Le président égyptien en marge d’un rencontre avec l’UE sur la crise migratoire a profité d’une allocution publique à Charm-El-Cheikh pour rappeler aux migrants quelques règles de bienséance. Abdel Fattah al-Sissi s’exprimant lors d’un forum mondial de la jeunesse à Charm el-Cheikh, en Égypte, le chef de l’État a déclarait «Si vous allez dans un autre pays, vous devez respecter sa culture. Si non, n’y allez pas », en des propos rapportés par la presse internationale sur publication de l’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient, MEMRI.

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Le président égyptien signifiait ainsi à son auditoire qu’il ne devrait pas s’attendre à ce que l’Occident «ouvre ses portes» aux migrants qui refusent de s’intégrer.

Des migrants comme citoyens modèles

Pays le plus peuplé du monde arabe, avec une population estimée à 97 millions d’habitants, l’Égypte est également le plus grand fournisseur régional de main-d’œuvre migrante au Moyen-Orient. L’Égypte connaitrait selon les observateurs, des schémas d’émigration et d’immigration vastes et diversifiés, notamment un nombre important d’arrivées pour des raisons humanitaires.

Aussi Al Sissi rappelle t-il, «Vous exigez d’y aller avec votre culture que vous considérez comme non négociable. Vous dites: “C’est ce que nous sommes et vous devez nous accepter à cause des droits de l’homme”. Non ! Au passage, si vous vous rendez dans un pays en tant qu’invité, vous devez respecter scrupuleusement ses lois, ses coutumes, ses traditions et sa culture. Vous devez les respecter complètement ».

Droit d’asile oui, mais souveraineté d’abord

Puisque soutient-il, nos populations (africaines notamment) ne peuvent se « battre entre » elles dans leurs « propres pays », et attendre que « des pays qui travaillent jour et nuit à faire des progrès pour protéger leur population et maintenir un certain niveau de vie » leur ouvre les portes de leurs maisons jusque parce qu’elles le demande ou à cause du « droit de l’homme ».

Car pour le chef de l’état égyptien, si L’Europe dépense autant actuellement pour maintenir les migrants hors de leur espace, ce serait en vertu du droit de «chaque pays (…) de protéger son peuple et ses intérêts ».

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