Législatives au Bénin : Silence des organisations féminines sur les candidatures des femmes

Législatives au Bénin : Silence des organisations féminines sur les candidatures des femmes

C’est aujourd’hui et pas demain que les organisations féminines doivent entamer le plaidoyer sur l’insertion des femmes sur les listes des candidatures en vue des élections législatives de 2019.

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Elles s’exposent à de sérieux désagréments si elles s’emploient à attendre la dernière minute. C’est une formule de sagesse bien connue : « celui veut aller loin, ménage sa monture ». Comme pour dire qu’on n’attend pas le dernier moment pour se mettre la pression de tout faire en peu de temps. Les élections législatives arrivent à grand pas. Elles devront se tenir dans un an exactement, c’est à dire en mars 2019.

Ce temps peut sembler encore éloigné pour certains et court pour d’autres. Pour preuve, plusieurs formations politiques constituées ou en gestation sont déjà en précampagne. C’est dire que les choses ont déjà commencé. Pourtant, c’est le silence et l’absence qui sont observés du côté des organisations féminines qui réclament la présence des femmes en nombre considérable dans les sphères de prises de décisions, à l’instar de l’Assemblée nationale. C’est maintenant que ces organisations féminines devraient se mettent en branle pour reprendre la traditionnelle mission de négociation de l’insertion des femmes sur les listes de candidatures des différents partis politiques.

Aller au charbon dès maintenant

En débutant tôt ces pourparlers, ces organisations se donneraient plus de chance d’être entendues par les partis politiques et coalition des partis engagés dans la compétition. C’est maintenant que ces mouvements devraient investir l’arène politique pour faire entendre leurs voix. La revendication d’un pourcentage de présence féminine sur les listes des candidatures doit commencer dès à présent. Question de faire comprendre aux partis ou aux coalitions de partis que les femmes ne voteront pas des listes sur lesquelles elles ne sont pas par exemple représentées à hauteur de 30% au moins. C’est dès maintenant que les organisations féminines devraient entamer des tournées sur l’ensemble du territoire pour appeler les femmes à s’inscrire pour celles qui ne l’ont pas encore fait.

Les députés du Bmp qui ont le contrôle des opérations à l’Assemblée nationale ont au moins rassuré l’opinion qu’ils vont se rattraper en désignant les membres du Cos-Lépi en juillet 2018. C’est dire que ce Cos-Lépi pourra relancer les opérations de refontes et d’actualisation du fichier électoral. Dans ce genre de démarche, il faudrait que les femmes démontrent qu’elles sont inscrites en nombre considérable sur les listes électorales.En appelant les femmes à s’inscrire massivement, les organisations féminines doivent leur expliquer que c’est pour constituer un capital électoral nécessaire devant leur permettre d’obtenir des places conséquentes sur les listes de candidatures. Ces actions de plaidoyer des femmes pourront aussi trouver un écho favorable auprès de la législature actuelle qui a organisé un séminaire sur la participation des femmes dans les sphères de prise de décisions.

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La première dame, Claudine Talon qui y avait pris part, avait plaidé pour l’adoption d’un taux d’au moins 30% de femmes sur des listes de candidatures. Un plaidoyer que l’actuel président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji avait promis d’appuyer. Mais ces discours politiques sont souvent cosmétiques. Donc si n’y a pas des actions de la part des femmes pour leur rappeler leurs promesses et leurs engagements, il sera possible que moins de 10 femmes soient présentes à la prochaine législature.ce qui serait alors insignifiant, dérisoire et injuste à l’endroit des femmes.

C’est donc le moment pour ces organisations d’entamer ces plaidoyers, de constituer des groupes de pressions pour tenir à temps toutes les formations politiques. Comment ne pas remarquer que les débats sur la réorganisation des partis politiques,se tiennent depuis peu, on y parle de tout, sauf du pourcentage à accorder aux femmes sur la constitution des listes de candidatures. C’est dire que les femmes risqueraient de n’avoir que leurs bouches pour se lamenter si elles continuent de rester à l’étroit et de laisser les hommes leur accorder des broutilles

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