Présidentielles au Sénégal : Karim Wade ne lâche pas l’affaire

Présidentielles au Sénégal : Karim Wade ne lâche pas l’affaire

Karim Wade maintient mordicus sa volonté de briguer la magistrature suprême de son pays , nonobstant le rejet de son pourvoi en cassation par la Cour suprême de sa radiation des listes électorales par l'actuel gouvernement de Macky Sall.

Sénégal : le maire de Dakar condamné et définitivement privé de présidentielles

Karim Meïssa Wade, fils de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade, fut le dauphin désigné pour succéder à son père à la présidence. Incarcéré début 2014 pour enrichissement illicite et détournements de fonds, il est condamné à six ans de prison ferme. Il a été, dans la nuit du 24 juin 2016, gracié par  Macky Sall, président de la République sénégalaise, par décret n° 2016-880, après trente-huit mois passés sous les verrous.

Puis, Karim Wade parti en exil au Qatar. Même après ses condamnations et son départ en exil, Karim Wade est tête de liste du PDS, le parti de son père, pour l’élection présidentielle de  Février 2019. Or une modification du Code électoral, en juin 2018, oblige désormais les candidats à être préalablement inscrits sur les listes électorales.

Le 2 juillet, le ministère de l’Intérieur, rejette sa demande d’inscription invoquant des dispositions du  même code électoral privant de droits civiques toute personne condamnée à plus de cinq ans de prison. La cour Suprême saisie, rejette le 30 Août, son pourvoi et compromets définitivement ses chances de pourvoir se présenter. Oumar Sarr, numéro 2 du PDS, Parti influent au Sénégal, dit vouloir “mobiliser le peuple” car Karim Wade restera malgré tout le candidat du Parti.

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