Financement libyen : sept ans de prison requis contre Sarkozy en appel

Le parquet général a requis ce mercredi 13 mai sept ans d’emprisonnement, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité contre Nicolas Sarkozy devant la cour d’appel de Paris, dans le procès portant sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. La peine demandée est identique à celle réclamée par le Parquet national financier lors du procès de première instance, conclu en 2024.

Le trio d’avocats généraux a également requis six ans de prison et 100 000 euros d’amende contre Claude Guéant, ancien secrétaire général de l’Élysée, ainsi que quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis contre l’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux. Huit autres prévenus sont jugés dans cette procédure ouverte en 2013.

Une demande de condamnation élargie à la corruption

L’accusation a sollicité, entre lundi et mardi, une déclaration de culpabilité sur l’ensemble des chefs retenus contre l’ancien chef de l’État : association de malfaiteurs, corruption passive, financement illégal de campagne et recel de détournement de fonds publics libyens. En première instance, Sarkozy avait été reconnu coupable du seul chef d’association de malfaiteurs et relaxé des trois autres infractions.

L’avocat général Damien Brunet a estimé qu’un accord aurait été conclu entre l’ancien président et le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en vue d’un financement occulte de la campagne de 2007. Selon le parquet général, l’ex-chef de l’État aurait été « l’instigateur de rencontres avec des hauts dignitaires du régime libyen » organisées de manière occulte.

Un arrêt attendu fin novembre

Condamné à cinq ans de prison ferme en première instance avec mandat de dépôt à effet différé, Sarkozy a été incarcéré pendant trois semaines à la maison d’arrêt de la Santé à l’automne 2025, devenant le premier ancien président de la Ve République écroué. Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès en appel, ouvert il y a deux mois.

L’ancien chef de l’État, âgé de 71 ans, conteste l’intégralité des accusations. Les plaidoiries de la défense doivent se poursuivre dans les prochains jours. La cour d’appel de Paris rendra son arrêt le 30 novembre 2026.

1 réflexion au sujet de “Financement libyen : sept ans de prison requis contre Sarkozy en appel”

  1. « sept ans de prison requis contre Sarkozy »

    TRES BIEN … Macron, dès que tu perds ton immunité, tu sais ce qui t’attend

    Répondre

Laisser un commentaire