Bénin : L’utilisation de gaz dans les restaurants universitaires divise les étudiants

Bénin : L’utilisation de gaz dans les restaurants universitaires divise les étudiants

Annoncée par la directrice du Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi (Cous-Ac), Ghislaine Fagbohoun, l’autorisation d’utilisation de gaz domestique dans les restaurants universitaires, est diversement appréciée par les étudiants.

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Si pour certains cette mesure est salutaire, pour d’autres les plus importantes mesures à prendre pour le bonheur des étudiant sont ailleurs.

Finie l’utilisation du bois de chauffe dans les restaurants universitaires de l’Universitaire d’Abomey-Calavi (Uac). Cette information a été annoncée par la responsable du Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi (Cous-Ac), Ghislaine Fagbohoun, sur un plateau de télévision. Bien que cette mesure revête un caractère d’hygiène incontestable, elle est différemment perçue par les étudiants voire jugée inopportune.

« Nous avons entendu comme vous que désormais on utilisera le gaz domestique dans les restaurants universitaires de l’Uac. C’est bien, mais le plus urgent pour nous aujourd’hui, c’est l’abrogation du décret portant critères d’octroi des allocations d’études universitaires », s’est fendu Epiphanie Lokossou, étudiante en année de Licence à la Faculté de droit et de science politique.

Aussi argue-t-elle, la construction des amphithéâtres et l’équipement des laboratoires sont des choses dont les étudiants ont besoin de toute urgence. Tout en reconnaissant l’utilité de cette mesure pour les restaurants universitaires, elle estime qu’elle est inopportune. Sans langue de bois, Idrissou Aboudou étudiant en 2e année de géographie, a fait observer que la directrice a peut-être bien pensé en prenant cette décision mais que le problème de fond demeure. Selon ses explications, la directrice devrait plutôt revoir le prix des tickets restaurant, qui soutient-il, sont aujourd’hui trop élevés pour l’étudiant.

« Les étudiants ont certes besoin d’avoir une alimentation saine, mais je pense que leurs vrais problèmes sont d’ordre alimentaire » a-t-il déclaré. A l’en croire, les étudiants attendent la directrice sur d’autres chantiers comme la conformité du calendrier académique universitaire à l’ouverture et à la fermeture des résidences universitaires, et l’ouverture de la ligne Uac- Akassato. Mais si certains étudiants ont tiré a boulet rouge sur cette mesure de la directrice, d’autres la saluent. C’est le cas Justin Quenum et valentine Assogba, respectivement étudiant à la Faculté des sciences techniques (Fast) et à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg).

« Je pense qu’il ne faut pas voir le mal partout. Cette mesure est la bienvenue même si nous avons d’autres besoins », a fait remarquer Justin Quenum. Pour ma part clarifie cet étudiant en 3e année, cette mesure va non seulement permettre aux étudiants de gagner en temps mais aussi réduire les risques de retrouver des résidus des bois de chauffe dans les repas. Il faut éviter de faire l’amalgame en toute chose a-t-il précisé, avant d’inviter le personnel des restaurants universitaires à plus de courtoisie dans leur propos.

Abondant dans son sens, Valentine Assogba après avoir vanté les mérites de cette mesure, a soulevé une inquiétude. « J’espère que l’utilisation de gaz domestique dans les restaurants universitaires n’aura pas d’effet sur la quantité des plats servis, déjà décriée par les étudiants », a mentionné l’étudiante en première année de Licence à la Faseg

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