Bénin : La Cstb reprécise les implications de sa position

Bénin : La Cstb reprécise les implications de sa position

Au lendemain de la rencontre gouvernement-syndicats qu’elle a boycottée, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), a organisé un point de presse ce mercredi 14 mars 2018 à la bourse du travail à Cotonou.

Négociations gouvernement – Syndicats au Bénin : Le Sg Kassa Mampo claque la porte

Objectif, repréciser sa position face à la mauvaise volonté du gouvernement de rétrocéder les salaires « illégalement » défalqués aux travailleurs. La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), est plus que jamais déterminée à obtenir du gouvernement la rétrocession des salaires défalqués aux travailleurs. Elle l’a réaffirmé hier mercredi 14 mars 2018, à la faveur d’un point de presse à la bourse du travail à Cotonou.

Cette sortie médiatique intervient 24 heures après qu’elle est boycotté la rencontre gouvernement-syndicats, tenue ce lundi. A travers cette sortie, la Cstb par la voix de son secrétaire général Kassa Mampo, a reprécisé sa position face à la mauvaise volonté du gouvernement de rétrocéder les salaires « illégalement » défalqués aux travailleurs. Selon le Sg, les actes du gouvernement sont des actes de provocations contre les grévistes. Pendant que le gouvernement refuse de satisfaire ces revendications argue-t-il, il continue le pillage des ressources de l’Etat et aussi se fait entourer des grands criminels économiques et politiques.

« Le gouvernement attribue aux dirigeants des salaires qui donnent le vertige au monde des travailleurs et au peuple qui souffrent et se plaignent », s’est désolé Kassa Mampo.

A l’en croire, les salaires politiques vont de 2 à 16 millions de Fcfa par mois, pendant que le salaire le plus bas est à 37 000 Fcfa. Il précise qu’à ce jour, aucune de ces revendications n’a connu une suite favorable. Au contraire ajoute-t-il, dès le démarrage de la grève le gouvernement est passé à des intimidations et provocations contre les travailleurs. Il a fait savoir qu’après la décharge des directeurs, censeurs et surveillants des collèges et lycées publics, maintenant on assiste à la prise de notes de service liberticides par des préfets et des ministres.

Pour preuve, il a indiqué que le préfet du Zou à travers un arrêté préfectoral interdit des assemblées générales dans des écoles. Aussi, le ministre de l’enseignement maternel et primaire interdit le cumul de poste de directeur et de secrétaire général de syndicat.

« Ceci est liberticide et illégal au plan national et international » a-t-il mentionné.

Dans ses explications, il fait remarquer que la défalcation et la confiscation des salaires est un moyen détourné pour le président de remettre en cause dans la pratique le droit de grève. Donc soutient le Sg, accepter d’aller négocier sans avoir réglé le problème des défalcations est une manière de continuer la remise en cause du droit de grève, avant de laisser entendre qu’à cette allure il n’y aura plus de grève sans défalcation.

Quelques clarifications sur les propos des détracteurs

Ce fut l’occasion pour le Sg d’apporter quelques clarifications sur les propos de certains détracteurs qui sont « des griots des hommes au pouvoir ». Il estime que ces derniers racontent que la Cstb veut provoquer une année blanche pour le pays. A ce sujet, il a expliqué que la Cstb a toujours affirmé qu’elle est contre une année blanche. C’est pour cela qu’elle demande de régler les différents problèmes de l’école en ruine pour que les cours reprennent et que l’année soit réussie.

« Il faut que le gouvernement cesse de provoquer les enseignants en défalquant les salaires et en les menaçant ».

Toujours selon le Sg, ces détracteurs racontent que la Cstb veut provoquer une insurrection. Kassa Mampo s’inscrit en faux contre ces allégations. La Cstb n’a jamais programmé une insurrection quand bien même renchérit-il, l’insurrection est un droit des peuples. Il estime que ces derniers craignent que le peuple se soulève et renverse les pilleurs. Il conclut en invitant les travailleurs à poursuivre la lutte

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