Affaire Atao Hinnouho : lamentations après la condamnation des mis en cause

Affaire Atao Hinnouho : lamentations après la condamnation des mis en cause

(Détails sur la sentence à l’encontre des prévenus) Les mis en cause dans l’affaire de trafic de faux médicaments dans laquelle le député Mohamed Atao

Escouade de policiers au domicile d’Atao Hinnouho : On a frôlé le pire !

(Détails sur la sentence à l’encontre des prévenus) Les mis en cause dans l’affaire de trafic de faux médicaments dans laquelle le député Mohamed Atao Hinnouho est impliqué, sont fixés.

C’était au détour d’une audience en flagrant délit tenue au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, hier mardi 13 mars 2018. Il est requis à l’encontre des prévenus des peines d’emprisonnement pour certains et la relaxe pour d’autre. On note une consternation totale dans le rang des parents et proches des grossistes-répartiteurs à l’issue de la sentence du juge.

Mines serrées, visages crispés. Les parents des grossistes-répartiteurs n’ont pas contenu leur colère à l’issue de la sentence du juge au tribunal hier. Des proches et collaborateurs des grossistes-répartiteurs incriminés pour complicité et exercice illégal en pharmacie sont tombés des nues en apprenant le verdict du tribunal correctionnel. Chacun y va de son commentaire sur ce qu’il convient d’appeler une affaire à ramification politique. La sentence du juge tombe sur leur tête comme le couperet. Des femmes présentes dans la salle G du tribunal estiment que cela ne se passera pas ainsi. Nombreux sont ceux qui dénoncent un acharnement contre des individus sous prétexte qu’ils payent le prix de la convoitise que suscite leur secteur d’activité. Grincements de dents et lamentations essaiment la cour du tribunal pleine comme à craquer malgré les dispositions sécuritaires pour limiter l’accès à la salle d’audience.

De la sentence du tribunal contre les prévenus

L’audience a été uniquement consacrée à la sentence du tribunal collégial, composé de trois membres, prise à l’encontre des prévenus dans l’affaire dite de faux médicaments. En effet, les promoteurs des sociétés de distributions de produits pharmaceutiques sont situés sur leur sort après plusieurs semaines de privation de liberté. Les dirigeants de Ubi Pharma, Promo Pharma, Gapob, Ubi Pharm, Came, sont retournés en prison après l’audience. Le tribunal a requis quarante huit mois d’emprisonnement ferme, soit quatre ans contre Falilou Adéboh, Ghislain Eric Agonsanou, Sylvain Pierre Henri Grassin, Olufèmi Mondukpè Aladikpo et Cocou Ogountadé Affogbé, tous des grossistes répartiteurs. Ils sont aussi condamnés à payer chacun vingt millions d’amende ferme et au frais.

Selon le verdict prononcé par le juge Azo Rodolphe, les prévenus

Falilou Adéboh, Ghislain Eric Agonsanou, Sylvain Pierre Henri Grassin, Olufèmi Mondukpè Ladikpo et Cocou Ogountadé Affogbé, sont condamnés solidairement à payer la somme de cent millions (100.000.000) de Francs Cfa à l’Agence judiciaire du trésor public de l’Etat béninois, au titre de dommage et intérêt pour cause de préjudice subi. Le tribunal a ordonné la restitution au profit de Appolinaire Dossougbénou de la somme de 30800 francs consignée au Greffe. Il faut signaler que tous les moyens légaux de la prévention formulés par la défense lors de l’audience précédente sont rejetés par le tribunal. Les prévenus Séraphin Agbotondji, Apollinaire Dossougbénou, Affissou Adjadi, Codjo Houndéhogan, Salifou Dramane, Fayisol Wabi sont relaxés au bénéfice de doute. Le Directeur de la pharmacie du médicament et de l’exploration diagnostic (Dpmed), le professeur Fernand A. Gbaguidi pour sa part, a été purement et simplement été relaxé pour infractions non constituées.

Le tribunal retient dans les liens d’accusations pour exercice illégal en pharmacie et vente de médicaments falsifiés, le nommé Roch Sourou Toviessi avec six mois d’emprisonnement ferme et (200.000) deux cent mille francs d’amende ferme et au frais. Par ailleurs, le représentant de New Cesamex Kumar Santosh, soupçonné d’être en relation d’affaires avec le député Mohamed Atao Hinnouho, est retenu dans les liens de complicités d’exercice illégal en pharmacie et complicité de fourniture non autorisée de produits médicaux et de complicité de fourniture de produits médicaux contrefaits. Il écope de dix huit mois d’emprisonnement ferme et dix (10) millions d’amende ferme et au frais. Ces différents verdicts du juge ne sont pas exempts de protestation. La défense pourrait éventuellement interjeter appel au regard du mécontentement général palpable après le verdict

Commentaires

Commentaires du site 8
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    on ne peut connaitre reellement les faits qui ont lieu! seul les interressés meme et Dieu savent sils sont coupable ou non

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    Azognon Il y a 9 mois

    Metognon lui même sait qu’il n’est pas innocent.

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    Prince Toffa 1er Il y a 9 mois

    Le verdict est trop clément. Trop clément ça: 4 ans + 20 millions.

    Combien de familles ont perdu l’un au moins des leurs pour avoir consommé ces faux médicaments. On ne le saura jamais mais puisqu’on a eu la chance d’accueillir les auteurs dans le box des accusés, il aurait fallu corser un peu plus les sentences afin de décourager à jamais ce trafic ou business meurtrier des pauvres citoyens.

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      Cathie Il y a 9 mois

      Avez-vous des preuves que des gens sont morts en prenant ces “faux médicaments”? En fait, ce sont des vrais médicaments qui sont vendus sans passer par le circuit officiel. Pénalement, c’est condamnable. La sentence me paraît correcte au regard de la sensibilité et de la dangerosité de cette activité illicite.

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        Paysan Il y a 9 mois

        Du n’importe quoi. Allez déterrer tous les cadavres pour autopsies et séparer du lot ceux qui sont morts pour cause de faux médicaments

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      ‘Quelqquequ’un peut il mettre en ligne la decision au complet et si possible les articles du code penal…
      5 ans pour complicite dans ce qui n’est pas un meurtre premedite ne me semble pas peu…
      Dans cette affaire qu’est ce qui est reproche aux grossistes .
      ?
      1/ acheter chez un fournisseur qui n’a pas d’existence legale ?
      2/ acheter des produits dont les conditions de conservation sont inadequates ?
      3/ autre chose?

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    Quel innocent peut se pointer sereinement devant ces juges politisés par talon. Si metognon l’innocent est en prison sans aucune charge valable contre lui , ce n’est pas vous qu’on va libérer à moins d’être dans le bloc soutenant le chef de l’état.
    Tout accusé potentiel doit fuir cette justice