Washington met en garde la Syrie et porte des accusations grave sur la Damas et Moscou.Une accusation qui devrait faire du bruit. En effet, Washington a accusé ce vendredi, Moscou et Damas d’avoir tout tenté afin d’annuler le cessez-le-feu en vigueur dans la province d’Idleb, en Syrie, en créant la rumeur d’une attaque chimique dans la ville d’Alep, attaquée proférée par « des groupes de l’opposition ».

Washington accuse la Syrie et la Russie d’avoir voulu annuler le cessez-le-feu

Au contraire, selon les informations dont dispose Washington, ce sera le régime de Bachar al-Assad qui aurait mené ces attaques chimiques à l’encontre des populations civiles, le 24 novembre dernier. L’objectif de cette mission était ainsi de faire croire à la communauté internationale que cette attaque avait ainsi été perpétré par les opposants au régime. Une réponse directe au Kremlin qui, par son ministère de la Défense, avait lui aussi soutenu la thèse d’une attaque menée par les forces rebelles. De leur côté, les médias syriens assurent que des centaines de personnes souffrent de troubles respiratoires.

Un mensonge selon Washington qui assure d’ailleurs être en possession de preuves tangibles susceptibles de mettre à mal la version des deux alliés. Souhaitant faire comprendre que la situation était prise très au sérieux, Washington a mis en garde la Russie et le régime al-Assad, assurant espérer que personne ne manipulera le site de l’attaque en question, avant les résultats de l’enquête menée par les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. De leur côté, les Russes ont réagi, estimant que ces accusations visaient simplement à faire en sorte de distraire le public des « crimes commis par l’aviation américaine dans l’est du pays ».

Une première attaque en avril 2017

Le 14 avril 2017 dernier, une attaque au gaz sarin avait déjà été menée du côté de Khan Cheikhoun, tuant plus de 80 personnes dont une trentaine d’enfants. Après enquête, les experts mandatés par l’ONU et l’OIAC ont convenu que celle-ci était due aux agissements du régime syrien. Des accusations balayées d’un revers de la main par la Russie qui a estimé que ces derniers n’avaient pas eu à disposition toutes les pièces et preuves.

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