Développement de l’Afrique : Moïse Kérékou explique les freins et donne les solutions

Développement de l’Afrique : Moïse Kérékou explique les freins et donne les solutions

Le développement de l’Afrique préoccupe le Réseau des journalistes africains de France (Rejap). Le vendredi 26 janvier 2018, ce réseau a organisé à l’espace Van Gogh à Paris, une conférence publique sur le thème « Qu’est ce qui retarde le développement de l’Afrique en général, et du Bénin en particulier ? ».

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Le conférencier Moïse Kérékou a focalisé son argumentaire sur les réformes à entreprendre pour faire de l’Union africaine (Ua) un instrument de développement.

Depuis qu’il a quitté son poste d’ambassadeur du Bénin en Turquie, Moïse Kérékou est sollicité à l’internationale pour son expertise sur les questions de développement de l’Afrique. Vendredi 26 janvier 2018 à l’Espace Van Gogh à Paris où il a été sollicité par le Rejap, il a présenté à la presse africaine et française ainsi qu’à la diaspora africaine vivant en France, une communication sur le développement de l’Afrique. S’inspirant fortement des idées développées dans ses deux livres, « Union africaine et processus d’intégration », et « Manifeste de la relève », l’ambassadeur a affirmé que l’Ua sous sa conception actuelle est inefficace. Selon lui, l’institution panafricaine ne dispose d’aucune maquette de construction et le modèle institutionnel copié de l’Union européenne n’est pas adapté aux réalités d’Afrique. Il soulève aussi d’autres causes majeures de la lenteur du processus d’intégration, dont le manque de fonds, l’inefficacité de la commission de l’union, le manque de coordination des communautés régionales, la problématique de l’identité, la question de la souveraineté.

Après ce diagnostic objectif, Moïse Kérékou propose plusieurs recommandations. La première pour lui est de donner une nouvelle direction à la commission de l’Ua, de doter la commission d’un réel pouvoir, et de transformer l’institution. De rechercher de nouvelles sources de financement, de changer le mode de vote, de renforcer les communautés économiques régionales et de se doter d’une maquette de construction.

Prônant le panafricanisme scientifique qu’il faut enseigner dans les universités, Moïse Kérékou a profité de cette occasion pour exposer sa nouvelle théorie sur la pauvreté. Selon lui, la pauvreté est d’abord mentale. Autrement dit, la création de la richesse, la production et le développement, sont liés à l’état d’esprit du peuple. Et il le démontre à travers certains exemples de pays. Il ajoute que « si la démocratie en Afrique n’a pas conduit au développement comme on l’espérait, c’est parce qu’il manque à ce processus un chaînon qui est la bonne gouvernance. L’orateur a ébranlé les anciennes convictions de plus d’un. Dr Armand Ogou, spécialiste en économie numérique, a reconnu la pertinence de la nouvelle théorie ainsi que la perspicacité de son auteur. Il reconnaît que la profondeur et la logique des arguments sont d’une telle ampleur, d’une telle force, qu’elles ébranlent les perceptions antérieures et les remplacent par de nouvelles idées plus fraîches, mieux structurées et qui laissent entrevoir une solution aux problèmes. Des icônes de la presse africaine à Paris comme Eugénie Diecky d’Africa N°1 ; Amo de la Côte d’Ivoire, Vianney Assani de canal 3, Bruno Fanucci le grand reporter et Jean Pierre Bejot de la Dépêche diplomatique, étaient de la partie

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