Réhabilitation de Patrice Trékpo au Bénin: Une exigence des syndicats

Réhabilitation de Patrice Trékpo au Bénin: Une exigence des syndicats

Les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales, ont soutenu au cours de la négociation pour le dialogue social ce mardi 30 janvier, les libertés syndicales et individuelles.

Arrêt de rigueur de Patrice Trèkpo : Au-delà de la sanction, les récriminations demeurent

C’est d’ailleurs sur ce seul point que la rencontre s’est achevée, pour être reportée à demain vendredi 02 février. Et les syndicalistes ont exigé la réhabilitation de Patrice Trékpo, haut gradé de l’administration des eaux et forêts, radié de la fonction publique.  

Les questions de liberté sont une exigence pour les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales. Les ardents défenseurs des causes des travailleurs y veillent comme du lait sur le feu. Dans cette perspective, ils n’entendent laisser personne, qu’elle soit une autorité investie de pouvoir public ou non, les bafouer. En effet, les syndicalistes sont intransigeants sur toutes les questions qui touchent les libertés syndicales. Pour la simple raison qu’elles ont été acquises à la suite de longues luttes.  La preuve, au cours de la rencontre avec les membres du gouvernement en vue du dialogue social, les secrétaires généraux des centrales et confédérations sont unanimement d’accord pour modifier l’ordre du jour de la séance proposé par les émissaires du gouvernement après amendement, arguant qu’il ne prend pas en compte les revendications contenues dans les différentes motions de grève.

Il faut alors constater que la liberté publique figure en première place de l’ordre du jour. Toutes les discussions ont porté sur ce premier point pendant près de quatre heures d’horloges. Au cours des débats, les secrétaires généraux des sept confédérations syndicales invités à la table des négociations, ont  déploré les représailles à l’encontre des responsables syndicaux, lesquels ont écopé de sanctions dans l’exercice de leurs activités syndicales. Le cas du capitaine Patrice Trékpo a été longuement débattu en plus des directeurs d’établissement déchargés pour fait de grève. Sur la question, les secrétaires généraux ont exigé le rétablissement ou la réhabilitation de ce haut cadre de l’administration des eaux et forêts. Patrice Trékpo aurait agi selon les explications, en qualité de syndicaliste de l’administration forestière, et par conséquent il ne devrait pas subir ce traitement de la part du régime de la rupture. En effet, la réhabilitation du capitaine Patrice Trékpo selon les syndicalistes est une condition non négociable pour l’avancement du dialogue. Noël Chadaré est revenu sur cette préoccupation sur Canal 3.

Le gouvernement n’a plus de choix

La radiation du capitaine Trékpo avait fait grand bruit dans le rang de ses pairs syndicalistes, car la Cstb avait dénoncé toute tentative de sanction politique contre le capitaine lorsqu’il était mis aux arrêts de rigueur. D’autres confédérations ont également donné de la voix, menaçant d’aller en grève si le gouvernement décide de le radier.

« Nous avons déploré que dans l’exercice de sa fonction, de sa mission syndicale, il a été mis aux arrêts de rigueur puis radié », souligne le secrétaire général de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré. Puis, il affirme : « Nous avons exigé que le capitaine Patrice Trékpo soit rétabli ».

Cette exigence met le gouvernement visiblement devant le fait accompli, parce que le contexte ayant conduit aux négociations s’y prête. La force des syndicalistes, c’est qu’ils sont unanimes, sans divergence aucune sur la réhabilitation de Patrice Trékpo. Dès lors que le premier point porte sur les libertés syndicales, sans avoir obtenu gain de cause, les négociations peuvent avoir du plomb  dans l’aile pendant que la motion de grève suit son cours, pour la satisfaction totale des revendications. Le dénouement de la tension sociale dépendra de la position des membres du gouvernement sur cette question de réhabilitation

Commentaires

Commentaires du site 2
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    lelenou Il y a 10 mois

    Sont ils sérieux sur cette exigence? Pourquoi ne demandent ils pas à être nommés ministres? Qu’ils fassent leur travail de syndicats et laisser le gouvernement faire le sien! Combien de fois sont ils montés au créneau pour dire que notre administration manque de performance? Leur seule préoccupation c’est de faire plier les gouvernants juste pour satisfaire leur égo. Dommage que je ne sois pas ministre de la république!

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      Qui montait hier ces ces syndicalistes contre le gouvernement ? c’est ce que l’on sème que l’on récolte