Le choix du président Alpha Condé pour servir de facilitateur dans la crise togolaise ne semble arranger les choses. Les protagonistes continuent de se camper sur leur position pendant que l’opinion publique estime que le président Guinéen n’est pas la personne indiquée pour ce rôle. Le casting pour le choix du rôle de facilitateur dans la crise électorale au Togo aurait-il été mal fait ? A tout point de vue, oui pourraient répondre certains observateurs qui ne cachent pas leur avis très défavorable sur le choix du président Alpha Condé.

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“Rien ne va politiquement en Guinée. Pendant ce temps, le président est médiateur dans une autre crise politique au Togo. C’est un paradoxe assez insaisissable que les populations guinéennes n’arrivent pas à comprendre.” A affirmé le juriste et analyste politique Karamoko Mady Camara. L’opposition togolaise n’hésite pas à affirmer que le médiateur est juge et parti. Il serait de mèche avec le président Togolais. Ce qui expliquerait son silence par rapport aux récents mouvements d’opposition à quelques jours de la tenue de l’élection du 20 décembre prochain. Pour certains c’est inconcevable que la Cedeao n’ait pas condamné la répression des manifestations de l’opposition le week-end dernier.

A ce propos le général Francis Awagbè Béhanzin, a annoncé que « les autorités Togolaises ont mis sur pied une commission d’enquête pour faire la lumière sur les circonstances exactes de cette répression ».  Pour le commissaire de la Cédéao en charge des Affaires politiques de la Paix et de la Sécurité « Il y a une feuille de route que le sommet des chefs d’Etat a tracée. C’est sur la base de cette feuille de route que la commission de la Cédéao a apporté son appui au facilitateur. L’opposition a nommé ses membres à la Céni et l’Assemblée nationale a accepté. Mais, au moment de prêter serment, l’opposition a boycotté la prestation de serment ». Aussi estime-t-il que l’opposition est libre dans ses décisions.

L’épilogue de la crise togolaise n’est visiblement pas pour tout de suite. Car aucune des parties n’est prête à assouplir sa position. La campagne se poursuit. L’opposition boycotte les élections. Le médiateur est critiqué.

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2 Commentaires

  1. Quelle médiation calamiteuse!!! Il faut confier le dossier à un président anglophone ou lusophone. Avec Alpha Condé c’est plutôt du soutien au petit dictateur génétique. Ça rappelle les médiations de Compaoré dans le passé alors qu’il était un bourreau impitoyable de son propre peuple.
    Du cinéma de très mauvais goût.

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