Rencontre Talon – syndicats : Noël Chadaré estime qu’il n’y a rien eu de concret

Rencontre Talon – syndicats : Noël Chadaré estime qu’il n’y a rien eu de concret

Le président de la République a finalement rencontré ce mardi 06 février 2018, les centrales et confédérations syndicales pour le dénouement de la crise sociopolitique.

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Invité sur Canal 3 Bénin ce mercredi 7 février 2018, le secrétaire général de la Cosi a indiqué qu’il y a eu des promesses mais rien de concret. La rencontre entre le chef de l’Etat Patrice Talon et les responsables des centrales et confédérations syndicales a finalement eu lieu. Mais, elle n’a accouché de rien de concret. C’est du moins ce qu’on peut retenir de l’intervention du secrétaire général de la Confédération des syndicats indépendants (Cosi-Bénin) Noël Chadaré, sur canal 3 Bénin hier mercredi 7 février 2018.

Il précise qu’il n’y a pas eu levée de la motion de grève parce que les responsables des centrales et confédérations syndicales doivent d’abord rendre compte à leur base de leur rencontre avec le président de la République. Ce compte rendu doit se faire à la faveur des assemblées générales qui vont être organisées sur toute l’étendue du territoire nationale. Mais, selon le Sg, les échos de la base ne sont pas favorables à une levée immédiate de la motion de grève. Pour lui, les travailleurs attendent du concret…

«Il y a eu un timide pas dans la bonne direction», a relevé Noël Chadaré.

Le président a dit qu’il faut laisser la commission interministérielle déposer les conclusions de ses travaux au plus tard le 15 février 2018. Cette commission doit statuer sur les huit arrêtés du statut particulier des enseignants maternel et primaire, et les huit arrêtés du statut particulier des enseignants du secondaire. Elle va faire des propositions qui vont être discutées au sein de la commission permanente de négociation gouvernement-centrales syndicales. Le chef de l’Etat a rassuré que si le consensus est trouvé, il va appliquer les résolutions.  

Il a rappelé que les discussions avec le chef de l’Etat ont tourné autour des libertés, l’augmentation du point indiciaire et la hiérarchisation du Smig. Les sujets concernant le statut particulier des enseignants et les réformes ont aussi été à l’ordre du jour. Le président Talon a donné son avis et les responsables syndicaux ont donné leurs points de vus.

Extrait des propos du Chef de l’Etat

Je voudrais qu’on évoque ce qui relève des droits essentiels, la liberté d’expression, la liberté syndicale… Ce débat anime bien la république, on le voit tout le temps, à l’occasion même des manifestations, des revendications syndicales, ça revient tout le temps. Et deux cas vous préoccupent. Celui du capitaine Trèkpo des eaux et forêts qui fait l’objet d’une mesure administrative, et celui-ci serait responsable syndicale. Et à ce titre vous déniez à l’administration le droit de sanctionner le capitaine Trèkpo suite à des propos qu’il a tenus non dans le cadre syndicale, non à titre de revendication syndicale, non à titre d’action syndicale, il fait une intervention publique sur l’opportunité, sur la pertinence du choix du gouvernement dans la gestion de notre parc animalier, Pendjari. Cela est à la portée de tout le monde, d’apprécier les décisions du gouvernement, les choix du gouvernement. Mais quand un homme armé, en tenu militaire devant les médias à la télévision, dit à l’ensemble de nos concitoyens et au monde entier qu’il conteste le choix opéré par le gouvernement en confiant la gestion de la Pendjari à une société étrangère qui a l’expertise en la matière, nous revenons là dessus si vous voulez bien pour voir si le choix du gouvernement a été pertinent, vous le verrez bien tout à l’heure, donc il conteste ce choix et dit publiquement que, en tant que militaire, en tant que gens en arme, il mettra ou ils mettront hors en état de nuire aussi bien les hommes que le matériel qui concourent à cette capture. Quand il dit capture, il pense que nous avons donné le bien, on a confié à des amis, on a donné à des amis la gestion du parc, c’est un bien national qu’on aurait transféré à quelqu’un frauduleusement. C’est un intellectuel, il sait très bien qu’il s’agit d’un contrat de management à durée déterminée. Et il précise : nous sommes des gens en armes, nous savons ce qu’il faut faire et quand il faut le faire. A votre place, en tant que gouvernant allez-vous laisser cette personne en possession d’armes pour les temps à venir ? Celui qui dit publiquement qu’il est armé, qu’il n’est pas d’accord avec un management, quelque chose qui ne relève pas du tout de l’utilisation des armes et il dit nous savons ce qu’il faut faire quand il faut le faire en tant que gens en armes. Quand on est responsable, un tel personnage on lui retire ses armes. Il faut être responsable. Si quelque chose arrive demain, nous serons poursuivis pour irresponsabilité, donc il est légitime que l’administration prenne acte de ses propos et lui fasse comprendre que l’arme dont il a l’usage n’est destinée à cette cause. C’est simple. Comment voulons nous que le pays soit conduit, que voulons-nous laisser à la postérité si nous disons que ce genre de chose ne doit pas faire l’objet de sanctions. Vous aurez dû même exclure ce genre de personnage des organisations syndicales. Pour la république, le capitaine Trèkpo mérite des sanctions administratives.

