Face à la possible inculpation de Carlos Ghosn, Renault a décidé de mettre la pression sur Nissan, invitant le constructeur japonais à tenir une Assemblée Générale extraordinaire.Renault commence à trembler. En effet, la probable inculpation de Carlos Ghosn pourrait directement remettre en cause l’alliance entre le constructeur français et le Japonais Nissan, dont Renault est le principal actionnaire. À ce titre, Thierry Bolloré, PDG par intérim du constructeur français, a demandé à son homologue japonais, Hiroto Saikawa, la tenue d’une AG extraordinaire afin d’évaluer le risque réel et la stratégie à adopter face à la situation actuelle.

Renault met la pression sur Nissan et son board

Soupçonné par la justice nippone d’avoir caché une partie de ses revenus, Carlos Ghosn est incarcéré depuis quelques semaines déjà. Cependant, outre le sort de l’homme, Renault se soucie également du sort de son partenaire, Nissan, cité comme étant une personne morale dans cette affaire. Résultat, les deux « associés » doivent travailler ensemble afin d’élaborer une nouvelle stratégie à adopter face au risque d’inculpation de Ghosn. Interrogé à ce sujet, Renault a confirmé avoir demandé la tenue d’une AG extraordinaire, se refusant toutefois à apporter plus de commentaires.

Pour rappel, Renault a sauvé Nissan de la faillite au début des années 2000, détenant aujourd’hui près de 43,4% du capital du constructeur japonais. Ces deux sociétés, forment avec Mitsubishi, une alliance qui domine assez largement les marchés, avec 10,6 millions de véhicules légers vendus en 2017. Véritable patron et clé de voûte de ce conglomérat, Carlos Ghosn a, depuis, été démis de ses fonctions par Nissan et Mitsubishi.

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