Renforcement des outils de lutte contre la corruption au Bénin

Renforcement des outils de lutte contre la corruption au Bénin

Les membres du programme « Jeunes unis contre la corruption », ont procédé dans l’après-midi du vendredi 15 décembre 2017 à l’Infosec de Cotonou, au lancement de leur manifeste « La corruption racontée », et de l’application « Anticorr ». Ceci pour renforcer les outils de lutte contre la corruption au Bénin.

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Lancement de « La corruption racontée », manifeste de 63 pages et de « Anticorr », application téléchargeable sur téléphone portable. Voilà les raisons du rassemblement des Jeunes unis contre la corruption à l’Infosec de Cotonou, dans l’après-midi du vendredi 15 décembre 2017.

Avec « La corruption racontée », ces anciens boursiers du programme Young african leader initiative (Yali) 2016, ont tenu à inviter les jeunes Béninois dans le débat sur la corruption pour une prise de conscience et un engagement vrais, en vue d’une meilleure gouvernance. Mais également pour devenir des vecteurs de pratiques de bonne gouvernance et d’éthique. D’après Hermion Dokoui, coordonnateur du projet, ce manifeste est préfacé par le Pr Brice Sinsin, recteur de l’université d’Abomey-Calavi. Il contient 10 articles originaux de jeunes de nationalités béninoise, sénégalaise et nigérienne ; comporte des propositions de pistes de travail et de réflexions pour apporter des solutions à la corruption, à l’en croire.

D’après Barkatou Adamou Sabi Boun, l’application « Anticorr » qui veut intégralement dire « anti-corruption », est un outil de dénonciation des actes de corruption et d’information sur l’état du fléau au Bénin. Elle comporte deux interfaces : administration et client, d’après ses propos. Selon Roland Alavo, membre de l’équipe de conception d’anticorr, cette application offre une possibilité de dénonciation aussi bien par écrit qu’oralement.

Elle donne également la possibilité de voter, de commenter, d’identifier les institutions et les régions les plus probablement corrompues, de consulter les textes juridiques sur la corruption au Bénin, à l’en croire. Kanishka Gangopadhyay, directeur des affaires publiques de l’Ambassade des Etats-unis près le Bénin, a trouvé que les Béninois doivent se saisir de ces outils, particulièrement d’anticorr. Il y a surtout invité les jeunes, car selon lui seul un vrai mouvement de leur part permettra de vaincre la corruption, et cette initiative des Jeunes unis contre la corruption est un bon début.

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