Crimes rituels au Bénin : Le gouvernement promet l’enfer aux cybercriminels et faux féticheurs

Crimes rituels au Bénin : Le gouvernement promet l’enfer aux cybercriminels et faux féticheurs

Le ministre de la justice et ses collègues de la défense et de la sécurité publique étaient face aux dignitaires des religions endogènes ce mardi 27 mars 2018 à Cotonou

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Le préfet du Littoral Modeste Toboula, le procureur général de la Cour d’appel de Cotonou Emmanuel Opita et le patron de la police républicaine Nazaire Hounnonkpè étaient également présents à cette rencontre. C’est d’abord le ministre délégué chargé de la défense Fortuné Nouatin qui a pris la parole.

Dans un discours ferme il a condamné les crimes rituels commis par les faux féticheurs, les cybercriminels et autres. A l’en croire, « le gouvernement du président Talon va lutter avec la dernière rigueur et sans faille contre ces pratiques, de nature à décourager définitivement même la pensée d’y avoir recours ». Selon Fortuné Nouatin, ces pratiques sont entrain de ternir l’image du vodoun qui est une religion où on cultive la paix, la sécurité et la quiétude.

Dans son intervention, le ministre Djogbénou a également condamné ces pratiques qui portent atteinte à la vie. Pour lui, l’Etat ne manquera pas de prendre ses responsabilités. Il se réserve le droit de sanctionner, de réprimer avec la dernière rigueur, si ces actes sont avérés. Le garde des sceaux a également invité les dignitaires des religions endogènes à jouer leurs partitions dans la lutte contre ces pratiques obscures. Le préfet du Littoral a aussi sollicité l’aide de ces dignitaires pour dénicher de leur rang les faux hounnon.

« On va brûler ces fétiches et rien n’arrivera»

Sacca Lafia le ministre de la sécurité publique a pour sa part menacé les auteurs de ces crimes rituels. « De la même façon, on recherche les cybercriminels, les faux féticheurs, on va les poursuivre jusque dans leurs couvents et je vous promets, on va brûler ces fétiches et cela va se passer. Et rien n’arrivera dans ce pays » a- t-il déclaré. Les auteurs de ces pratiques lugubres savent désormais à quoi s’en tenir.

Commentaires

Commentaires du site 2
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    Cette lutte doit se mener jusque dans les chambres à coucher si nécessaire. Avec la connexion internet via les clés internet et autres, les cybercriminels ne sont pas obligés de se rendre dan les cybercafés. Il ne faudrait pas forcément attendre des dénonciations via le 166 mais plutôt mener une lutte méthodique et acharnée sur le plan informatique en mettant en place des systèmes informatiques capables de les débusquer où qu’ils soient.

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    Voilà une mise en garde et  une menace bien formulé contre ces dignitaires qui se font de l’argent en pratiquant des crimes rituels en complicité avec les cybercriminels. Quelle abomination!
    J’espère seulement que ça ne sera pas une lutte temporaire.
    Il faut les dénicher jusque dans les maisons car nombreux sont ceux qui ont leur connexion internet.