Laurent Mètongnon qui au titre de sa fonction syndicale siège au conseil d’administration de la caisse qui gère nos retraites. Il est reproché à l’administration de la caisse dont il fait partie, des actes répréhensibles. Au-delà de la responsabilité personnelle de l’un ou l’autre, de Mètongnon ou d’autres personnes répréhensibles, au-delà de cette question qui ne relève pas de vous et moi parce que dans le pays il y a la justice qui statue, qui apprécie quel est le degré de responsabilité des uns et des autres dans quelque chose qui n’est pas convenable, la justice est également la seule habilitée à savoir si les gens ont perçu des intérêts de manière illégitime ou illégale. Ce n’est pas de notre rôle. Ce qui est de notre rôle, c’est de constater les dégâts que nous causent à nous tous des actes de mauvaise gestion. L’argent des retraités présents et à venir a été confié de manière irresponsable à une banque en déperdition, une banque en faillite que tout le monde sait en faillite. Et cette banque, pour obtenir les dépôts de clients malveillants pour leurs propres intérêts, intéresse les responsables afin que ceux-ci viennent leur confier l’argent dont ils ont la charge, la responsabilité, la protection. Je parie que les responsables de la caisse dont  Mètongnon, si on leur demandait dans cette même période de confier leur épargne personnelle à cette banque, ils ne l’auraient pas fait. Mais comme ce n’est pas leur argent et que c’est l’argent de nous tous, ils l’ont fait sans état d’âme ; et il a été relevé que des commissions ont été payées. Notre rôle s’arrête là. Un acte pris pour l’intérêt commun et le constat de payement illicite d’argent de commission lié à cette opération là. Toutes les conditions sont réunies pour que la justice se saisisse de l’affaire, qu’elle apprécie. Vous ne pouvez pas demander à l’exécutif, au gouvernement d’intervenir pour interférer, pour arrêter le processus qui est en cour, ce n’est pas possible, ce n’est pas normal. Chaque fois que les intérêts de l’un des vôtres est en jeu, il faut remettre en cause notre démocratie, il faut remettre en cause les règles, la loi, la constitution, tout et tout. Et cela fait partie des motifs de grève. On a beau avoir des intensions cachées pour aller en grève, il faut avoir l’intelligence de ne pas dire des choses qui ne vous honorent pas. Si le gouvernement devrait donner suite à votre revendication, on dirait qu’il retire sa plainte. Vous savez que quand bien même le gouvernement aurait retiré sa plainte, en matière pénale la justice peut continuer. Retirer la plainte du gouvernement ne signifie pas l’arrêt de la procédure pénale ; donc pour arrêter la procédure pénale, qu’est-ce qu’il faut faire ?  Qu’est-ce que vous demandez au gouvernement de faire pour arrêter la procédure pénale, légalement, légitimement, constitutionnellement ? Je veux bien savoir comment satisfaire cette exigence en respectant la république, en respectant la démocratie, les lois qui organisent la vie dans la cité. Sur ces deux questions j’aimerais qu’on échange parce que cela concoure de notre vie, de l’harmonie au sein de la république. Sur le principe, qu’on comprenne bien ce que nous avons à faire l’un les autres, quelles sont nos responsabilités, comment est-ce qu’il faut exercer ces responsabilités parce que au-delà des revendications de la grève, qu’est-ce qui est bon pour nous aujourd’hui et pour demain. A la suite, je voudrais vous donner la parole pour comprendre, peut-être que moi je n’ai pas compris

Commentaires

Commentaires du site 3
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    Moi..je ne me donne pas de lire l’article..

