Affaire Sébastien Ajavon : Ce qui est reproché à l’homme d’affaires

Affaire Sébastien Ajavon : Ce qui est reproché à l’homme d’affaires

Trois sociétés de l’homme d’affaires béninois Sébastien Ajavon, ont subi un redressement fiscal à hauteur cent cinquante cinq milliards sept cent quatre vingt dix sept millions, deux cent soixante dix sept mille huit cent quarante quatre (155.797.277.844) francs Cfa.

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Les inspecteurs vérificateurs ont notifié à chaque administrateur des différentes sociétés, la confirmation de leur redressement fiscal. Ce qui suppose que Sébastien Ajavon devra se résoudre à verser ce montant dans les caisses de l’Etat, puisque ses requêtes ne sont pas prises en compte par l’administration fiscale qui a remis en cause les observations des sociétés adressées en guise de protestation, contre ce montant exorbitant.

Chaque jour révèle son lot de ce qu’il convient d’appeler un acharnement politique contre un opérateur économique béninois, à cause de ses prises de position sur les actes de gouvernance du régime dont il a contribué à l’installation. En effet, le service de la fiscalité du ministère de l’économie et des finances, a fait une fouille des sociétés de Sébastien Ajavon.

Après le passage du 29 janvier 2018, ces inspecteurs vérificateurs des services du ministère de l’Economie et des Finances, ont notifié le redressement fiscal des sociétés JLR Sa Unipersonnelle, Comon Sa et Société civile immobilière Elite, de l’homme d’affaires béninois Sébastien Ajavon. Cette notification est faite à travers la lettre n°002 MEF/DC/SGM/DGI/DGE/SCF, portant confirmation de redressement suite à la vérification générale de comptabilité portant sur les exercices 2014, 2015, 2016 et janvier à avril 2017. Par ce courrier, l’administrateur de la société Comon Sa est informé du montant total de redressement et des principaux reproches faits à la société par les fiscalistes.

« A la suite de l’examen des éléments de réponse contenus dans la lettre n°092/AG/DCPTA du 17/08/17, et de l’exploitation des pièces justificatives qui y sont annexées, nous avons l’honneur de vous notifier les impositions confirmées à la charge de votre société au titre de la période sous revue », détaillent les inspecteurs vérificateurs dans leur note à l’adresse de Comon Sa.

Leur mission au cours de la période dans les différentes sociétés redressées, a consisté à la vérification des éléments servant de base pour le calcul des impositions relatives aux périodes de 2014, 2015, 2016 et 2017. Les inspecteurs ont également confirmé, malgré les observations de la société civile immobilière Elite, les impositions initiales mises sur la charge de la société.

En réponse aux observations de l’administrateur des trois sociétés, les inspecteurs ont avancé des raisons pour justifier cette confirmation. Il convient de dire que contrairement à ce qui a été distillé, les requêtes des sociétés ont été envoyées aux services des impôts qui les ont rejetées et ont maintenu le montant de redressement. Cette position qui visiblement ne va générer que des protestations, va conduire les deux parties devant la justice. Nous vous proposons de revenir sur ce dossier après la consultation des experts pour d’amples détails, sur la base des documents à notre possession

Commentaires

Commentaires du site 2
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    Napoléon1 Il y a 9 mois

    C’est un des faits pourquoi nous sommes contre la politique de Talon: L’aide à la césarienne est à 50.000FCFA pro accouchement qui nécessite cette opération. Avec 10 millions de nos Sous, c’est 200 mères qui peuvent du coup être sauvées.
    Mais Talon a Coupé cette aide aux femmes qui meurent chaque par dixaines à cause de cette prise en Charge par l’Etat.
    Talon préfère donner 10 Millions pour le funéraille d’un roi.

    Allez me dire ce que le pays en gagne.

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    omoAjileyeShittu Il y a 9 mois

    Non,mais c’est quoi ce système d’impôt hérité de la colonisation?!!!
    Un enfant du Bénin est traité ainsi dans son propre pays,alors que dans d’autres pays on a vu l’Etat venir aux secours des entreprises locales ayant subit les dégâts de la crise “américaine internationale”