Dans quelques jours, le Gouvernement et l’Assemblée nationale désigneront leurs représentants pour le compte de la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle.

Du côté des députés, les choses s’annoncent compliquées surtout que les sept membres du bureau, n’étant pas de la même obédience politique, choisiront par vote ou par consensus leurs mandants.

La désignation des représentants du Parlement à la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle divise les sept membres du bureau de Me Adrien Houngbédji. Elle se complique davantage par la détermination du Chef de l’Etat à contrôler la future Haute juridiction. Bien qu’ils appartiennent tous au Bloc de la majorité présidentielle (Bmp) soutenant l’action du Gouvernement du Président Patrice Talon, ils n’apprécient pas les choses de la même manière. Il y en a qui sont prêts à soutenir aveuglement le Chef de l’Etat. On les appelle les fanatiques de Talon. On indique que ceux-ci sont même dans la logique de valider les noms des personnalités que le Gouvernement leur imposerait dans le compte des quatre représentants de l’Assemblée nationale à la Cour constitutionnelle. Dans ce cas, on indexe le deuxième Secrétaire parlementaire, Dakpè Sossou qui tient ces derniers des propos regrettables dans les médias sous prétexte qu’il soutient le Pouvoir en place. En dehors de lui, on parle de Boniface Yéhouétomè, deuxième questeur de l’Assemblée nationale. Il est de l’aile dissidente de la Renaissance du Bénin. Transhumant, il a besoin de s’aplanir au Chef de l’Etat pour avoir la bénédiction du régime de la Rupture pour tenter d’écraser les Soglo. Il fera à coup sûr le jeu de Talon. A l’opposé, il y a ceux qui résistent au Gouvernement, car il faut laisser l’Assemblée nationale jouir de ses prérogatives. En effet, le président du Parlement, Me Adrien Houngbédji, refuse toute injonction de Patrice Talon dans la désignation des représentants du Parlement à Cour constitutionnelle. Selon les informations, son premier vice-président, Eric Houndété, est dans la même dynamique que lui. Donc, il y a quatre radicaux dont deux soutiennent le régime de la Rupture dans ce dossier.

Indécis

Mais, on constate qu’il y a trois membres du bureau de l’Assemblée nationale dont les positions ne sont pas claires. Le deuxième vice-président, Robert Gbian, est insaisissable. Acteur politique et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle acceptera-t-il de laisser le contrôle de la Cour au Président Patrice Talon ? Aura-t-il peur de l’affaire avion présidentiel pour

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se sacrifier ? Voilà autant d’interrogations qui animent les esprits. Le premier questeur, Valentin Houdé, est presque dans la même situation à la seule différence qu’il est très imprévisible dans ses prises de positions. Autant opposant, autant mouvancier. Enfin, il y a la première Secrétaire parlementaire, Sofiatou Schanou. Elle avait voté contre la révision de la Constitutionnelle avant de virer dans le Bloc de la majorité présidentielle. Etant issue d’une famille d’hommes d’affaires de Porto-Novo, elle aura du mal à tenir devant les promesses mielleuses du régime de la Rupture.

Dans ces schémas, les tractations pour la désignation des représentants de l’Assemblée nationale pour le compte de la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle ne seront pas aisées, surtout que les adversaires du Pouvoir de la Rupture ne resteront pas les bras croisés. Si le Chef de l’Etat arrive à mettre sous ses bottes cette institution, les risques de vassalisation de la démocratie béninoise seront élevés. Par exemple, la loi portant suppression du droit de grève aux travailleurs pourrait retenir sur tapis. Ainsi, c’est le moment plus que de veiller au grain en invitant les uns et les autres au respect des prérogatives de chaque institution.

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11 Commentaires

  1. Il y a un danger reel pour la democratie…
    Lesruptu***s n’attendent que la mise en place d’une cour aux ordres pour revenir a l’assaut du droit de greve et remettre leur constitution kpayo sur la place publique…
    Mais qu’ils sachent que lorsque toutes les avenues sont bloquees, ca explose…

  2. D’une manière ou d’une autre Talon sera dégagé en Cours du Mandat. Car ce sera trop Beau s’il pouvait ainsi Controller l’assemblée nationale, la Cour constitutionnelle pour s’ériger en roi soleil: “l’Etat C’est moi” à la tête du Bénin. Ce sra la fin des acqui de la conférence nationale. Il est clair que la constitution Nous invite à faire échouer un tel Président et même en Cours du Mandat.

  3. J’ai une question. Pour la désignation, tous ceux qui sont intéressés déposent leur dossier comme candidat ? En disant, j’ai l’honneur… Merci de me répondre

  4. Le benin est foutu , si le droit pur pour La Défense de notre constitution , nos libertés par la cour constitutionnelle, doit laisser place à la politique avilissante et dictatoriale , faite de ruse et de rage de talon .
    Restera pour le peuple , si par malheur sans est le cas , l’article 66 de la constitution , c’est à dire la résistance , la désobéissance civile jusqu’à ce que talon dégage 

    • De toute les façons ces traîtres ne seront à l’assemblée, aux prochaines législatures, on les connaît, ils sont tous démasqués
      Ils ne vont plus représenter même une fourmis ou une mouche, c’est terminer pour eux, ils sont maudits par les manes et nos ancêtres: Les Behanzins, bio guerra, kaba.

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