Déportation d’Africains en Israël : des intellectuels et survivants de la Shoah prennent position

Déportation d’Africains en Israël : des intellectuels et survivants de la Shoah prennent positionBenjamin Netanyahou, Crédits photo : DR

Après la décision d'Israël de déporter près de 40.000 Africains hors de ses frontières, de nombreuses personnes ont élevé la voix.

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D’ici à la mi-avril 2018, Israël pourrait en effet, déporter près de 40,000 Africains hors de ses frontières. Une décision insoutenable pour beaucoup. En effet, au regard du passé du peuple juif, cette décision de Benjamin Netanyahou a de quoi surprendre. Si celui-ci se défend de ne pas être le bureau du chômage de l’Afrique et de ne déporter que des travailleurs illégaux, de nombreux survivants de la Shoah, intellectuels et ONG se sont insurgés.

Questionné à ce sujet, Yad Vashem , directeur du mémorial de la Shoah, a expliqué qu’Israël ne devait pas aller à l’encontre de son devoir. Selon lui, il est de la responsabilité historique du pays d’octroyer un statut aux personnes ayant « une épée au cou ». Une sortie mal perçue par le gouvernement qui n’a pas hésité à répondre à ses détracteurs, assurant que les personnes ayant accès au statut de réfugié ainsi que leurs familles pourront, bien évidement, rester.

Face à cette timide réponse, la grogne augmente. En effet, selon certains chiffres donnés par plusieurs militants anti-déportation, sur 15,000 demandes d’asiles émanant de personnes originaire du continent africains en 2017, seules 11 auraient été reçues par le gouvernement. Une hypocrisie bien mal accueillie par ONG et défenseurs des droits des migrants, surtout qu’Israël semble pousser ses illégaux au départ. En effet, pour quiconque assumant un départ volontaire, un billet d’avion ainsi que la somme de 3,500 dollars seront versés.

Ces réfugiés, principalement originaire de pays comme le Soudan ou l’Érythrée, pourraient risque leur vie à chaque instant, si jamais ils étaient poussé à rentrer chez eux. Instable politiquement et économiquement, ces régions chargées d’une affreuse histoire; n’ont rien à offrir à ces exilés.

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