Législatives 2019 au Bénin : Ces députés incertains d’être réélus

Législatives 2019 au Bénin : Ces députés incertains d’être réélus

Les élections législatives de 2019 seront à l’image de celles de 2015 pour ce qui est de l’enjeu. Comme en 2015, la mouvance actuelle voudra conserver

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Les élections législatives de 2019 seront à l’image de celles de 2015 pour ce qui est de l’enjeu. Comme en 2015, la mouvance actuelle voudra conserver sa majorité confortable, alors qu’en face, l’opposition entendra renverser les rapports de force en disposant d’un nombre important d’élus. C’est donc l’heure de vérité qui s’approche pour les 83 députés de la 7è législature. Face désir des uns et des autres d’être réélus, se dressent deux facteurs déterminants :la question du bilan parlementaire.

La tenue du 2è congrès des Fcbe les 10 et 11 février derniers à Parakou, a déclenché le début de la campagne des législatives de 2019 à un an exactement de l’échéance. Ce lancement de la précampagne retentit dans les oreilles des députés de la 7è législature comme le cri du muezzin qui appelle les fidèles de Mohamed à se préparer pour la prière. Du coup et comme des mauvais élèves qui attendent le dernier moment pour commencer à préparer les examens, plusieurs députés ont l’air déboussolés. Un peu comme surpris par la rapide survenue de la période préélectorale. Pourtant, aucun député ne devrait surpris du fait que sur les 4 ans que durent le mandat, seules les 3 premières années sont réservées à l’action et à la visibilité des parlementaires tandis que la 4è année est consacrée à la précampagne.

Députés de formalité

Mais voici qu’une foule de députés ont passé 3 ans au parlement sans poser le moindre d’éclat ni à l’hémicycle encore moins dans leurs localités. Ils se sont illustrés comme des députés faire-valoir, connus pour leur goût pour le sommeil profond, lors des plénières. Ils n’ont jamais fait la moindre intervention, jamais posé une question. Ils sont généralement tirés du sommeil par des collègues pour des votes à main levée. C’est presque par mimétisme qu’ils lèvent la main en faveur du oui ou du non sur des questions dont ils n’ont pas suivi des débats. Ces députés ne savent pas ce

qu’on appelle « compte rendu parlementaire » qui consiste à aller entre deux sessions, rendre compte aux populations de sa circonscription électorales des lois qui ont été votées ou rejetées au parlement et de donner sa position par rapport à ces lois. Ces mêmes députés ne distinguent pas la tournée parlementairede la descente ordinaire d’un député dans sa circonscription électorale.

Insensibles aux problèmes des populations

Ce sont des députés pour la plupart, coupés de leur base qui souhaitentencore solliciter les suffrages de ces mêmes populations. Ceux qu’on n’avait pas vus à Tori, lorsque des dizaines de personnes ont été brûlées par le feu tentant de récupérer des sacs de produits alimentaires avariés. Ces députés qu’on n’a vus dans une aucune localité du pays pour se prononcer voire assister les populations qui subissaient des casses dans le cadre de la libération de la voie publique. Ces députés qu’on n’a pas vus assister voire soutenir des populations à Enagnon et au quartier Jcaques à Akpakpaoù l’érosion côtière avait semé la désolation en 2016.Ces députés qui ne se prononcent jamais sur les cris de détresses des étudiants et qui iront battre campagne au campus. Ces députés qu’on ne voit nulle part où les populations sont en difficulté. Ces députés qui applaudissent la misère des populations, participent à accentuer cette misère en votant des lois qui enlèvent au bas peuple les moindres avantages, à l’instar de la loi sur l’embauche et le placement de la main d’œuvre.

Ces députés qui sont insensibles au retrait d’agrément aux entreprises, qui entraînent la perte des emplois. Ces députés qui restent silencieux face aux lamentations des populations en général.Il est normal que ces députés qui se sont inscrits à l’école de la transhumance, perdent le sommeil à l’approche de l’opération de renouvellement du parlement. Normal que les députés qui ont été élus sous la bannière d’une idéologie politique donnée, et qui ont changé de fusil d’épaule sans recueillir l’avis des populations qui sont leurs mandants, se sentent désemparés à l’approche de la compétition électorale. La précampagne est lancée, elle marque la période préélectorale au cours de laquelle chaque député ira devant les populations de sa circonscription électorale, leur expliquer ce qu’il a fait du mandat qu’on lui a remis pour représenter ses dernières au parlement. En clair, il sera question de leur expliquer si sa présence au parlement et plus précisément ses actions, ont visé à défendre l’intérêt général ou à garantir au contraire ses propres intérêts ? Comme à l’oral, les populations à l’image du jury, écoutera ces députés, appréciera leurs actions et avisera

Commentaires

Commentaires du site 1
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    GbetoMagnon Il y a 9 mois

    Si les béninois pouvaient comme les français, envoyer un signal fort à la classe politique et balayer ces députés amoraux, véreux et incapables