Au Brésil, la “disqualification” de Lula à la prochaine présidentielle, a totalement redistribué les cartes. Résultat, c’est l’extrême droite qui semble tenir la corde.Au Brésil, les prochaines élections présidentielles viennent de connaître un sacré retournement de situation. En effet, Luiz Inacio Lula da Silva, dit Lula, est officiellement hors course. Intouchable dans les sondages puisque crédité à hauteur de 39 % des intentions de vote, ce dernier ne pourra finalement pas se présenter puisque les juges du TSE, le Tribunal supérieur électoral, ont décidé d’appliquer la loi appelée “ficha limpa”, loi interdisant à toute personne condamnée en appel de se présenter à une élection.

Résultat, Lula a donc été remplacé au pied levé par Fernando Haddad, ancien maire de Sao Paulo et colistier de l’ancien président brésilien. Problème ? Si Haddad s’est préparé depuis plusieurs jours à succéder à Lula, force est de constater qu’il connaît toutes les peines du monde à fédérer, rassembler puisqu’il ne serait crédité que de 4 % des intentions de vote… Loin derrière le nouveau favori de ces élections, Jair Bolsonaro, le chef de file de l’extrême droite et qualifié de « Trump » brésilien.

Crédité de 19 % des intentions de vote, Bolsonaro serait ensuite suivi de Marina Silva, leader écologiste. Une seconde place intéressante qui prouve que le Brésil semble avoir compris l’intérêt des enjeux écologiques. Problème, l’ancienne ministre de l’Environnement peine à dépasser la barre des 10 %. Une élection ouverte donc et dont les cartes ont été totalement rabattues. 

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