Bénin : Rencontre entre Patrice Talon et l’ordre des pharmaciens ce jour

Bénin : Rencontre entre Patrice Talon et l’ordre des pharmaciens ce jour

C’est ce vendredi 30 mars 2018 qu’est prévue à 16h au Palais de la Marina à Cotonou, la rencontre entre le chef de l’Etat , l’ordre national des pharmaciens (Cnop) du Bénin (certainement les deux bureaux) et les grossistes répartiteurs.

Bénin – Procès « Mètongnon et Cie » et « faux médicaments » : Deux procès conduits dans la terreur

Cette rencontre se tient après le verdict en première instance sur l’affaire dite de « faux médicaments » et de la décision du conseil des ministres qui suspend pour six mois les activités du Cnop du Bénin. Dans l’ignorance de l’ordre du jour qui n’a pas été communiqué, on peut supposer que l’objet de ladite rencontre pourra porter aussi bien sur la réconciliation des deux camps au sein de l’ordre que sur les déductions suscitées par le verdict du procès dit des faux médicaments.

Il est probable que le chef de l’Etat ait à cœur de ramener la paix au sein de l’ordre national des pharmaciens du Bénin. Puisqu’il faut reconnaitre que l’existence de deux instances dirigeantes pour le même ordre a plombé le fonctionnement de cette organisation depuis 2015. Puisque de deux camps antagonistes qui regroupe chacun une partie des praticiens porte préjudice au bon fonctionnement de cette corporation. Peut être qu’une médiation du chef de l’Etat pour tenter de ramener les deux camps au sein d’une seule organisation peut connaitre un dénouement heureux. A condition que la démarche soit celle d’un médiateur et non d’un acteur déguisé.

Sur ce terrain, le chef de l’Etat a, à son actif quelques cas de médiations avec des fortunes diverses. Comme celle menée pour la réconciliation des camps opposés au sein de l’église méthodiste du Bénin qui a abouti à l’entente entre les deux factions. Il y a aussi des médiations conduites par le chef de l’Etat pour faire fumer le calumet de la paix aux camps antagonistes au sein de la fédération béninoise de football. Des négociations acceptées sur la forme, mais qui ne semblent pas se traduire dans les faits. C’est peut être maintenant qu’on peut comprendre le sens de la décision du conseil des ministres qui suspend pour six mois les activités du conseil.

Ramener la paix au sein de l’ordre

C’est certainement l’occasion pour le gouvernement de se donner le temps de ramener la paix au sein de la corporation. Il va sans dire que même les deux décisions de la Cour suprême, bien que contraignantes pour le camp déchu ne peuvent pas rendre service à cet ordre qu’une bonne médiation dont les résolutions seront acceptées par les deux camps. Par ailleurs, les pharmaciens se sentent concernés autant que les grossistes répartiteurs par le déroulement au niveau de la première instance du procès dit « des faux médicaments ». C’est la raison pour laquelle l’intersyndicale au lendemain du verdict, a pondu une déclaration pour dire sa surprise sur ce verdict : « nous pharmaciens du Bénin, réunis à Cotonou en Assemblée générale ce mercredi 14 mars 2018, sommes surpris par ce verdict », laissaient-ils entendre et d’ajouter que : « de notre point de vue, ce qui est reproché aux grossistes répartiteurs serait un manquement à la procédure d’importation des produits en santé en république du Bénin ». S’indignant ainsi contre l’accusation retenue contre ces derniers par le parquet qui portait sur « la vente de médicaments falsifiés ».

Réparer le tort causé aux grossistes répartiteurs

L’intersyndicale a soutenu qu’au cours des débats, le parquet n’a pas pu démontrer que les produits saisis étaient falsifiés. D’où leur interpellation de la Cour d’appel si jamais elle est saisie, de rattraper selon elle, les limites de ce procès au niveau de la juridiction inférieure. C’est le même souci que partagent les grossistes répartiteurs qui reprochent bien de choses à ce procès. C’est presqu’impuissants qu’ils ont vu des responsables d’officines qui ont servi dans le pays depuis des décennies, être humiliés et jetés en prison comme des vulgaires délinquants. Pourtant, les preuves de leur culpabilité restaient encore à prouver. Pis encore, l’Etat à travers la direction de la pharmacie n’a pas été exempt de tout

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