Le procès en appel des grossistes répartiteurs de médicaments a repris ce matin à la Cour d’appel de Cotonou. Après les plaidoiries des avocats de la défense, le ministère public a requis 48 mois de prison dont 24 ferme contre les prévenus. Les grossistes répartiteurs de nouveau à la barre ce mardi 13 novembre 2018. Au  cours de l’audience présidée par Hubert Arsène Dadjo, les avocats de la défense ont  plaidé pour l’annulation de la procédure,  parce que selon eux, les droits de la défense ont été violés. Le ministère public s’est trompé sur toute  la ligne ont-ils indiqué. Pour se justifier ils ont cité la loi 07-21 du 16 octobre 2007 portant protection du consommateur. Un texte  sur lequel le ministère public se s’est basé pour  accabler leur clients alors que ses décrets d’application  n’ont jamais  été  pris.

A la  suite des avocats  de la défense, les avocats de  l’Etat ont pris la  parole  pour demander la confirmation du jugement en première instance rappelant l’appel de la fondation Jacques Chirac contre les faux médicaments, en 2009 à Cotonou.Le ministère  public représenté par Pierre Dassoundo Ahifon , a à son  tour reconnu les failles de l’Etat  dans le système de distribution des médicaments au Bénin. Il a demandé au président de la Cour de laisser tomber  la décision en première instance et de condamner les prévenus pour complicité d’exercice illégal en pharmacie avec le député Atao Hinnouho. Il requiert 48 mois de prison contre les mis en cause dont 24 ferme et 100 millions de FCFA d’amende solidaire pour les dommages causés à l’Etat béninois  et aux populations victimes des faux médicaments.

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