Togo : le dialogue rompu avant même d’avoir commencé

Togo : le dialogue rompu avant même d’avoir commencé

Au Togo, la situation politique semble des plus instables. La coalition de l'opposition a même décidé de boycotter les "consultations" entamées par le gouvernement afin de renouer le dialogue.

Crise politique au Togo : Ce que l’Afrique et la communauté internationale doivent comprendre

Une manoeuvre de diversion. Ce sont par ces mots que la coalition de l’opposition togolaise, a décidé de qualifier les consultations entamées par le gouvernement afin de renouer le dialogue. Résultat ? La situation politique du pays semble des plus instables.

Il faut dire que la crise dure depuis plus de trois mois et ceux, qui voyaient en ces dialogues une porte de sortie, ont dû être bien déçus. Censées être tenues à huis-clos, ces négociations, dont seuls 5 partis sur les 14 de la coalition ont été conviés, n’auront même pas débuté.

C’est une manœuvre de diversion. Au sein de la coalition, nous sommes très vigilants, nous nous sommes concertés sur une réponse commune. Le gouvernement est disqualifié pour mener des consultations“, a ainsi déclaré à l’Agence France Presse la coordonnatrice de la coalition de l’opposition Brigitte Adjamagbo-Johnson. 

Ceux qui doivent nous appeler pour des consultations, ce sont les médiateurs. Le régime est l’un des protagonistes de la crise et pour la régler, les médiateurs ont offert de réunir autour d’une table les deux protagonistes que nous sommes“, a également déclaré Mme Adjamagbo-Johnson.

Depuis plusieurs semaines, des marches hebdomadaires rassemblant des milliers, voir des dizaines de milliers de Togolais dans les rues, sont organisées. Si la situation ne se décante pas rapidement, le risque  d’assister à un embrasement est réel. Le leader de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, ne semble lui, pas prêt à discuter calmement : « Le gouvernement doit se comporter comme partie et non comme partie et juge ». Assurant cependant que le départ immédiat de Faure Gnassingbé n’était plus une exigence de sortie de crise, celui-ci a tout de même demandé qu’un gouvernement de transition soit mis en place, et ce, le plus rapidement possible.

De son côté, le président togolais, semble optimiste quant à la résolution de ce conflit. Celui qui assure la présidence de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) jusqu’en février 2018, affichait même un large sourire lorsque son homologue ivoirien assurait être confiant quant au retour de la paix au Togo.

Cependant, comme le prédit Mohamed Djabakate, les discussions seront longues, périlleuses et difficiles, bien qu’indispensable à un renouveau constitutionnel.

Commentaires

Commentaires du site 1
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    virgile Il y a 10 mois

    Mr les journalistes du LNT vous constatez que ailleurs les gens ne se laissent pas aller à de n’importe quoi.
    C’est claire le gouvernement est un protagoniste donc ne saurait organiser des consultations.
    Les consultations il y a en déjà eu suffisamment. Le médiateur désigné de la CEDEAO, le président Ghanéen en a déjà fait. Reste simplement le début du dialogue . Que toute l’Afrique de l’ouest soit vigilante face un pourvoir togolais clanique, ethnique, régionaliste, et brutal. Tous les pays ouest africains ont signés l’acte de l’alternance au pouvoir, sauf le Togo. le Togo dépasse t il le Nigeria?