    Quelle importance..?

    Pourquoi voulez vous….qu’il ait du grain à moudre..

    Talon est face des gens…d’une catégorie de personnes et d’individus…capables de lui réclamer…que tout le budget du pays…tout ce qu’on produit comme richesse…soienet entierement consacrés…à leur bien etre…et rien d’autre….puisque la const leur en donne le droit…de toujours réclamer…comme des enfants gatés..

    C’est pourquoi le sultan aziz…égal…à lui meme…lucide…dit et proclamme….que talon..entrera dans l’histoire…lorsqu’il décidera….de faire un exemple….que la chaos social..peut etre..un salut pour l’afrique

    oui..qu’il décide…de virer tout le monde…de la fonction publique…

    On va souffrir…pour un bon temps…des gens vont perdre leur vie…mais moins quand lybie,afganistan,irak,et syrie…et pourtant ils sont encore debout….

    On fera avec les moyens du bord…mais pour une fois en afrique…on aurait..cassé les tabous….les situations acquises…puisque dans la vie réelle…rien…je dis rien n’est acquis…..

    Shéégué…yan beh…..dan karéh….n’yan défè…de fonctionnaires

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    Il faut être bien naïf pour penser que quelque chose de sérieux et de concret allait sortir de cette rencontre.

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    Les propos du chef de l’état montrent que Talon ne comprend rien à la démocratie, c’est normal, il n’a jamais été démocrate, il n’a jamais rien fait pour l’avènement et la consolidation de la démocratie chez nous.
    Au contraire il a tout fait et fait pour la pervertir, la dévoyer !
    La démocratie ne signifie pas donner un chèque en blanc a quelqu’un qui a menti pour se faire élire, qui a acheté consciences et votes pour parvenir au pouvoir, et le laisser tranquillement détruire l’édifice social et économique pendant cinq ans, pour recommencer sa reconstruction 5 ans après.
    La démocratie est basée sur un contrat de confiance entre électeurs et élus pour mettre en œuvre un programme annoncé et approuve lors des élections !

    Ou dans le programme de Talon candidat est prévu la restriction du droit de grève, la destruction des outils de production des petits marchands ?
    Ou dans le programme du candidat Talon est il annoncé la vente aux enchères du patrimoine national, l’appropriation du domaine public par Talon?
    Voila quelqu’un qui a peine parvenu au pouvoir élimine tous les partenaires de la coalition politique lui ayant permis de gagner, qui se permet de vouloir donner des leçons de fonctionnement de la démocratie !!!
    Quel député s’est présenté dans sa circonscription électorale avec au programme la suppression du droit de grève, la restriction des libertés ?
    Talon pense que parce que l’on a vole des élections , on le droit de faire ce qu’on veut pendant 5 ans ?
    Il se met les doigts dans l’oeil!
    Doit on attendre impassibles , que la bande Talon-Houngbedji achève de détruire au bulldozer la façade démocratique péniblement construite dans le sang des Togbadja, Malehossou et autres, pendant qu’eux se la coulaient douce a Libreville ou Lille ?
    Etrange conception de la démocratie, que celle ou les citoyens doivent assister, passifs, entre deux élections, a leur mise a mort par des députés sans âme ni conscience, s’alignant pour recevoir du corrupteur en chef, leur gamelle de 5 millions a chaque loi scélérate passée !
    Etrange conception de la démocratie, ou le pays est dépecé et vendu a des groupe étrangers, avec les copains et coquins comme représentants locaux, pour que le peuple se retrouve 5 ans après, avec un patrimoine réduit a néant, une dette colossale et des contrats léonins ficelés .
    NON !!!
    Il est hors de question de laisser carte blanche a Talon et Houngbedji pour détruire notre pays, son économie, sa structure sociale, ses fondements démocratiques, et de se partager les reliques !
    NON !!!
    Il est hors de question de laisser le champ libre aux apatrides pour dépecer le pays et le mettre sous coupe réglée !