Cameroun : le viol présumé de Joyce Nawal, fillette de 3 ans, suscite l'indignation à Yaoundé

Une foule importante s’est rassemblée jeudi 28 mai 2026 devant le groupe scolaire bilingue La Gloire Olympique, situé dans le quartier Odza de Yaoundé. Les manifestants demandaient justice pour Joyce Nawal, une enfant de trois ans dont la famille affirme qu’elle aurait subi des violences sexuelles dans l’enceinte de l’établissement. La mobilisation a été déclenchée par la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo de la mère de l’enfant exposant son cas.

Intervention des autorités

Le ministre de l’Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, s’est déplacé sur les lieux. Il était accompagné de la ministre de la Promotion de la femme et de la famille. Le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Béa, a également participé à une réunion de crise réunissant responsables scolaires, famille de l’enfant et riverains.

À l’issue de cette rencontre, le ministre a déclaré que l’école serait fermée ou suspendue si sa responsabilité était établie. Il a rappelé que « il y a des responsables qui seront sévèrement punis selon les lois de notre pays ». L’officiel a appelé la population au calme, insistant sur le rôle de la justice.

Éléments contradictoires et enquête en cours

La direction de l’école rejette fermement toute responsabilité dans l’affaire. Elle affirme disposer d’images de vidéosurveillance montrant le père de Joyce quittant l’établissement avec sa fille, sans qu’aucun signe de malaise ne soit visible. De son côté, Émeraude Ndi, enseignante de l’enfant à La Gloire Olympique, indique avoir elle-même remis Joyce à son père à la sortie des cours. Elle appelle les enquêteurs à élargir leurs investigations à tous les lieux fréquentés par la fillette, et pas uniquement à l’environnement scolaire.

Selon la famille, la mère aurait remarqué un état de détresse inhabituel chez l’enfant après une journée d’école. Des examens médicaux auraient soulevé des inquiétudes sérieuses, conduisant au dépôt d’une plainte. Le dossier est désormais traité par les autorités judiciaires, saisies par la famille et par l’établissement scolaire.

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