Bénin : Le dialogue, la grande faiblesse du régime Talon

Bénin : Le dialogue, la grande faiblesse du régime Talon

Le gouvernement de la rupture est de plus en plus silencieux sur les problèmes sociaux. Et la conséquence est la paralysie générale de l’administration publique béninoise, selon le mot d’ordre des secrétaires généraux de centrales et confédérations syndicales, qui constatent avec amertume le défaut de dialogue avec les travailleurs.

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A cela s’ajoute une multitude de dénonciations sur des réformes hasardeuses, engagées avec un forcing extraordinaire qui suscite l’indignation dans l’administration publique.

Le gouvernant s’est caserné, regardant dérouler apathique le film de la grève générale des travailleurs, dont l’impact est dramatique pour les secteurs concernés et la population. Inutile de rappeler que les trois ordres d’enseignement partent en grève ce mardi pour soixante douze heures. C’est également le cas dans le secteur de la santé. A la magistrature, la grève se déroule depuis bientôt deux semaines, comme un véhicule sans frein, pour paraphraser Michel Adjaka, président de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab). Le gouvernement du président Talon s’est montré réfractaire au dialogue, malgré les appels de pieds que les travailleurs, à travers leurs organisations syndicales, lui ont lancé à maintes reprises.

La perturbation de l’administration béninoise intervient ainsi en réaction à son mutisme sur les problèmes sociaux, et elle a atteint son point culminant avec une série de mouvements de grève, déclenchés dans tous les secteurs d’activité. Le gouvernement de la rupture pouvait donc épargner au Bénin cette situation fâcheuse qui ne manquera pas d’impact son économie, s’il avait eu une oreille attentive aux préoccupations des travailleurs. Pendant que les magistrats ont déclenché leur grève au motif du retrait de ce droit acquis à travers le vote d’une loi intervenu au parlement le 02 janvier dernier, le gouvernement est resté muet, sans anticiper sur les négociations avec les autres corps concernés, par la privatisation de droit de grève.

Ce qui a déclenché la passion des agents du secteur de la santé qui évoquent la mauvaise foi du gouvernement, qui a décidé de leur retirer le droit de grève sans honorer ses engagements pris courant novembre 2017 lors de leur rencontre à la présidence.  Ce qui fait monter la tension sociale selon les informations de sources syndicales, c’est donc le refus délibéré du gouvernement du président Talon d’écouter les travailleurs. Ce régime persiste dans un dialogue de sourds, alors que plusieurs faits l’accablent et l’interpellent sur le plan social. Les magistrats ont entamé leur grève sans être écoutés. Les agents de la santé ont menacé d’aller en grève sans être reçus par les gouvernants. Les syndicats des Universités nationales du Bénin et les ministères, dont les syndicats sont affiliés aux confédérations syndicales, sont également en mouvement. Mais rien de tout ça ne fait réagir le régime. Il ne s’est pas préoccupé outre mesure de la situation, laissant perdurer la tension sociale qui visiblement plonge toute l’administration dans une situation de grève. La grande remarque est que le dialogue laisse place à l’intimidation des agents de l’Etat grévistes

Commentaires

Commentaires du site 1
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    Patrick Il y a 6 mois

    Mr le président de la République du Bénin je veux te donner une conseil. Ce qui te critiquent c’est ce qui t aime. Ce qui dit ‘oui oui tout va bien ceux là son des mafia dangereux derrière toi .attention Mr le président de la République.’les députés de la majorité parlementaire qui te soutien et il vote les lois sans pensser se qui va se passer apres c’est dangereux pour toi après c’est ton nons qui va circulé .mr le président aller voir les encien du pays ‘pour avoir des vrais conseil. Parlement zéro