Cuba sous pression: après l'Iran, Trump se prépare à dérouler son plan

L’administration du président américain Donald Trump préparerait un durcissement de sa politique envers Cuba alors que l’île traverse une crise énergétique majeure marquée par des pénuries de carburant et des coupures d’électricité prolongées. Selon des informations publiées par Axios, des responsables américains envisageraient plusieurs scénarios en cas de dégradation rapide de la situation intérieure cubaine dans les prochains mois.

Le média américain affirme que Washington aurait élaboré des plans de réponse face à un éventuel effondrement du gouvernement cubain, tout en privilégiant pour l’instant la pression économique et diplomatique. Aucune décision d’intervention militaire n’aurait été prise par la Maison-Blanche.

Washington mise sur un renforcement des sanctions

Selon Axios, plusieurs responsables de l’administration Trump considèrent que l’aggravation des difficultés économiques pourrait accentuer la contestation contre les autorités cubaines. Des mesures supplémentaires seraient à l’étude afin de renforcer les sanctions déjà en vigueur contre La Havane.

Des responsables américains cités par le média expliquent que d’autres mesures seraient en préparation, notamment dans le domaine des sanctions et de leur application. L’un d’eux a indiqué que Washington disposait encore d’importants leviers économiques susceptibles d’être activés.

Selon les mêmes sources, la détérioration de la situation énergétique pourrait alimenter un mécontentement social croissant. Plusieurs régions de l’île sont confrontées à des coupures de courant pouvant durer jusqu’à vingt heures par jour, tandis que les restrictions de carburant perturbent les transports et une partie de l’activité économique.

Les responsables interrogés par Axios estiment qu’une aggravation de ces difficultés pourrait favoriser des mouvements de contestation contre le gouvernement cubain. Le média rapporte également que l’administration américaine suit de près les scénarios susceptibles d’émerger en cas de dégradation rapide de la situation sur l’île.

L’Iran continue de mobiliser l’administration américaine

Alors que le dossier iranien a occupé une place centrale dans l’agenda de la Maison Blanche ces derniers mois, l’administration Trump semble déjà préparer une nouvelle phase de son action extérieure. Selon les informations publiées par Axios, plusieurs responsables américains travaillent sur différents scénarios liés à l’évolution de la situation à Cuba, où la crise économique et énergétique continue de s’aggraver.

Les discussions sur Cuba interviennent alors que l’administration Trump reste engagée sur le dossier iranien. Cette année, les États-Unis ont participé aux côtés d’Israël à des frappes visant des installations liées au programme nucléaire iranien, après une période de fortes tensions entre Washington, Téhéran et l’État hébreu.

Axios rapporte que le dossier iranien continue de mobiliser une partie de l’attention de l’exécutif américain. Selon le média, plusieurs responsables considèrent que Donald Trump souhaite poursuivre l’utilisation des leviers diplomatiques et économiques dont disposent les États-Unis avant d’envisager d’autres options.

L’un des responsables cités par Axios a indiqué que le président américain entendait « épuiser tous les leviers à sa disposition », tout en reconnaissant que les marges de manœuvre de Washington seraient aujourd’hui plus limitées qu’auparavant.

Une aide humanitaire maintenue

L’administration américaine affirme toutefois que sa politique ne repose pas uniquement sur des mesures coercitives. Ce mois-ci, Washington a annoncé une enveloppe de 100 millions de dollars destinée à Cuba, à condition que les fonds transitent par l’Église catholique et des organisations caritatives plutôt que par les autorités cubaines.

Les États-Unis avaient également accordé une aide après le passage de l’ouragan Melissa l’année précédente. Selon des responsables américains cités par Axios, cette assistance vise à soutenir directement la population tout en maintenant la pression sur le gouvernement de La Havane.

De son côté, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a accusé les États-Unis et le secrétaire d’État Marco Rubio de chercher à préparer l’opinion publique à une éventuelle intervention contre son pays. Aucune annonce officielle concernant une opération militaire américaine à Cuba n’a toutefois été formulée par la Maison Blanche à ce stade.

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