Invité sur RTL ce jeudi 28 mai 2026 pour la promotion de son autobiographie #LAFORCE, le défenseur Presnel Kimpembe a réagi à la récente prise de position politique de son ancien coéquipier Kylian Mbappé contre le Rassemblement national. Sans contester la déclaration du joueur du Real Madrid, l’ancien international français a refusé d’en endosser la teneur.
Mbappé, Vanity Fair et la montée du RN
Le 12 mai, dans un entretien au magazine Vanity Fair, l’attaquant de l’équipe de France avait exprimé ses craintes face à une éventuelle victoire du Rassemblement national à la présidentielle de 2027, estimant être personnellement touché par la perspective d’une arrivée de l’extrême droite au pouvoir. La sortie avait immédiatement provoqué des réactions du parti, qui avait accusé le joueur de manquer d’arguments de fond et de mépriser ses millions d’électeurs.
Une neutralité assumée face à Marc-Olivier Fogiel
Interrogé sur ces déclarations par le journaliste Marc-Olivier Fogiel dans RTL Matin, Kimpembe a pris ses distances sans désavouer formellement son ancien capitaine. « C’est ce que lui pense. Chacun est libre de dire et de penser ce qu’il veut, on est en France, il a droit à la parole », a-t-il déclaré. Issu de l’immigration, il a néanmoins concédé que la question méritait réflexion, sans développer de position politique propre.
Cette posture contraste avec celle d’autres internationaux français. Lors de l’Euro 2024, Marcus Thuram, Jules Koundé et Mbappé lui-même avaient appelé publiquement à voter contre les partis d’extrême droite lors des législatives, s’attirant à chaque fois les critiques virulentes du Rassemblement national.
Le RN en toile de fond de la présidentielle 2027
Ces prises de parole surviennent à moins de deux ans de l’élection présidentielle française, prévue au printemps 2027. Le Rassemblement national, dont Jordan Bardella assure la présidence et Marine Le Pen la direction du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, figure régulièrement en tête des sondages d’intention de vote pour ce scrutin.



