Réglementation de la circulation des camions à Cotonou : L’arrêté de Toboula qui sème la confusion

Réglementation de la circulation des camions à Cotonou : L’arrêté de Toboula qui sème la confusion

Les conducteurs de camions ont vécu une journée difficile hier mercredi 21 mars 2018 dans la ville de Cotonou. A l’origine, des arrestations du commis

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Les conducteurs de camions ont vécu une journée difficile hier mercredi 21 mars 2018 dans la ville de Cotonou. A l’origine, des arrestations du commissariat de Fidjrossè, sur la base d’un arrêté du préfet du département du Littoral en date du 8 mars 2018, interdisant la circulation aux camions sur certains axes routiers de son territoire de compétence.

Dix camions dont deux citernes, un camion berne six roues chargé de ciments et autres, ont été arraisonnés par les éléments du commissariat de Fidjrossè hier mercredi 21 mars 2018, au niveau du carrefour Cica Toyota. Ils ont été conduits sur le champ au commissariat, en application de l’arrêté préfectoral n°8/0047/Dep-Lit/Sg/Scad/Sa, du département du Littoral. Cet arrêté du préfet Modeste Toboula, interdit la circulation des camions sur certains axes routiers. Il s’agit en l’occurrence des axes : Carrefour Cica Toyota – carrefour ‘’Trois banques’’ dans le département du Littoral. Dans ses arguments, l’arrêté fait remarquer les nombreux cas d’accidents et de pannes survenus sur l’axe, où se trouvent les services essentiels comme la Présidence de la République et le Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga.

L’arrêté qui crée la confusion…

L’article 1er dispose : « Est et demeure interdite, la circulation des camions gros porteurs et assimilés sur l’axe carrefour Cica Toyota – carrefour ‘’Trois banques’’, dans le département du Littoral ». Cette disposition de l’arrêté préfectoral est différente de l’une de ses mesures prises courant août 2016, relatives aux heures de circulation des camions dans la ville de Cotonou. Invité sur la télévision nationale, le préfet Modeste Toboula avait martelé que les camions ne peuvent circuler les matins qu’entre 9h et 12h, le soir entre 16h et 18 et la nuit entre 22h et 06h du matin. Cette mesure du préfet

faut-il le remarquer, n’a aucun lien avec les dispositions de l’arrêté interministériel 2008 n°051 du 26 mai 2008, portant réglementation de la circulation des véhicules gros porteurs et assimilés, qui interdit toute circulation de gros porteur dans la ville de Cotonou entre 06h30 et 09h30, et entre 18h et 20h, notamment sur les grands axes routiers de Cotonou et les tronçons Akassato-Cotonou, Cococodji-Cotonou et Porto-Novo-Cotonou.

Aux environs de dix huit heures quand nous nous sommes rapprochés des conducteurs au commissariat de Fidjrossè, ceux-ci ont confié : « Depuis 9h15 minutes, les camions sont arrêtés pour non respect de cet arrêté du préfet dont nous les acteurs ne sommes ni informés, ni sensibilisés. Le commissaire dit être sous les ordres du préfet Modeste Toboula et ne peut attendre que sa décision avant de donner l’amende à payer pour la libération des camions ». D’après le témoignage de l’un des agents d’une entreprise dont le camion est arraisonné, le commissaire aurait notifié que c’est sur la base de l’arrêté du préfet année 2018 n°8/0047/Dep-Lit/Sg/Scad/Sa portant interdiction de circulation des camions gros porteurs et assimilés sur l’axe carrefour Cica Toyota-carrefour ‘’Trois banques’’ dans le département du Littoral, que les camions sont convoyés au commissariat.

Il a toutefois reconnu la décision antérieure du préfet, fixant les heures de pointe auxquelles les camions ne doivent pas circuler dans la ville de Cotonou. Les conducteurs aussi le reconnaissent et soutiennent qu’ils l’appliquent à la lettre. Mais qu’ils sont étonnés qu’un autre arrêté soit pris par le préfet qui leur interdit carrément la circulation sur des axes, sans indiquer l’heure de la circulation. Exaspérés, ils ne savent pas à quel saint se vouer. Mieux, ils estiment que leur journée a été perdue avec cet arrêté qui crée la confusion. Les éléments de la police républicaine présents ce soir-là, ont eux préféré garder silence sous prétexte que c’est le commissaire seul qui est habilité à renseigner sur la situation

Commentaires

Commentaires du site 2
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    OLLA OUMAR Il y a 8 mois

    Toboula est plus au service de talon , que des cotonois ; pas étonnant qu’il l’appelle mon Bulldog 😂😂😂

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    Gbegamey900 Il y a 8 mois

    Bravo toboula! Des mesures en vigueur dans les pays occidentaux depuis 50 ans. C’est 1 enfer de circuler de calavi à cotonou ou l’inverse aux heures de pointe quand ces camions polluant sans système de freinage ni de clignotant…Bravo