Mafia dans les prisons du Bénin : Médard Koudébi parle des différentes taxes imposées aux détenus

Mafia dans les prisons du Bénin : Médard Koudébi parle des différentes taxes imposées aux détenus

Dans un post sur son compte Facebook, le président de l’Ong Bénin Diaspora Assistance parle des différents tarifs en vigueur dans les prisons du Bénin.

Grève générale : Une journée sans vie dans l’administration et les établissements

A en croire Médard Koudébi, un détenu béninois doit réunir une somme de 20 000 Francs CFA avant de bénéficier d’un matelas pour passer ses nuits. S’il veut occuper le premier niveau des lits à étagères, il doit débourser 65 000 Francs CFA. Le second niveau plus proche du sol coûte 45 000 FCFA  .Pour poser le matelas à même le sol, le prisonnier doit s’acquitter d’une taxe de  20 000 FCFA selon Médard Koudébi.

« A défaut de ces différents  tarifs, le prisonnier qui dort dans les mêmes entrepôts qui font office de bâtiment de détention aura l’obligation de faire le balayage au réveil de tout le bâtiment, le lavage des toilettes, le nettoyage des douches communes  et doit être la dernière personne à se doucher après ses corvées et après la douche de ceux qui ont payé » renseigne le post de Médard Koudébi. L’argent est reversé aux détenus responsabilisés par les régisseurs de prison pour cette tâche.

Ce que les prisonniers payent pour satisfaire leur libido

D’après Médard Koudébi, il y a souvent  une buvette interne à l’intérieur des pénitenciers. Elles sont gérées naturellement par des détenus. Leur objectif: favoriser les rencontres entre les détenus hommes et femmes. Quand le couple s’entend sur ce qu’il a à faire, il se rapproche du régisseur ou du gardien chef. Le tarif libido est de  50 000 FCFA la semaine. Il donne droit au couloir de satisfaction de libido. Ceux qui ne peuvent pas réunir cette somme peuvent payer 15 000 FCFA pour la journée. Le régisseur encaisse 10 000 FCFA, le gardien chef, 3 000 FCFA et le prisonnier  responsable du bâtiment : 2 000 FCFA. Le président de l’Ong Diaspora assistance a aussi évoqué les cas d’avortement constatés à la prison civile d’Abomey.

Par ailleurs,  dans la même prison, les détenus doivent régler un forfait de 30 000 Fcfa le mois pour avoir accès au téléphone. Dans la prison civile d’Abomey-Calavi par exemple,  « l’ancien régisseur, le capitaine Zoglobossou actuellement hors du Bénin et son gardien chef Dansou, ont installé un grand marché de chanvre » dans l’enceinte du pénitencier selon Médard Koudébi. Il indique que ce régisseur n’a  jamais été inquiété.

Commentaires

Commentaires du site 5
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    Soleil d'Afrique Il y a 7 mois

    Voilà du travail pour les réformateurs qui “luttent” contre la corruption au Bénin.

    Ceci est même plus qu’une corruption; C’est un crime. Ces régisseurs proxénètes doivent cesser leurs crimes proxénètes ne sont-ils pas payés par la fonction publique?

     

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    on attend la réaction des autorités. Ces pratiques scélérates sont à sanctionner

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    Vanilleverte Il y a 7 mois

    Je pense que ce n’est pas de cette maniere que les prisonniers vont se reconstruire. Je souhaiterai que des ateliers de formation (menuiserie, plomberie, vannerie, bibliotheque, et autres) puissent etre installes et formes les detenus pour leur reinsertion a leur sortie. Les produits seront vendus pour l’entretien de leur cadre de vie. Le menage doit etre par tour. Ou est ce que les prisonniers indigents vont trouver de l’argent pour payer les services? Et aussi qu’on leur laisse un service de sante avec du personnel competent pour assurer leur bien etre.

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    OLLA OUMAR Il y a 7 mois

    il doit avoir un peu de agadjavi dans l’âme et la pratique de ces régisseurs

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    C’est ahurissant..! Ce pays était devenu de la *****..! J’espère que les autorités prendront leur responsabilité maintenant..!