Pollution sonore au Bénin : Le préfet Christophe Mègbédji siffle la fin de la pagaille dans le Couffo

Pollution sonore au Bénin : Le préfet Christophe Mègbédji siffle la fin de la pagaille dans le Couffo

La première autorité du département du Couffo entame la lutte contre la pollution sonore dans sa localité. Christophe Mègbédji a fait sorti, vendredi 26 Octobre 2018, un communiqué radiodiffusé invitant les populations du Couffo à respecter les tranches horaires indiquées pour l’émission du bruit sous peine d’amende et d’emprisonnement.

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« Tout citoyen béninois a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable et a le devoir de le protéger », c’est sur cet article N° 27 de la constitution béninoise que s’est entre autres basé le préfet du Couffo, Christophe Mègbédji, pour rappeler à ces administrés que l’émission du bruit est réglementé au Bénin et son non-respect puni également par la loi. L’autorité dont l’objectif est de lutter contre la pollution sonore dans son département, a, à cet effet, invité les populations à respecter les tranches horaires pendant lesquelles l’émission du bruit est autorisée.

Des tranches horaires que Christophe Mègbédji n’a pas manqué de rappeler aux habitants par le biais d’un communiqué daté du vendredi 26 Octobre 2018

Des tranches horaires pour émettre du bruit et des sanctions en cas de récidive

L’émission du bruit par les ateliers (moulins, scieries, forges), les discothèques, les lieux de cultes, les véhicules et autres sources de publicité et toutes autres formes de communication en zone d’habitation, les lieux de cultes inclus est interdite de 13 heures à 15 heures et de 22 heures à 6 heures pendant les jours ouvrables, a indiqué le communiqué du préfet. Pendant les jours de repos, il est interdit d’émettre du bruit de 6 heures à 10 heures et de 20 heures à 6 heures.

« En cas de récidive, outre l’amende, une peine d’emprisonnement de dix (10) à trente (30) jours, pourra être prononcée par le tribunal », a aussi précisé le communiqué. La direction départementale de la police républicaine, la police environnementale, la police sanitaire ainsi que les maires du département ont été chargés de veiller à l’application effective et au respect de cette prescription.

Commentaires

Commentaires du site 2
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    Le Patriote Il y a 3 semaines

    Une décision utile, pertinente et hautement responsable.

    Deuxième décision du préfet que je trouve fondamentale au développement humain. Malgré que je crois fermement que seules les autorités locales peuvent prendre les mesures nécessaires qui répondent aux exigences de leurs administrés, je reste perplexe face à l’absence parfois des décisions ministérielles ou gouvernementales afin d’assurer une éducation civique qui vaut la peine.

    Malheureusement les pollutions sonores ne proviennent pas seulement des cas cités dans ce communiqué. Bien que dans le Couffo on peut se limiter à ces cas, dans des nos grandes villes la pollution sonore constitue un véritable casse-tête pour les citoyens. Aussi ces mesures ne peuvent-elles malheureusement pas résoudre efficacement le problème et participer au développement humain surtout à l’émancipation de nos concitoyens si tous les aspects du problèmes ne sont pas pris en compte.

    Une décision qui reste quand même indispensable car elle se trouve être au moins l’une des solutions réalistes et acceptables pour le département.

    (J’ai l’impression qu’une décision du genre avait été prise, décision préfectorale ou municipale, mais qu’on a jamais atteint les objectifs. Si tel est le cas, j’espère que les leçons de ces différents échecs ont été pris en compte cette fois-ci. Sans quoi cette décision serait entièrement inutile étant donné que les mentalités ont très peu changé depuis lors.)

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    marcel houndegla Il y a 3 semaines

    ah bon,? mais je suis pasteur moi