En France, l’ancien chef de l’Etat François Hollande a mis en garde contre l’arrivée possible au pouvoir de menace à la démocratie. Selon lui, l’exemple américain ne laisse rien présager de bon.François Hollande met en garde. En effet, l’ancien chef de la République française n’a pas hésité à qualifier les élections de Trump ou encore de Bolsonaro au Brésil de « moment très grave pour la démocratie ». Selon lui, la vague populiste qui déferle actuellement sur les gouvernements du monde entier ne laisse rien présager de bon pour l’avenir.

Hollande prévient, la France peut, elle aussi, être touchée

À l’occasion d’un débat intitulé Politikos, tenu à Rennes, l’ancien président a d’ailleurs assuré que la France n’était pas à l’abri d’un tel chavirement politique. Selon lui, les extrêmes et notamment l’extrême droite, adepte du dégagisme et de la proximité avec le peuple, peuvent tout à fait accéder au pouvoir. La faute aux institutions qui, aujourd’hui, favorisent l’arrivée au pouvoir de personnalités qui n’ont rien à voir avec le paysage politique traditionnel : “Qui aurait pu penser qu’un milliardaire américain n’ayant jamais exercé la moindre fonction publique, le moindre mandat au Congrès puisse devenir le président des États-Unis ?“.

Les partis politiques, principaux responsables ?

De son côté, l’ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, estime que la France n’évitera l’arrivée au pouvoir d’un représentant des extrêmes que via la mise en place de partis politiques qui incarnent les Français et leurs espérances. Aujourd’hui, ni la gauche, ni la droite ne semblent en mesure d’offrir un réel discours d’alternatives et c’est bien ce qui semble faire peur à certains. La raison ? Une personnalité peut alors se mettre au-dessus des partis traditionnels et marcher sur les décombres de la politique politicienne, en offrant un discours providentiel.

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