Décision Dcc 18-001: Réaction d’un député de la majorité et d’un de la minorité

Décision Dcc 18-001: Réaction d’un député de la majorité et d’un de la minorité

La Cour Constitutionnelle dans sa décision Dcc 18-001 du 18 janvier 2018 a déclaré anticonstitutionnelle le retrait du droit de grève à certains travailleurs de l’Etat. Suite à cette décision, deux députés ont donné leurs avis.

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-L’He Nourénou Atchadé : « C’est une victoire de la démocratie »

« Cette décision de la Cour constitutionnelle est une victoire de la démocratie, une victoire du peuple béninois et  des centrales syndicales. Les députés que nous sommes, avons voulu tordre le cou à la démocratie. La constitution est bien claire, elle dit qu’il faut que l’Etat reconnaisse la grève et la protège. En retirant le droit de grève, c’est une manière de tordre le cou à la constitution. Maintenant la Cour constitutionnelle nous a ramenés à l’ordre et en tant que démocrate, nous devons l’accepter ainsi.  A l’heure actuelle, nous allons repartir à la case de départ. Le droit de grève est reconnu aux travailleurs et une fois de retour au Parlement, nous allons voir ce qu’il faudra faire pour encadrer la grève… ».

-Honorable Patrice Nobimè : « Nous allons encadrer la loi selon les recommandations de la Cour »

« …La décision de la Cour constitutionnelle est sans recours. Cela prouve la vitalité de notre démocratie. Nous avons pris bonne note. La Cour a parlé. Nous nous conformerons. Nous ne contestons pas. Si les décisions de la Cour n’étaient pas respectées, vous imaginez ce que serait notre démocratie ? Mais la grève est un gouleau d’étranglement, une peste qui ralentit le dynamisme de développement. La grève, au lieu d’être un moyen de revendication légitime du travailleur, est devenue un moyen de chantage, de vengeance politique et de règlement de compte. Nous n’avons point l’intention de brimer les libertés des travailleurs car pour preuve, leur droit syndical est toujours valable. Néanmoins pour des questions de développement, nous devons rabattre notre égo personnel…Nous ne devons pas seulement regarder l’article 31 de notre Constitution pour apprécier l’intention du législateur de retirer le droit de grève. Bien que cette décision de la Cour constitutionnelle soit objet de discussion de revirement jurisprudentiel, nous n’allons pas aller sur ce terrain. Nous allons encadrer la loi selon les recommandations de la Cour… ».

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