plus de 20 mois ce sont houngbedji et talon qui baisent allègrement les beninois 😡😡

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    Azanhouan Il y a 9 mois

    Prrrrrrrr vraiment bébé député tu n’iras pas loin aux côtés de FCBE (djenontin et consorts)+PCB (Ahossi basile) Ils vont bientôt te baiser pour leurs intérêts perso hahahaha

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    Guillaume Il y a 9 mois

    Le bébé député se sent assez bien dans le berceau FCBE

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      Gont Gont Il y a 9 mois

      Guillaume,
      Quand on est convaincu d’une cause soi-telle noble ou ignoble,
      Quand veut défendre un gouvernement dans lequel on croit;
      Quand on pense qu’un gouvernement fait bien;
      Quand on estimes que les opposants délirent,

      Eh bien, on apporte des arguments contraires jugés solides. On répond point par point aux argumentations. Ce faisant vous auriez aidé votre mentor.

      Mais vous et les klébés (que j vois de moins en moins maintenant) de la rupture, vous préférez verser dans des injures qui ne vous honorent guère et vous discréditent. C’est la belle preuve que vous êtes à court d’arguments