Bénin : 1ère édition de la journée internationale du vivre-ensemble dans la paix

Bénin : 1ère édition de la journée internationale du vivre-ensemble dans la paix

Sur initiative de l’Association internationale Soufie Alawiyya, ‘’Aisa’’, avec l’appui du Wanep, la 1ère édition de la journée internationale du vivre-ensemble dans la paix, ‘’Jivep’’, a été célébrée hier mercredi 16 mai 2018, dans la salle de conférence de l’Isba à Cotonou, autour d’une conférence sur la question du vivre-ensemble dans la paix.

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Il résulte des exposés que le vivre-ensemble dans la paix, requiert non seulement des éléments matériels pour être à l’abri de l’insécurité multiforme, mais a aussi une exigence d’ordre psychologique à travers le développement de la tolérance, de l’acceptation de la différence et de l’altruisme.

Quatre conférenciers se sont chargés de développer le thème de cette première journée, chacun avec son aspect. Dr Cyriaque Edon, enseignant chercheur à l’université d’Abomey-Calavi, a lié le vivre-ensemble dans la paix avec les objectifs du développement durable, Odd. Pour Dr Edon, la réalisation des Odd constitue un gage de bien-être pour l’ensemble des populations dans les Etats en développement comme le Bénin. Ceci, pour juguler les questions de changement climatique, de crises sociales et de répartition des richesses dans les Etats. C’est pour cela que les Odd présentent un caractère universel, puisqu’ils constituent un chronogramme et un plan d’amélioration des conditions de vie des populations.

Les Odd prennent donc en compte les valeurs de justice, de dignité, de prospérité économique, de conservation de l’être humain, etc. Pour André Félix Sossou, du Pnud, la question du vivre-ensemble dans la paix fait naitre une thématique : celle de la sécurité humaine comme le fait de protéger des individus pour les mettre à l’abri du danger.

Et pour ce faire, il faudrait déployer des efforts sur plusieurs champs d’intervention. Selon le cadre du Pnud, il faut garantir aux individus : la sécurité économique, la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire, la sécurité de l’emploi, la sécurité physique, etc. Pour garantir la sécurité humaine dans un Etat, Félix Sossou postule que les citoyens fassent leurs devoirs vis-à-vis de l’Etat, et l’Etat aussi les siens. Il a indiqué que c’est à l’Etat qu’il revient de garantir aux citoyens cette sécurité humaine. Il a rapporté que pour le cas du Bénin, le Pnud a engagé une étude auprès des ménages sur l’ensemble du territoire, pour comprendre les éléments qui peuvent constituer pour des citoyens des entraves à leur épanouissement, synonyme de cette sécurité humaine. Il recommande donc que les Ong, Osc ainsi que le gouvernement, s’approprient cette étude. Ceci, pour une résolution automatique des questions de sécurité humaine et de vivre-ensemble.

Pr Albert Gandonou, universitaire et surtout président de l’association chrétiens pour changer le monde, Acm, est revenu sur l’interpénétration des cultures. Il a développé la notion de tolérance et de l’acceptation de la différence. Il a dit que si son association admet les croyants de toutes les confessions religieuses, l’Acm regarde avec beaucoup de considération, les non-croyants et même les athées. Il a donc appelé les participants à la culture du dialogue et de la considération des autres malgré leurs différences. C’est sur ces principes que s’est aussi appesanti, Blandine Ehoumè, de l’association des femmes chrétiennes…

Au cours des échanges avec les participants, les notions de tolérance ont été questionnées autant que celle de la paix. En substance, Dr Saliou Yatondji a expliqué que la paix n’est pas seulement un comportement, mais un élan du cœur que chaque être humain ressent et qui le rassure de sa quiétude. Le modérateur Expédit Ologun, a non seulement bien mené les débats, mais aussi contribué à travers des exemples concrets, démontré des cas d’acceptation de la différence dans le vivre-ensemble

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