Retrait de licence à Glo au Bénin : le social comme dernier souci de la rupture

Retrait de licence à Glo au Bénin :  le social comme dernier souci de la rupture

Une décision de l’Autorité de régulation de la communication électronique et de la poste (Arcep), vient de mettre fin à la licence d’exploitation du réseau de l’opérateur Glo mobile Bénin.

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Cela revient à dire que Glo Mobile Bénin devra fermer et envoyer au chômage contre sa volonté, plus d’un millier d’employés directs. Une preuve de plus, que le social comme la sécurisation de l’emploi ne constituent pas la priorité du gouvernement. Le Bénin enregistre de plus en plus de chômeurs, du fait de la fermeture unilatérale des entreprises privées par le gouvernement.

Cela passe par des retraits d’agrément, de licence, ou par la privatisation des sociétés publiques. Des actes auxquels le régime Talon s’adonne depuis plus de vingt mois. Aux milliers d’agents ayant rejoint le chômage avec douleur et lamentations, il faudra désormais ajouter les 1100 employés directs de la société Glo Mobile Bénin, sans compter des milliers autres emplois indirects. Dans ce bilan, il convient aussi de mentionner les entreprises de sous-traitance qui faisaient des prestations auprès de Glo, et qui devront fermer leurs portes ou se passer de certains agents.

Cette société vient de perdre sa licence d’exploitation de réseau de téléphonie mobile au Bénin, malgré une volonté affichée de renouveler sa convention, arrivée à expiration depuis le 19 août 2017. La décision n°2017-274/Arcep/Pt/Se/Dr/Dri/Dfc/Dajrc/Gu, fixant les mesures relatives à l’expiration de la licence d’exploitation de réseau de téléphonie mobile de norme Gsm de Glo Mobile Bénin Sa, prise par l’Autorité de régulation de la communication électronique et de la poste (Arcep), met fin aux services de Glo depuis le 18 décembre 2017.

C’est tout une batterie de mesures qui a été prise à l’endroit de cette entreprise de téléphonie mobile, dont voici la teneur : article 1er : « la société Glo Mobile Bénin Sa ne dispose plus du plein droit d’exploiter un réseau de téléphonie de norme Gsm en République du Bénin, à l’exception des mesures fixées aux articles 2 et 3 de la présente décision ». Article 2 : « il est fait obligation à Glo Mobile Bénin Sa, à compter de la notification de la présente décision de communiquer aux abonnés la cessation de ses activités ; inviter ses abonnés à consommer définitivement les crédits disponibles sur leurs comptes dans un délai de trente jours à compter de la notification de la décision ; arrêter la vente de nouvelles cartes Sim sur toute l’étendue du territoire national de la République du Bénin ; arrêter la vente des cartes de recharge au niveau de toutes ses agences, y compris ses masters distributions ; le cas échéant, discuter des conventions commerciales avec les autres opérateurs et en faire un point à l’Arcep-Bénin, au plus tard trente jours à compter de la notification de la présente décision ».  

De l’inopportunité de la décision de l’Arcep

On sait que très souvent les entreprises négocient directement avec le gouvernement l’obtention ou le renouvellement de leur licence. Dès lors, le rôle de l’Arcep est technique et non décisif. On peut donc comprendre que le communiqué signé par l’Arcep ne relève pas de sa compétence réelle. Mais à titre folklorique, l’Arcep est utilisée pour servir de couverture là où le gouvernement s’est montré catégorique et intransigeant. Sinon, comment comprendre que l’on retire la licence à une entreprise qui a accepté de la renouveler ? Comment l’Arcep qui a donné son avis favorable au renouvellement de ladite licence par le gouvernement, est encore la même qui se refuse à la renouveler. Les vraies motivations de tout cet acharnement sont certainement ailleurs…

L’Etat affairiste et insensible au social

L’Etat béninois montre démesurément son ardent désir de flouer aussi bien les opérateurs économiques que les citoyens. Les mesures du régime de la rupture deviennent une pénitence pour l’ensemble des créateurs de richesse. Elles mettent en péril, comme on peut le constater, les emplois et la quiétude des populations. Le gouvernement de la rupture passe si bien outre ses engagements, qu’on se demande si l’intérêt général et le bien-être des populations préoccupe réellement la gouvernance Talon.

En effet, alors que le régime défunt avait aisément accédé à la demande de renouvellement de la convention de Glo mobile Bénin S.A., l’actuel a établi des conditions de renouvellement asphyxiantes à tous les opérateurs de téléphonie mobile. Personne n’a oublié le contentieux qui a opposé il y a quelques semaines le gouvernement à Mtn. On parle du relèvement du montant à payer pour la licence 3G, désormais fixé à 50 milliards. Une décision contestée par l’entreprise Glo, qui estime que la licence 3G ne plus être aussi onéreuse, vu que la 4G est largement en vogue.

C’est pour cette raison que l’entreprise aurait proposé 26 et demi au lieu des 50 milliards réclamés par l’Etat. C’est cette mésentente qui serait à l’origine du retrait d’agrément. Mais cette décision parait tout de même sévère, à l’endroit d’une entreprise déjà installée sur le territoire béninois, qui utilise 1100 employés et fait vivre des milliers d’autres gens. Vivement que l’Etat se concentre dorénavant sur l’essentiel des préoccupations du peuple béninois

Commentaires

Commentaires du site 1
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    FaithFulsnessofGod Il y a 11 mois

    DIEU EST GRAND