Tensions à Ouidah : Les populations crient leur ras-le-bol

Tensions à Ouidah : Les populations crient leur ras-le-bol

Les populations du village de Hio-Vinawa de l’arrondissement d’Avlékété dans la commune de Ouidah, sont en colère. Elles dénoncent le coefficient d

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Les populations du village de Hio-Vinawa de l’arrondissement d’Avlékété dans la commune de Ouidah, sont en colère.

Elles dénoncent le coefficient de réduction de 37% appliqué par la mairie, dans le cadre du lotissement, et les manœuvres de détournement de leurs parcelles au profit de certains individus inconnus de leur milieu.

Des manifestations populaires s’organisent quotidiennement contre la mairie de Ouidah, au village de Hio-Vinawa dans l’arrondissement d’Avlékété. Depuis mardi dernier, femmes, hommes et enfants marchent, branchages en main, et tiennent des réunions publiques contre la manière dont l’administration communale dirigée par le maire de Ouidah, Célestine Adjanohoun, veut opérer les travaux de lotissement. Tout d’abord, les populations dénoncent l’application des 37% du taux de réduction retenu par la mairie, dans le cadre du lotissement annoncé dans leur village.

Elles soutiennent que cette décision est une violation du nouveau code foncier en République du Bénin, qui ne prévoit au plus que 25% de réduction. En effet, le président de l’association des acquéreurs, Séraphin Adjomayi, et le chef/village de Hio-Vinawa Léon Agbokpanzo, soutiennent que la loi doit être respectée, car la commune de Ouidah ne peut pas faire exception aux textes en vigueur.

« Personne n’acceptera les 37% de taux de réduction de nos parcelles. Nous avons écrit au préfet et à toutes les autorités compétentes pour dénoncer le maire, qui malgré nos plaintes, veut opérer un passage en force… », ont dénoncé les deux meneurs. En dehors de cela, la rétrocession des parcelles dans le cadre du lotissement des villages d’Adounko et d’Akadjamè, dont le montant est de 650.000f, est la goûte d’eau qui a fait déborder le vase. «Il n’y a pas encore de travaux de lotissement à Hio-Vinawa. Mais, avec des numéros d’attribution, ceux d’Akadjamè viennent réclamer des parcelles chez nous. Tu peux être chez toi et quelqu’un viendra te dire que tu es sur sa parcelle… », dénonce Léon Agbokpanzo. La tension continue de monter sur le terrain avec des slogans hostiles au maire de Ouidah, qui selon les populations, ne privilégie pas le dialogue.

Face à l’ampleur de la crise, le chef service-affaires domaniales de la mairie de Ouidah, Aristide Zounchégbé, joint au téléphone, a exprimé sa désolation. Par rapport à la polémique autour des 37% de taux de réduction, il a fait savoir que le lotissement en cours date de 2001 et le village de Hio-Vinawa y était inclus. Ce faisant, il a expliqué que c’est l’ancien coefficient de réduction qui est en train d’être appliqué. Concernant la tension autour de la rétrocession des parcelles de certains individus qui se retrouvent à Hio-Vinawa, Aristide Zounchégbé a indiqué que c’est juste une affaire de limite administrative entre les arrondissements de Pahou et d’Avlékété. Selon lui, les populations de Hio-Vinawa se réclament d’Avlékété, alors qu’elles sont de Pahou. « Ce village est en réalité un prolongement d’Akadjamè. Il faut avancer les travaux de lotissement pour bénéficier des infrastructures du gouvernement. Nous devons aller au développement. J’invite les protestataires à savoir raison garder… », a-t-il souligné. En somme, les populations sont déterminées à aller plus loin dans leurs dénonciations

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