RDC : un général proche de Kabila dans la tourmente

RDC : un général proche de Kabila dans la tourmenteGabriel Amisi, Photo Reuters

En RDC, le général Gabriel Amisi, proche de Kabila, se retrouve dans la tourmente. En effet, ce dernier est accusé par Greenpeace de ne pas respecter le moratoire sur la préservation de l'environnement signé par le président en personne.

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En RDC, un proche du président Kabila est actuellement dans la tourmente, pointé du doigt par Greenpeace notamment qui estime que ce dernier ne respecte pas le moratoire signé par la République démocratique du Congo afin de lutter contre le réchauffement climatique. Dans les faits, l’actuel chef d’état-major des FARDC, le général Gabriel Amisi, est le président-directeur de la société Maniema Union 2. Cette société, dirigée par sa femme, s’est vu attribuer deux nouvelles concessions situées dans les territoires de Bikoro et de Boende, à l’ouest du pays.

“Des accusations infondées”

Des accusations infondées selon le ministère de l’Environnement qui explique notamment que l’attribution de ces deux concessions à la société Maniema Union 2, appartenant anciennement à d’autres concessionnaires qui n’ont pas respecté leurs droits et devoirs, respecte les règles de la déontologie. Une aberration selon l’ONG qui lutte en faveur du respect des droits de la terre, qui estime que cette attribution est contraire à l’article 23 du moratoire signé par la RDC, article qui suspend l’acquisition au droit d’exploitation d’anciens titres. Résultat, le gouvernement n’a aucunement le droit d’offrir d’anciens titres à de nouveaux acquéreurs.

Cinq autres attributions encore en route

Une situation qui n’est finalement pas si inédite. En effet, trois autres concessions ont été réattribuées par le gouvernement à des sociétés du même type, employant le plus souvent, des salariés chinois. Il semblerait d’ailleurs que cette procédure soit également en route pour cinq autres exploitations, ce qui a le don d’agacer certains citoyens, dont Blaise Mango, président de la synergie de la société civile de la Grande Équateur, qui appelle au départ du général Amisi, l’accusant de « violation flagrante » du décret signé par le président Kabila.

Si cette affaire semble être sur le point de se régler de manière diplomatique, des échauffourées ont tout de même éclaté le jeudi 9 août dernier, lorsque des ouvriers chinois de la Maniema Union 2 et des citoyens de la ville de Nsamba en sont venus aux mains. Le bilan lui, est dramatique, puisque deux personnes sont décédées tandis que sept ont été blessées. Selon certaines informations, les mauvais traitements infligés par le personnel de la société ainsi que l’absence de compensations prévues en faveur de la population ont été les éléments déclencheurs de cette rixe.

Commentaires

Commentaires du site 3
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    Tchite' Il y a 2 mois

    Ce n’est qu’en Afrique que ces organisations ont de force. Ailleurs, meme chez eux en Europe et aux USA de Trump, elles sont purement et simplement ignorees.

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      GbetoMagnon Il y a 2 mois

      Non ! c’est faux.
      Que ce soit sur les centrales nucléaires en France, la chasse à la baleine contre le japon, La pêche au Canada, les marées noires (pétrole) aux USA, Greenpeace a une influence énorme à long, voire à court terme sur les sociétés des pays dans lesquels cette ONG opère.